Soleil,
une référence en astrophysique
L'astrophysicien cherche les processus dominants puis
en ajoute d'autres, secondaires, jusqu'à reproduire
ses observations. Il doit être capable de ne pas s'égarer
à travers tous les possibles. Aujourd'hui, l'ensemble
du spectre électromagnétique est accessible grâce
à la mise sur orbite d'outils spatiaux, cela permet
de mettre en évidence les éjections de particules,
les vents, les rayons X et ultraviolets. Lancé en
1995, le satellite SOHO
(Solar
and Heliospheric Observatory), collaboration
internationale entre l'Agence
spatiale européenne (ESA) et la National
Aeronautics and Space Administration (NASA),
est entièrement dédié à l'observation du Soleil.
Sa supériorité est de réunir à son bord douze
instruments qui regardent le Soleil à des longueurs
d'onde différentes. Cinq instruments sont consacrés
à l'étude de l'atmosphère solaire, testant ainsi la
couronne, chromosphère et photosphère situées à
des températures différentes et présentant donc des
aspects de plasmas différents, Toute la lumière
sur le Soleil, Quatre autres sont destinés à l'étude
du vent solaire. Trois instruments de sismologie
solaire permettent de sonder l'intérieur de l'étoile,
occasion unique d'en bâtir enfin une vision complète.
Les équipes du CEA ont participé activement à la
conception, à la réalisation de l'instrument de
sismologie solaire GOLF
(Global
Oscillations at Low Frequencies; voir Les
mesures sismiques solaires,, ainsi
qu'à son interprétation. Ceci donne du Soleil des
images bien étonnantes et révèle la richesse de nos
visions solaires
Étoile
passée au crible de la sismologie
La résolution des équations de
structure Soleil
nucléaire introduit une physique
riche et complexe qui décrit les conditions thermodynamiques
de l'étoile que l'on souhaite modéliser. Depuis 1960
une rapide revue 'ensemble stellaires a été faite,
et les étoiles ont pris vie avec des chemins évolutifs
fort différents, ces vingt dernières années, grâce
au développement de l'héliosismologie, cette
technique, emprunte aux géophysiciens, caractérise
la richesse de son information. En effet, le Soleil
est un gaz, assimilable à une sphère, et la
propagation des ondes est ainsi relativement facile à
décrire. D'autre part, le phénomène d'excitation
des modes produit par le Soleil est permanent Les
mesures sismiques solaires). Deux
types d'ondes :
Les
ondes
acoustiques sont engendrées par les
fluctuations de pression induites par la granulation
de surface.
- Les
ondes
de gravité proviennent principalement de
l'interface entre la convection et la radiation et
sont régies par la gravité. Seuls les modes
acoustiques ont fourni une information exploitable
actuellement du Soleil en un grand nombre de pixels, 1
024 x 1 024 pour l'instrument MDI
(Michelson Doppler Imager) embarqué à
bord de SOHO, qui mesure les ondes plus
superficielles, ou détecte les modes pénétrant
jusqu'au cœur. L'ensemble des modes acoustiques
existants accessibles à l'observation. Ceci permet de
reconstruire les propriétés plasma solaire de la
surface jusqu'à une fraction du cœur nucléaire, en
s'appuyant sur deux quantités: vitesse du son et la décomposition
des modes composantes liées à la rotation et au
champ magnétique des couches traversées. Armés de
tels outils de confrontation, il devient possible de résoudre
les équations de structure et passer ainsi d'une
vision purement théorique à une vision numérique,
quantitative et vérifiable. Cette stimulation
intellectuelle entre théoriciens, numériciens et
observateurs a permis de répondre à des questions
concrètes comme: -quels sont les véritables
flux de neutrinos émis par le Soleil ? -Quelle
est température centrale ?... -Quel est l'âge
des étoiles plus anciennes ?
Domaine Fréquentiel de deux types de Modes : Gravité &
Acoustique
.
2
modes de Fréquences : Acoustique pour >0.5mHz, gravifique de 50mHz
à 0.5mHzsont surimposés sur les observations de GOLF
Le
bruit de fond instrumental et solaires associés
à la Granulation GR
en Régions Active RA
et à la Super Granulation SGR,
La
vitesse du Son dans le Milieu se Déduit de la
mesure du temps acoustique de la propagation, à
condition de disposer
d'un
modèle proche pour définir la taille de la cavité
traversée. Elle est directement liée aux quantité
thermodynamique par
la
relation |
C2 =g P/r
| avec g
, P & r ... étant
les indices adiabatiques du gaz, pression et densité
!
par l'étude
de ces modes o, accède à la rotation interne, et
les effets de champ magnétiques.
Un
laboratoire riche de physique complexe: l'état de la
matière La composition du Soleil
provient du nuage dans lequel il est né. Le profil
radial de vitesse du son reflète l'état
thermodynamique de matière et ses brusques
changements. Il est possible d'identifier des régions
où les éléments importants changent d'état :
position où l'hélium devient en parti ionisé,
position où le transport ne se fait plus par
radiation mais par convection grâce en particulier au
changement d'état d'ionisation de l'oxygène. Dans la
partie centrale, le profil, la vitesse du son est
aussi très sensible à la réaction principale pp
(proton + proton) et donc à sa section efficace
d'interaction, ainsi qu'aux autres réactions
importantes de fusion. L'extraction de la vitesse du
son, aujourd'hui obtenue à quelques 10-4,
offre la possibilité d'observer le plasma solaire in
situ. Ainsi, l'héliosismologic
permis d'évaluer la quantité d'hélium photosphérique
inaccessible à la mesure directe, et donc
indirectement celle de l'hydrogène. Le fait que l'hélium
représente le quart de la masse à la photosphère a
beaucoup surpris. C'est une valeur quasiment
primordiale alors que le Soleil est né environ 8
milliards d'années après la formation de notre
galaxie. Ce résultat met en évidence la nécessité
d'introduire la lente
migration gravitationnelle relative à l'hydrogène
de l'ensemble des éléments et d'en quantifier
l'effet: en 4,6 milliards d'années, la
composition relative d'hélium par rapport à l'hydrogène
est réduite de 8 à 9 % en fraction, de masse par
rapport à la valeur initiale, celle des éléments
plus lourds comme le carbone, l'azote et l'oxygène
d'environ 10 %. Un détail, en apparence, mais avec un
fort impact sur l'âge des plus vieilles étoiles, qui
s'en sont trouvées rajeunies de plusieurs milliards
d'années. Puis le profil
de la vitesse du son a mis en évidence ce
brutal mais ténu changement de pente qui est le signe
d'une modification
de transport d'énergie entre la convection et la
radiation, avec un comportement très
particulier sur une extension de quelques pour cent en
rayon. Dans la région radiative, la prise en compte
de la composition détaillée et des sections
efficaces d'interaction des photons a permis de
mieux évaluer la température centrale et donc les
taux de réactions thermonucléaires. Il a fallu plus
de dix ans aux différentes équipes travaillant aux
États-Unis et en France sur l'interaction
photon-matière pour introduire tous les
processus et tous les éléments qui contribuent à définir
le cheminement des photons du centre du Soleil à la
surface, Il n'est possible de sonder le cœur nucléaire
que si les scientifiques maîtrisent les régions plus
externes. Ceci nécessite un effort dans la qualité
d'extraction des fréquences
modes et la modélisation
théorique, repose sur l'adéquation représentations
théorique-sismique
|
Cher
Lecteur, ce Soleil qui ne Représente que
1ppm de nos Connaissances nécessaires...
drainent 3% de nos Crédits de Recherches et
Intéresse 9% de nos Savants tout en
Excluant 999‰
d'Intelligences Disponibles !
|
Des
Spectres qui en disent Long
Les différents rayonnements se distribuent le
long du spectre électromagnétique en fonction de
leurs n longueurs d'onde, des plus courtes et des plus
énergétiques (rayonnement gamma) aux plus longues
(les ondes radio). en passant par la lumière visible,
Le spectre de ce dernier domaine, est obtenu en
faisant passer la lumière par un prisme qui la décompose
en différentes composantes, du rouge au violet.
-
Découvert
par le physicien autrichien Christian
Doppler pour ondes sonore, étendu à
l'optique par le français Hippolyte
Fizeau.
-
Lire-
longueur d'onde... raies d'absorption : H hydrogène,
Na sodium, Ca calcium... sans décalage... vers le
rouge... vers le bleu,
Un arc-en-ciel donne un
spectre de la lumière visible émanant du Soleil, par
réfraction et réflexion dans et sur des gouttes
d'eau. Ce même principe s'applique à l'ensemble des
rayonnements électromagnétiques en utilisant des spectrographes,
qui analysent la répartition spectrale de l'énergie
de ces rayonnements et des spectromètres
qui enregistrent les spectres élément par élément
à l'aide de détecteurs photoélectriques et
mesurent l'intensité des rayonnements en fonction de
leur longueur d'onde. En astrophysique, la
spectroscopie consiste à étudier les corps à
distance à partir des rayonnements qu'ils émettent
ou des transformations que font subir à ces derniers
d'autres corps situés sur leur trajet. Les spectres
font apparaître, entre de larges bandes continues
(dont chacune porte le nom de continuum
spectral des raies correspondant chacune
à une longueur d'onde particulière et, finalement,
à l'énergie d'atome ou de molécule du corps observé.
Ces raies spectrales sont de deux types, les raies d'émission
et les raies d'absorption. Les raies d'émission,
claires, correspondent à des rayonnements émis
directement par un corps porté à très haute température.
Le spectre d'émission permet donc de déceler la présence
d'atomes ou de molécules dans l'objet émetteur. Les
raies d'absorption, sombres, correspondent également
à une longueur d'onde précise, mais en vertu du
processus par lequel l'intensité d'un rayonnement décroît
quand il traverse un milieu matériel auquel il transfère
tout ou partie de son énergie. C'est ainsi que l'on
peut analyser la composition d'une source chaude
radiative comme le Soleil à partir de l'absorption
par son atmosphère d'une partie des rayonnements électromagnétiques
qu'il émet (spectre
d'absorption). Ce n'est pas tout...
l'analyse du décalage spectral permet d'évaluer le
mouvement relatif du corps émetteur, grâce à
l'effet Doppler-Fizeau(découvert
pour les ondes sonores, cet effet a été étendu à
l'optique), selon le même principe qui
rend de plus
en plus aigu le bruit d'un véhicule qui s'approche
d'un observateur et de
plus en plus grave celui de l'engin qui s'en éloigne.
La variation apparente de fréquence (d'autant plus élevée
que la longueur d'onde est plus courte) est ainsi
proportionnelle à la vitesse relative entre
l'observateur et la source. Pour une source lumineuse,
cet effet indique que les raies du spectre de cette
source sont décalées vers le bleu (blueshift),
autrement dit des longueurs d'onde plus courtes,
quand elle s'approche ou vers le rouge (redshift)
pour des longueurs d'onde plus longues en s'éloignant.
L’effet
Doppler est notamment utilisé en astrophysique
pour la vitesse radiale des étoiles ou des galaxies
car leur mouvement, en perspective, provoque un déplacement
des raies émises par rapport à leur valeur nominale
ou aux mêmes raies émises par une source terrestre.
Enfin, la division de raies spectrales en réponse à
un champ magnétique (effet
Zeeman) est utilisée pour mesurer la
puissance des champs magnétiques d'objets
astronomiques, en particulier du Soleil.
Les
caractéristiques du plasma solaire Le
gaz est sous forme d'un plasma dans tout l'intérieur
solaire, est appelé
plasma l'état d'un gaz où les électrons se trouvent
dissociés des protons. Ainsi, alors
qu'un atome est neutre (autant de protons de charge
positive que d'électrons de charge négative!, un
plasma est une assemblée de constituants chargés. Un
élément peut être totalement ou partiellement ionisé,
cet état dépend de la température et de la densité.
Plus elles sont élevées, plus le plasma est ionisé. Prenons
l'exemple de l'oxygène. À l'état d'atome, il est
constitué d'un noyau, comportant 8 protons et 8
neutrons, et des électrons périphériques restés liés
au noyau. Au centre du Soleil, où la température et
la densité atteignent respectivement 15.106
°K et 150 g/cm3. l'oxygène est complètement
ionisé, se présente sous La
forme d'un noyau 8 fois chargé positivement et de 8
électrons libres qui se promènent au rythme
de l'agitation thermique. L’oxygène est dans cet état
de plasma dans toute la région radiative, mais plus
la température et la densité vont décroître, moins
les électrons vont se détacher de l'influence du
noyau, Vers
quelques millions de degrés, un électron restera lié
au noyau oxygène. puis deux, puis trois jusqu'à
ce que l'oxygène apparaisse sous l'aspect atomique à
la surface du Soleil.
Dans un plasma, les
mouvements des différents constituants sont liés à
l'agitation thermique, mais aussi aux mouvements
d'ensemble imposés par la rotation du gaz. La
présence de particules chargées positivement et
d'autres négativement va créer des courants
et des champs magnétiques.
| Cher
Lecteur, 999‰
Humains sont Privés de Connaissance et 99%,
s'en Satisfont, n'est-ce pas Triste ! |
Un
cœur nucléaire en partie maîtrisé Le
Soleil est l'unique plasma disponible à ce jour pour
tester l'interaction faible, la production de
neutrinos et les spécificités du plasma. Cette
interaction est directement liée au temps de vie du
neutron, estimé en l'occurrence aux
8 minutes où le proton se transforme en
neutron... a donc un caractère fondamental, Par
ailleurs, la réaction pp régie par l'interaction
faible, est la principale source de neutrinos émis
par le Soleil. Bien comprendre le plasma solaire est
aussi crucial pour caractériser les plasmas que les
physiciens cherchent à fabriquer dans le
futur pour l'énergie de fusion, car les conditions
thermodynamiques du plasma sont similaires même si
les réactants sont différents... Il
est Temps que tous les Hommes Deviennent Responsables
!
-
Mesure
des éruptions solaires par SOHO
-
des
centaines de tonnes de plasma solaire sont éjectés
symétriquement en fonction du magnétisme
-
- Des
mesures en laboratoire complexes Pour
définir le rythme du protons se transformant
en hélium dans les réactions Soleil
nucléaire, les sections efficaces
des différentes chaînes ppI, ppII, ppIII et du cycle
CNO doivent être connues. Seules celles gouvernées
par interaction forte sont accessibles à l'expérience.
L'astrophysicien américain William
Alfred Fowler a compilé l'ensemble des résultats
obtenus et a reçu le prix Nobel de physique en 1983
pour cet effort considérable. Toutefois, les
conditions de laboratoire ne sont pas celles des étoiles.
Les expériences sont en général effectuées à énergie
plus haute que celle rencontrée dans le plasma
solaire, car
la barrière coulombienne exclut souvent ce domaine,
qui varie de 1,5 keV pour l'interaction pp à des
dizaines de keV pour les réactions du cycle CNO (variation
en Z\Z2 où Z est le nombre de protons des réactants).
De plus, la
plupart des mesures en laboratoire se font entre
atomes et non entre ions. Il faut donc
extrapoler les mesures en laboratoire →
aux basses énergies correspondant aux
conditions solaires... corriger les expériences en
laboratoire des effets coulombiens rencontrés et... réintroduire
les effets coulombiens des ions du plasma solaire.
Enfin, il est faut ré-introduire l'effet
d'accélération des interactions nucléaires dû aux
électrons libres et aux ions spectateurs. C'est
à cause de cette complexité que les mesures en
laboratoire se sont étalées sur une trentaine d'années,
avec encore récemment de très jolis résultats
destinés à relever certains challenges précités.
Ainsi, la mesure 3He a fait intervenir des
ions et représente le cas unique réalisé aux
conditions d'énergie stellaire. ô
7Be
+ p Þ
8B + g
ô D'autre part, la
section efficace de réaction très difficile à
mesurer, déterminante pour prédire les neutrinos détectés
par les expériences Super-Kamiokande et SNO, a été
contrôlée par différentes méthodes, en particulier
du CSNSM(Centre
de spectrométrie nucléaire et de spectrométrie de
masse (CNRS - IN2P3 - Université Paris-sud)
d'Orsay.
-
- Transport
de l’énergie : Interaction Photon-matière
A chaque réaction nucléaire, de l’énergie
est évacuée sous forme de photons. Typiquement, la
transformation de 4 protons en hélium libère 27 MeV.
L’énergie produite va équilibrer l'étoile, en
compensant celle émise à la surface. De l'émission
dans le cœur nucléaire jusqu'à 0,71 rayon solaire,
cette énergie est transmise par les photons: c'est ce
qui est appelé le rayonnement
radiatif. Les photons sont des messagers, dont
le cheminement est erratique et complexe, allant de la
simple diffusion, dite diffusion
Thomson diffusion
élastique à haute énergie sans
modification de la longueur d'onde, sur
les électrons libres à des interactions
avec les électrons liés soit en les faisant
changer de niveau électronique soit en libérant l’électron.
Au cours de ces interactions, les photons lent de l'énergie
et se séparent en photons de en plus basse énergie.
Ces multiples interactions sont définies par des
sections efficaces d’interaction et dépendent de l'état
du plasma pour chaque espèce présente. Les sections
efficaces diffèrent fortement selon les processus
considérés. Certaines sont proportionnelles à Z protons
du noyau, d'autres à Z2,
d'autres enfin à Z4
Cela conduit à donner un rôle à chaque espèce.
Comparer un ion hydrogène et un ion fer revient à
comparer Z4
=1 à Z4 = 457.000 interaction du
type électron lié.
-
-
-
Section
efficace d'interaction des photons avec le plasma
stellaire.
-
Lire-
Opacité en cm2/g de 1|105
en fonction r/R de o|1...
& θ
en.105K° de 130|1,
-
notamment en zone adiabatique de
0,98|1
& 0,98|1
-
carbone
12, oxygène 16, néon, silicium, fer....Zone super
adiabatique
-
- Ceci montre immédiatement
que pour faire un calcul du transfert d'énergie
Ionisation/Convexion, même si l'hélium et
l'hydrogène à eux seuls représentent plus de 99 %
des ions présents initialement dans le Soleil, il
faut connaître les quelques ‰
restants qui vont jouer un rôle considérable dans ce
transfert, limitant ainsi la montée en q°
du cœur et donc Automatisant directement la
Longévité du Soleil. Aujourd'hui, le fer est
partiellement ionisé, il a plusieurs électrons
périphériques dans le plasma solaire Central. En se
déplaçant du centre vers l’extérieur, de plus en
plus d’espèces telles que le nickel, le sodium,
l'oxygène se retrouvent partiellement ionisées et en
interaction avec les photons qui voyagent. Vers 0,71
rayon solaire, l’oxygène, élément le plus
abondant après hydrogène et hélium, devient
partiellement ionisé. Les photons se trouvent bloqués
par interactions multiples et l'énergie n'arrive plus
à être transportée. La q°
décroît, le carbone et l'azote deviennent à leur
tour partiellement ionisés.
- La
convection prend alors le relais, évacuant
plus facilement l'énergie vers la surface, tout en
homogénéisant la composition de l'étoile. Les
photons continueront bien sûr à évacuer de l'énergie
mais avec une efficacité faible. Ensuite c'est le
tour de l'hélium puis de l'hydrogène de récupérer
leurs électrons, augmentant encore l’opacité. Les photons. en approchant de la surface,
rencontrent enfin des espèces neutres, voire moléculaires.
- La section efficace d'interaction photon-matière
redevient de nouveau faible et finalement Les photons
d'énergie correspondant au spectre visible s'échappent
de la photosphère.
|
Tableau 1.
|
Caractéristiques
du modèle
sismique
|
|
température
centrale
|
Tc =
15,71.106 K
|
|
densité
centrale
|
Pc =
153,13 g/cm3
|
|
composition
en hydrogène au centre
|
Xc =
0,3385 en fraction de masse
|
|
température
de surface
|
Teff
= 5800 K"
|
|
abondance
d'hélium en surface
|
0,251 en
fraction de masse
|
|
abondance
d'hélium initial
|
0,272 en
fraction de masse
|
- Le
rôle déterminant de l'héliosismologie
L'approche théorique couplée à l'héliosismologie
a été précieuse. En extrayant très précisément
le profil de la vitesse du son avec GOLF et MDI,
jusqu'à 6 % en rayon du centre du Soleil, les
astrophysiciens du CEA ont pu caractériser le plasma
solaire. En particulier déterminer à 1 % près
la section efficace p + p, qui n'était connue que théoriquement.
Comment vaincre la barrière
coulombienne entre deux protons chargés
positivement? Les particules le font naturellement grâce
à leur vitesse
initiale et à l'effet
tunnel. L'énergie
d'interaction n'est pas énergie thermique, mais une
énergie nettement plus élevée. Cet effet,
qui a été compris par l'astrophysicien américain
d'origine russe George
Anthony Gamow, réduit le nombre de protons
concernés par ces réactions nucléaires. Si
tel n'était pas le cas, le Soleil brûlerait son
combustible en quelques millions d'années ! En
effet, tous les protons ne se déplacent pas à la
vitesse thermique du gaz Ils se répartissent selon
une distribution
maxwellienne de la vitesse dans le
gaz,(les
protons n'ont pas tous la même vitesse mais des
vitesses réparties aléatoirement autour d'une
moyenne. La vitesse moyenne est égale à (8/p
kBT/m)1/2 où m = la masse du
proton,T la température du gaz et kB la
constante de Boltzmann qui vaut 1,38,10-23
joules/degré K.)
-
-
(
Cexp2
- Cth2
) /
Cth2
de
±0,010 / 0.0 fonction rayon/rayon
solaire de 0à1
-
différence
entre le carré de la vitesse du son extrait des
ondes acoustiques observée par GOLF et MDI et
le carré des modèles solaires.
-
pour
un modèle purement théorique sans effets
macroscopiques (pointillés)
-
pour
un modèle incluant le mélange lié au mélange de
la région de transition radiation-convection (trait
plein)
-
pour
un modèle sismique ajustant certaines quantités
physiques, dans les limites d'incertitudes dans la région
radiative.
-
- Cette propriété est déterminante pour compter
le nombre d'interactions et définir l'énergie de
l'interaction surtout
pour l'interaction forte, qui est si dépendante de
cette énergie (ou q°).
De plus, les
électrons libres jouent le rôle d'accélérateurs de
l'interaction. Pendant de nombreuses années,
des doutes ont planés sur la justesse de la
distribution en vitesse et sur les phénomènes dits
"d'écrantage''. Pouvait-elle être perturbée
par le plasma ou par la présence d'autres espèces ?
Là encore l'héliosismologie a apporté des réponses
déterminantes. Si la distribution de vitesse n'est
pas totalement maxwellienne, cela a un impact
important sur les interactions mises en jeu pour des
éléments dont le nombre de protons est supérieur à
3 et la vitesse du son en est directement affectée
dans sa partie centrale. Aucune signature de tels phénomènes
n'a été identifiée par les mesures sismique.
Production
des neutrinos et l’énigme de neutrinos solaires
la production d'énergie par interaction faible
entre deux protons s'accompagne de la transformation
d'un proton en neutron avec émission de neutrino.
Réaction fondamentale dans le processus de fusion, le
nombre de neutrinos ainsi engendrés se déduit
directement de la luminosité totale et de l'énergie
libérée lors de la transformation de 4 protons en hélium.
65 KM/cm2/s neutrinos arrivent sur Terre en
permanence. Dès les années soixante, le
physicien d'origine italienne Bruno
Pontecorvo a immédiatement perçu l'intérêt
de détecter ces particules mystérieuses. Leur
énergie est faible, inférieure 0,4 MeV, et
leur détection ne peut être aujourd'hui que
partielle. Dans les détecteurs au gallium, ils représentent
60 % des neutrinos accessibles, d'autres réactions
produisent des neutrinos plus énergétiques. Les
plus faciles à détecté, car leur énergie peut
atteindre 14 MeV, sont les neutrinos émis par
la réaction voir Soleil
nucléaire.
ô
7Be
+ p Þ
8B Þ
2 4He + ne
ô
- Leur flux
est 10.000 fois plus faible et leur dépendance en
température est très élevée, T24 au
centre du Soleil. Leur flux est donc fortement
dépendant des conditions centrales du Soleil, car ils
sont émis près du centre de l'étoile
Ainsi, une erreur de 2% sur la q°
centrale engendre des variations d'un facteur 2 sur le
flux de neutrinos associés au 8B mesuré
par les expériences Super-Kamiokande
au Japon et SNO au Canada.
Ces neutrinos sont très intéressants pour
mieux comprendre le Soleil et le neutrino lui-même. Pendant
près de 40 ans, l'estimation théorique du nombre de
neutrinos émis fut supérieure au nombre de neutrinos
détectés par différentes installations, et pour
certaines d'un facteur 2 à 3. L’héliosismologie
permit aussi d'écarter des hypothèses émises
pour réduire significativement la valeur de certains
flux, comme un mélange d'espèces dû à une
convection centrale ou la présence de WIMPs (particules
candidates pour la matière noire) au cœur
du Soleil. Chaque
processus, introduit dans les modèles théoriques, a
pu être testé à quelques % près et, finalement, il
est possible de déterminer le flux de neutrinos
émis par chaque réaction et d'en déduire le flux prédit
pour chaque installation. Récemment, un nouvel
ingrédient du modèle a changé: la composition en
oxygène s'est trouvée réduite de 30 % et ceci a un
impact réel sur la température centrale, mais le
flux de neutrinos étant fixé par la sismologie,
celui-ci n'a pas été modifié.
-
-
figure a-distribution
de flux normalisé (0 à 15)... rayon/rayon solaire
0,00 à 0,30...
- nsB
nsBe
nsHe
nspp
/ n12p
n120
n12N
-
région d'émission des neutrinos associés aux
interactions pp dans le soleil |e-
+ 7Be... p+7Be... 3He+p
|
-
d'autres
neutrinos sont émis par le cycle CNO liés aux éléments
|
13N, 15O
et 17F
| à part ceux de la réaction
pp ils sont émis au centre du Soleil !.
-
figure
b- Prédiction
SNUChlore37/ année de publication-
-
Lire-
taux chlore37 prédit f(t) 0|15...
taux mesuré sur 20 anss1968|2000
-
Évolution
du flux de neutrinos prédit par le détecteur
Homestake du chimiste américain Raymond
Davis
-
|
1 SNU=10-36
captures/atome/s |
en blanc les prédictions de John
Bahcall et en rouge celles du CEA
-
utilisant
les mesures sismiques pour guider les calculs du modèle
solaire
-
la
barre d'erreur verte correspond à l'incertitude de
chaque série de mesures
-
Dans
l'interaction avec ce détecteur les neutrinos du 8B
représentent 71% des neutrinos émis par le Soleil
-
La
prédiction initiale qui a convaincu Raymond
Davis d'entreprendre cette étude était
de 22SNU
|
Contrôle
des Flux
|
Gallex/Sage
|
Homestake
|
Super
Kamiokande
SK/SNO
|
|
flux
prédits par
modèle sismique
|
127,8
± 8,6
|
7,44
± 0,96
|
4,95
± 0,72
ou 5,25 ( chp magn.
central
|
|
flux
détectés
|
74,7
± 5
|
2,56
± 0,23
|
2,4±
0.08 (SK)
5,09 ± 0,64 (SNO]
|
|
Les
deux premiers flux
s'expriment
|
en
SNU
le dernier
|
en
106/cm2/
s
|
SNU
= 10-36 Captures/atomes/s
|
- Ce bon accord vient
de la capacité unique de ce détecteur
à l'eau lourde de sommer les trois saveurs
de neutrinos. L'installation
japonaise Super-Kamiokande
à l'eau légère n'a pas cette capacité et
le déficit par rapport à la prédiction est
clairement visible Neutrinos solaires,énigme
résolue. Le Soleil est un véritable laboratoire de
physique complexe qui permet aussi de sonder les
propriétés du neutrino.
Des
Modèles qui Convergent
Au fur et à mesure des amélioration
théoriques des progrès de la Sismique la qualité
de Modèles des modèles solaires s'est imposé et
la physique introduite aujourd'hui est d'une grande
richesse . Au cours des années, les différences
entre vitesse du son extraites des modes
acoustiques et vitesse du son des modèles solaires
se sont réduites le modèle sismique est devenu
représentatif du soleil dans ses parties radiatives.
ses caractéristiques sont représentées dans le
tableau(↑)
et les information obtenues pour les 2000 couches
peuvent être consultées sur les pages web du
service astrophysique du CEA. www.dapnia.cea.fr.Phys/Sap/Documents/soleil/solarmodel.html
En 2001, la précision
sur la vitesse du son s'avère suffisante pour déduire
un modèle "sismiquement" représentatif les
flux de neutrinos émis par le Soleil pour les différentes
réactions impliquées. La physique des particules a
mis en évidence une propriété particulière des
neutrinos: ils se transforment d'une espèce en une
autre et possèdent donc une masse (neutrinos
solaires, énigme enfin résolue). L'interaction
entre ces deux disciplines se concentre aujourd'hui
sur le transport des neutrinos dans la matière avec
de possibles
interactions magnétiques ou sur des processus de résonance
de spin qui pourraient être associés à de
brusques discontinuités de la densité dans différentes
régions du Soleil. Un réseau européen se met
en place pour résoudre ces nouvelles questions et
aussi les suivantes liées à une autre
source de neutrinos: celle des supernovae.En
Vérité Toute l'Humanité Doit se Mobiliser sur la
Connaissance !
- Soleil :
Vision microscopique à vision macroscopique
Il a fallu
moins d'un siècle pour émettre des hypothèses sur
le fonctionnement des étoiles, les mettre en équation,
calculer l'ensemble des quantités thermodynamiques
internes et les vérifier très précisément dans le
cas particulier du Soleil. Dans cette représentation,
l'étoile a une vie interne propre, indépendante de
la vie externe agitée et éruptive, montrant des périodes
plus calmes et d'autres plus agitées. La modélisation
stellaire est bâtie, en
ignorant deux ingrédients essentiels : la rotation et
le champs magnétique. En effet, comme le
Soleil tourne lentement, un tour complet en
28 jours, les déformations d'asphéricité
sont minimes. Cependant, ceci ne permet pas d'avoir
une vision unifiée du Soleil ni de bien comprendre
les étoiles jeunes et les phases d'explosion pour
lesquelles la prise en compte de ces processus est
indispensable. De plus, la
Terre est soumise aux phénomènes de la surface
solaire.
C'est pourquoi il faut dès maintenant s'attaquer à définir
la vision "macroscopique" du Soleil, celle
qui évolue sur des temps qui ne se chiffrent plus en
milliards d'années mais en heures, en jours ou en années.
L'héliosismologie va permettre ce pas conceptuel, en
cherchant sous la photosphère l'origine des phénomènes
qui sont observés depuis plus de 3 siècles à
la surface ou au niveau de la couronne Au XVIIème
siècle, l'abbé Jean
Picard, astronome et géodésien français,
mesurait chaque jour le nombre des taches présentes
à la surface du Soleil. Les scientifiques cherchent
pourquoi ces régions sombres ont un champ magnétique
plus élevé que leur environnement et pourquoi elles
migrent des régions polaires vers l'équateur (simulations
magnétohydrodynamiques du Soleil). Mais
d'abord, il faut mesurer ces mouvements macroscopiques
internes
-
- Image
MDI/SOHO montrant schématiquement la rotation différentielle
du Soleil
-

- (
les vitesses faibles sontbleu, les vitesses rapides
sont rouge)
-
- La
rotation de la région convective Selon
que l'onde acoustique se propage dans la direction où
le Soleil tourne ou dans la direction opposée la fréquence
d'un mode va être modifiée. Au lieu d'une simple
valeur, ce mode apparaîtra sous forme d'un multiplet
à plusieurs composantes et la distance entre
celles-ci portera l'information non seulement de 1a
rotation de surface mais aussi de la rotation interne
que l'onde traverse Les
mesures sismiques solaires: Grâce
au nombre élevé de modes observés et au temps passé
par les modes dans les régions les moins dense il est
possible d'extraire le profil de rotation en latitude
dans la région convective.
La rotation
différentielle de surface (25 jours à l'équateur et
35 jours aux pôles), clairement identifiable
par les taches solaires, se retrouve dans toute la région
convective. Cette
constatation n'avait pas du tout été prévue théoriquement.
Les scientifiques pensaient que la rotation dépendait
de la distance au centre et que dans la région
convective le flux de matière était laminaire
écoulement dans lequel les couches de fluide glissent
les unes sur les autres sans échange de particules
entre elles .
- Ce nouveau résultat,
obtenu par l'expérience américaine MDI, apporte par
conséquent de fortes contraintes sur l'interaction
entre rotation, convection et turbulence. De
plus, l'héliosismologie a mis en évidence une région,
nommée tachocline,
de brusque changement entre une rotation différentielle
convective et une rotation rigide radiative.
Cette zone correspond à un cisaillement horizontal
qui induit un mélange des éléments. L'introduction
de cette instabilité hydrodynamique dans les
équations de structure limite
la diffusion principalement gravitationnelle,
précédemment décrite, et permet de parfaitement
reproduire l'abondance d'hélium photosphérique
obtenue grâce aux modes acoustiques. Cette région de
transition est donc maintenant "visible
macroscopique". Elle
semble d'ailleurs avoir un comportement périodique,
encore non expliqué, d'un intervalle de temps de un
an et quelques mois. C'est
une transition, cruciale pour comprendre l'effet
dynamo dans le Soleil, qui maintient et réorganise
le champ magnétique, produisant les phénomènes
cycliques et éruptifs observés à la surface du
Soleil avec un changement
de polarité entre pôles tous les onze ans.
L'observation sismique de la rotation interne
contribue ainsi d'appréhender le processus dynamique
de surface.
l'Humanité Doit se Mobiliser sur la Connaissance et
Complexité de sa Critique !
-
-
taux
de Rotation solaire 10-9
Hz de 300à500....en r/R
de 0à1
-
Vitesse
de rotation de la Surface (r)en fonction du rayon du
soleil (R)...
Lire latitude vers l'extérieur : 0°, 30°,45°,60°,75°
-
au
dessous de la tachocline= 0.7 rayon solaire, la région
radiative tourne de façon rigide et uniforme
-
- La
rotation de la région radiative
La dynamique de la région radiative est
plus difficile à extraire car le nombre de modes
acoustiques pénétrant cette région est plus faible,
de même que le nombre de multiplets. De plus,
l'excitation stochastique qui
comporte la présence d’une ou plusieurs variables
Sachant que les étoiles jeunes tournent beaucoup plus
vite
rend
sur des durées d'observation limitées, l'extraction
de l'information difficile. Toutefois, les
observations depuis vingt ans et les comparaisons
instrumentales ont permis d'obtenir de façon
incontestée le profil de rotation dans la région
radiative. Les cinq années cumulées de données de
SOHO ont offert la possibilité de n'utiliser que des
modes basse fréquence faiblement perturbés par
l'excitation stochastique et les effets du cycle
solaire. En conclusion : la
région radiative tourne de façon rigide et uniforme
jusqu'au bord du cœur nucléaire avec une période
d'environ 27 jours, c'est-à-dire intermédiaire
entre la rotation de l'équateur et des pôles. Toute
l'Humanité Doit se Mobiliser sur la Connaissance !
-
- Sachant
que les Étoiles jeunes tournent beaucoup plus vite
que le Soleil actuel, ce profil introduit de
fortes contraintes sur la perte de moment angulaire Moment
angulaire: produit de la masse par la vitesse de
rotation et par la distance à l'axe de rotation.
au cours de la vie du Soleil. Il semble
que le principal responsable d'un tel profil soit le
champ magnétique. Ceci permet également de fixer une
limite supérieure à sa valeur actuelle: pas
plus que quelques centaines de mégagauss (MG)
au centre de la région radiative. Dans la région
nucléaire, les incertitudes de mesure sont du même
ordre de grandeur que l'information provenant de la région
concernée. Une
image complète de la rotation nécessite donc la détection
de modes de gravité qui présentent une très grande
sensibilité visà-vis de cette région. La
mesure des composantes de 2 ou 3 d'entre eux
permettrait déjà de Valoriser
et de répondre à plusieurs questions importantes
!
- Les
modes de gravité
Ces
ondes, principalement piégées dans la région
radiative, sont évanescente dans la région
convective. Aussi, leur vitesse au niveau de la
photosphère est très faible, rendant difficile leur
détection. Les efforts entrepris depuis vingt ans
avec les réseaux d'instruments au sol sont
infructueux. Le satellite SOHO grâce à sa localisation
au point de Lagrange L1, où les conditions en
température et radiation sont stables, sa longévité,
environ onze ans, et a à bord trois instruments
sismique qui observent le Soleil en continu
-
-
Densité
de Puissance Spectrale
-
Lire-↑-0à8
fréquence 10-6Hz... Haut 215 à
230... bas 215 à 225
-
l =3
l = 2
-
un des
candidats au modes de gravité détecté à 90% de
Confiance comme un
-
(Haut) triplet
après 1.200 jours d'observation trait rouge &
bleu...
-
surimpression
position théorique 2mode de gravité l
=3&2 correspondant au modèle sismique
-
(Bas)
quintuplet 2.000 jours trait vert & bleu
-
- Aucune détection crédible
n'a été répertoriée dans la recherche de pics
uniques. Celle de multiplets est prometteuse car elle
baisse le seuil de détection et offre la possibilité
d'apporter des informations sur la rotation du cœur.
Les travaux
actuels ont permis d'identifier, avec plus de 90 % de
confiance des structures de gravité . Les
vitesses mesurées sont 2 mm/s la surface du
Soleil. Ce niveau de vitesse revient à identifier, de
la Terre, une cerise qui oscillerait à la surface de
la Lune. Par conséquent, les conditions d'observation
pour une telle recherche sont très importantes. En
fait, au point de Lagrange, le
principal perturbateur est le Soleil lui- même,
car la granulation de surface et l'activité solaire
perturbent la mesure. C'est pourquoi les
astrophysiciens du CEA ont bon espoir de confirmer ou
d'infirmer ces potentielles détections en Soleil
calme avant l'arrêt
de SOHO prévu en 2007, dès que l'activité
solaire va décroître (le maximum était en 2001).
Les signatures identifiées actuellement correspondent
à des signaux présents pendant 5 ans. S'ils
étaient avérés ils révéleraient un cœur central
à rotation rapide avec un axe d'inclinaison différent
du reste de l'étoile. Ce résultat
constituerait une nouvelle page d'histoire solaire car
le cœur nucléaire aurait conservé un vestige des
conditions initiales. C'est à la fois un champ
d'investigation passionnant pour les années à venir
et également une opportunité pour les ingénieurs et
techniciens de construire une nouvelle génération
d'instruments encore plus performants pour mesurer la
dynamique temporelle du cœur nucléaire
- d'une étoile, à
travers les simulations numériques sur de gros
calculateurs massivement parallèles Cependant,
d'autres projets spatiaux se dessinent, en particulier
le programme (.ILWS
(International Living With a Star) et
Solar-Orbiter, où des collaborations américaines
et européennes peuvent se nouer. L'ensemble des
processus microscopiques et macroscopiques sera mesurés
et mis en équation.
-
- La
relation entre le Soleil et la Terre
Des particules solaires émises
lors de fortes éruptions perturbent
-
-
Activités Solaires
- Elles
perturbent les Télecom, créent des Aurores Boréales...
peuvent modifier les climats !
- les installations
électriques ou les véhicules en orbite. La température
moyenne de la Terre environ 16 à 17°C, est
directement liée à l'énergie émise par le Soleil,
le rôle de ce dernier dans notre climat actuel est
encore mal connu.
- Sur
les 1.365 W/m2 émis
L’apport
au sol est finalement de 242 W/m2. Des
variations cycliques
de la température terrestre ont été constatées
dans le passé et sont directement imputées à des
effets orbitaux de la Terre autour du Soleil §89-Adoubement
Le Soleil rendez-vous avec la Terre
Depuis 4,6 KM ans, le Soleil brûle de l'hydrogène,
la luminosité solaire a augmenté de 30 % à
l'échelle humaine, le changement attendu sur cent ans
est négligeables C'est pourquoi les
scientifiques parlent de "constante
solaire", mesurée systématique. Il a été
observé une variation d'énergie ±1
watt/242au cours du cycle de 11 ans. Ce phénomène
est en partie dû à une redistribution
de l'énergie dans la zone convective, sous forme d'énergie
magnétique et d'énergie mécanique, suivis de
mouvements de matière ainsi qu'à la présence de
facules près des taches solaires. Plusieurs
question commencent à être soulevées. Comment la
rotation différentielle évolue- t -elle avec le
temps? Comment varie l'énergie magnétique qui s'échappe
du Soleil ? A-t-elle
varié d'un facteur 2 en 100 ans, comme
semblent le suggérer les mesures actuelles? Cela
a-t-il un impact sur la Météo à court Terme et le
climat à long Terme ? Quelle est la véritable
interaction des particules chargées émises lors des
éjections de masse coronale avec la magnétosphère
terrestre? Ces particules modifient-elles
significativement la composition des nuages en haute
atmosphère ? : il n'est pas pour le moment possible
de répondre. Pourtant, il semble raisonnable de
penser que l'évolution climatique récente est
imputable aux émissions terrestres... qu'il
est donc urgent et important d'Étudier. Certaines
observations cruciales viendront des instruments à
bord de SOHO et des quatre satellites Cluster
qui étudient la magnétosphère terrestre. La stratégie
d'observation est aujourd'hui définie et le support
théorique et numérique se met en place Les
simulations, magnérohydrodynamique
du Soleil
pour répondre à ces questions à l'échelle
de dix à vingt ans. Le Soleil a un impact important
sur la technique et les communications et de
plus en plus sensible qui est développée. SOHO est
le premier satellite qui renseigne, chaque jour, sur
la "météo solaire': avec le descriptif de la
vitesse de ses vents, ses éjections de matière qui
peuvent être associées 2 à 3 jours plus tard sur
Terre aux mouvements de notre magnétosphère et aux
aurores boréales http://sohowww.estec.esa.nl/
Les astronautes et les pilotes ne sont certainement
pas les seuls à s'en préoccuper.
- d'après
Sylvaine
Turck-Chièze
Direction des sciences de la matière
- Mesures
Sismiques Solaires
- Devenue en quelques décennies
discipline à part entière de l'astrophysique, l'héliosismologie
permet d'étudier quasiment en direct l'intérieur du
Soleil, les ondes acoustiques ne mettant qu'une heure
environ pour se propager entre le cœur et une surface
désormais observée en permanence. Certes, le
rayonnement électromagnétique émis par la surface
solaire ne met que 8 minutes pour parvenir à la
Terre, mais cela lui aura auparavant demandé
plusieurs millions d'années pour traverser les
700.000 km qui séparent le centre du Soleil de la
photosphère, en raison de l'extrême opacité du matériau
traversé. La lumière reçue, après un si long
voyage, a donc perdu toute l'information sur ses
origines et sur les couches rencontrées. L'exploration
de l'intérieur solaire est pourtant rendue possible
par l'existence d'ondes acoustiques qui se propagent
de la surface jusqu'au cœur, et ce en une heure
environ. La 1ère observation de ces ondes
date de 1962,
-
- La
génération des ondes
L'astrophysicien rencontre un
problème similaire à celui des géophysiciens quand
ils veulent étudier l'intérieur de notre planète,
Les sismologues "terrestres" utilisent les
ondes sismiques qui la traversent comme source
d'informations sur la structure interne Terre. Les
ondes sismiques dites ondes P sont de même nature que
les ondes sonores: ce sont des ondes qui se
propagent en compressant puis décompressant tour à
tour le milieu dans lequel elles évoluent. Les
sismologues parlent donc d'ondes de pression, d'ondes
acoustiques ou encore d'ondes sonores. Les ondes
acoustiques solaires sont aussi dénommées onde P.
Cependant, il n'y a pas de croûte solide à la
surface du Soleil capable de craquer suite aux déformations
engendrées par les séismes. Au contraire,
la photosphère solaire oscille localement sous
l'action des ondes qui s'y réfléchissent. Ce
sont ces oscillations (photosphère qui sont détectées.
Elles renseignent sur les ondes se propageant dans le
Soleil. L'excitation de ces ondes acoustiques est due
à la convection. Dans les 30 % les plus externes en
rayon du Soleil, le plasma est violemment agité par
des mouvements macroscopiques de matière, ou
mouvements convectifs. L'énergie produite par fusion
nucléaire au cœur, qui permet au Soleil de briller,
est transmise 1°-par
rayonnement électromagnétique 2°- la convection en
transporte l'essentiel dans cette région qu'il est
convenu d'appeler zone convectives. Ces
mouvements convectifs créent la granulation de
surface qui s'observe nettement aux télescopes, et
qui donne cet aspect "peau d'orange" à la
photosphère. Ces
mouvements sont similaires à ceux qui agitent l'eau
bouillante d'une casserole en train de
chauffer. Les cellules convectives du Soleil
frappent" sa surface et génèrent
ainsi des ondes acoustiques qui vont ensuite se
propager dans l'intérieur de l'étoile, de la même
manière que les gouttes de qui martèlent la peau
d'un tambour produisent des sons. A l'inverse des
ondes électromagnétiques, ces
ondes sonores se propagent de la surface vers le cœur
du soleil, et parcourent ce trajet en un peu moins
d’une heure (rayon acoustique), renseignant
sur le soleil quasiment en "temps réel".
Cela vient de ce que la vitesse du son dans le Soleil,
est proportionnelle à la racine carrée de la température,
varie de 7km/s
près surface à 510 km/s dans le cœur:... sur
Terre (340m/s dans l’air)
-
- Analogie
Musicale
Le Soleil est un formidable instrument
de musique de même qu'une corde de piano ne produit
que des sons ayant certaines fréquences précises (le
fondamental et ses harmoniques), seules
certaines sont autorisées dans le Soleil, qui agit comme
une cavité de résonance. Les ondes ayant les
fréquences appropriées constituent les modes
d'oscillation qui vibrent plusieurs jours durant,
voire plusieurs années sont
des ondes stationnaires). Les autres sont appelées
à disparaître rapidement. La convection, telle
marteau de piano frappe la corde, est source
d’excitation de ces modes. Prenons cette fois-ci
l’exemple d'un trombone. Le musicien, ajuste grâce
à la coulisse la longueur de la colonne d'air dans
l’instrument, produit des sons de fréquences différentes.
Plus cette longueur est importante, plus le son est
grave. Quiconque se représentant le Soleil comme une
cavité dans laquelle des ondes sonores évoluent, et
dont le volume est un million trois cent mille fois
plus important que celui de la Terre, comprend
instinctivement que ses ondes acoustiques aient des fréquences
très basses. Ainsi,
le Soleil produit des ondes sonores décalées de 17
octaves par rapport à la note la centrale du piano de
fréquence 440 Hz, c'est-à-dire
des ondes de fréquences centrées autour de 3 mHz (période
de 5 minutes). Pour reconnaître une pièce
musicale, ses interprètes utilisent, quelques minutes
. Par analogie, dans le cas du Soleil, comme ses fréquences
sont environ 150.000 fois plus graves,
pour commencer à extraire de l'information, il faut
en fait "écouter" de l'ordre d'une année
"d'écoute" continue.
-
- Caractérisation
des modes d'oscillation d'une sphère
tridimensionnel et sphérique
le Soleil est bien plus complexe
qu'un instrument de musique. Les modes d'oscillation dénommés
(n ordre
radial) et (l degré du mode). ( n) représente
le nombre de nœuds radiaux, c'est-à-dire
le nombre de fois où l'amplitude de l'onde s'annule
entre la surface et le centre du Soleil. (1)
correspond au nombre de lignes nodales à sa surface,
c'est-à-dire au
nombre de fois où le mode se réfléchit à la
surface du Soleil. Dans
le cas d'une corde de guitare fixée à ses deux extrémités,
ses modes d'oscillation sont entièrement définis par
la donnée de (n) correspondant au fondamental et
harmoniques. De plus, le Soleil
tourne sur lui-même et a donc un axe préférentiel
de symétrie qui est son axe de rotation. Pour
caractériser complètement les oscillations, cet axe
impose d'introduire un nombre supplémentaire l'ordre
azimutal m qui représente le nombre des lignes
nodales à la surface perpendiculaires à l'équateur
.
-
-
Exemples de 3Modes d’Oscillation
- avec
I=degré nodal=6, et m nombre de de ligne nodale ┴
à l'équateur = 0 ou 3 & 6
- propagation
des ondes Acoustiques
-
les ondes tangentielles restent pès de la surface et
se Réfléchissent
- Les
ondes Radiales atteignent le centre du Soleil
- La
propagation des ondes acoustiques
Les ondes sonores informent sur la
structure et la physique du Soleil. À cette fin,
plusieurs grandeurs sont utilisées: la
fréquence des ondes, leur amplitude, leur taux
d'amortissement, c'est-à-dire la quantité d'énergie
perdue chaque seconde, qui détermine leur durée de
vie. L'information que ces ondes transportent dépend
également de leur trajectoire dans le Soleil. Elles
sont générées à la surface du Soleil par les
mouvements convectifs et se propagent alors vers
centre de l'étoile. La température augmente au fur
et à mesure que les ondes s'approchent de ce centre
et elles sont
progressivement réfractées (leur trajectoire
s'incurve) jusqu’à
être complètement réfléchies. Cette
réfraction vient
de ce que la vitesse de déplacement des ondes
sonores, dépend de la température du milieu dans
lequel elles évoluent. Une
fois réfléchies, les ondes reviennent vers la
surface qu'elles atteignent à une position différents
de leur point de départ, puis
elles repartent vers l'intérieur, et ainsi de
suite. Elles peuvent effectuer des "tours
complets" du Soleil. Cette représentation de
leur propagation n'est cependant qu'approximative
puisque les ondes considérées sont en réalité sphériques.
La création de modes d'oscillation depuis de telles
ondes sonores se comprend grossièrement de la manière
suivant l'excitation des ondes par les mouvements
convectifs étant permanente, une onde qui a
"fait un tour du Soleil et revient à son point
de départ
interagit
en Résonance ou en assourdi
avec une ondes nouvellement excitée. Cette
interférence peut être constructive ou destructive.
Soit l'onde incidente renforce l'onde qui vient d'être
excitée, soit les deux s'annihilent mutuellement. Seules
les oscillations ayant les bonnes fréquences donnent
naissance aux interférences constructives et
deviennent des modes d'oscillation Ces interférences
constructives garantissent une durée de vie "décente"
à ces modes, au contraire des autres ondes appelées
à vite disparaître. Les modes sont piégés dans une
cavité limitée à l'extérieur par la surface
solaire et à l'intérieur par une sphère centrée
sur le centre du Soleil et de rayon égal à la
distance à laquelle 1e mode est réfléchi (point
de retournement interne). Si chaque mode est
caractérisé par son degré (1) et Son ordre (n)
alors plusieurs milliers ont été détectés avec précision
à la surface du Soleil. L'intérêt d'un tel nombre
est que, chaque mode se propageant selon un "chemin"
différent dans le Soleil, plus les chercheurs
ont accès à un grand nombre de mode d'oscillation,
plus la couverture de l'intérieur solaire est complète.
En l'absence de certains modes, il reste des régions
solaires qui ne peuvent être atteintes an degré (1)
donné, plus un mode a un ordre radial (n) élevé,
plus il s'enfonce profondément dans le Sol avant d'être
réfléchi (point de retournement interne plus près
du cœur). De même, à (n) donné, plus (I) est
faible et plus le point de retournement interne est
proche du centre solaire.
- L'instrument,
spatial, GOLF spectromètre à résonance La
meilleure façon de connaître les ondes internes pénétrant
jusqu'au cœur du Soleil est d' employer un spectromètre
à résonance, Il enregistre les variations périodiques
de la vitesse Doppler Des
spectres qui en disent long. Dans le
cas de GOLF Global
Oscillations at Law Frequencies, installé
il bord de la sonde spatiale SOHO SOlar
and Heliospheric Observatory, ce
sont les vitesses de déplacement des
raies du sodium formées à environ 500 km au-dessus
de la photosphère qui sont exploitées. L'interférence
de l'ensemble des modes acoustiques est détectée en
surimpression de la vitesse de déplacement du Soleil par
rapport à r observateur. Puis, par transformée de
Fourier, le spectre de fréquence est obtenu en Vision
statique et dynamique
de l'intérieur solaire. Après avoir filtré
la lumière solaire autour des longueurs d'onde du
sodium (589
nm) les détecteurs comptent les photons qui ont résonné
avec ceux d'une cellule contenant du sodium gazeux il
environ 200°C Ce phénomène atomique permet
de définir un "très
fin pinceau dans la raie du sodium.
En choisissant la polarisation d'entrée et en plaçant
cette cellule dans un champ magnétique de 4 kG, une
mesure est effectuée sur le flanc gauche de la raie,
puis en changeant de polarisation, sur le flanc droit.
De la dissymétrie
du comptage est extraite la vitesse Doppler entre le
Soleil et l'instrument. Une
mesure régulière toutes
les 10s
offre la possibilité d'étudier les fluctuations de
cette vitesse et d'en déduire la fréquence de chaque
mode,
Il convient donc de suivre continûment le Soleil,
soit avec des instruments placés en réseau autour de
la Terre (réseau français IRIS), soit en satellisant
un instrument comme GOLF et en le plaçant au point de
Lagrange Ll Après plusieurs années
d'observations, la précision sur les fréquences est
de quelques 10-5 et la vitesse du son est
extraite à mieux que l0-3 près, ce qui
permet de connaître les processus physiques à
quelques %.
-
- .
-
Instrument
Spatial GOLF par l'Institut d'astrophysique d'Orsay,
le Dapnia au CEA
- Institut
d'astrophysique des
Canaries en Espagne et les Observatoire de Bordeaux et
de Nice...
- Il
étudie la structure interne du Soleil par le Spectre
d'oscillations globales dans les fréquences 10-7
à 10-2 Hz
-
- Un nouvel instrument
est en construction au Département
d'astrophysique, de physique des particules, de
physique nucléaire et de l'instrumentation associée
(Dapnia) du CEA, entre les services
d'astrophysique (SAp), d'électronique,
des détecteurs et d'informatique (SEDI)
et d'ingénierie des systèmes
[SIS), en collaboration avec les observatoires de
Bordeaux et de Nice et l'Institut
d'astrophysique des Canaries (IAC) Le
but est d'améliorer encore d'un facteur 10 la
sensibilité de l'instrument afin de mesurer un grand
nombre de modes de gravité et leur variation
temporelle. L'objectif est d'atteindre des vitesses
superficielles de 0,1 mm/s. d'après
Sylvaine
Turck-Chièze
Direction des sciences de la
matière CEA centre de Saclay
Des
Ondes à la Structure Internes
La méthode la plus employée pour
retrouver la structure interne du Soleil, à partir
d'un nombre suffisant de modes observés, est appelée
problème
inverse. Les
physiciens opèrent de la façon suivante: ils
disposent par exemple, des fréquences de modes
d'oscillation résultat
d'observations et également d'un modèle
solaire calculé sur ordinateur et suffisamment
représentatif du Soleil réel. En utilisant ce modèle
solaire, ils prédisent les fréquences des modes
d'oscillations observés. En faisant ensuite un
hypothèse sur la relation entre la pression, la
densité la température équation
d'état, ils déduisent le
profil de température du Soleil. L'observation
des modes d'oscillation donne également accès au
profil de rotation du Soleil. Actuellement, il
n'est pas encore possible d retrouver la structure
solaire dans ses 7 % les plus interne en rayon (15% de
la masse), ainsi que la rotation dans les 20 % les
plus internes. L'utilisation des modes
d'oscillation globaux
ne peut fournir qu'une information
moyennée en longitude, et bien souvent également
moyennée en latitude. L'héliosismologie locale,
contrairement la globale, est fondée sur
l'observation de la propagation locale d'ondes Elle
permet d'étudier les taches solaires.
-
-
MDI-Profil de Vitesse du Son sous une tache Solaire
- Les
Vitesses élevées sont Rouges les lentes sont
Bleus
- d'après
Sébastien
Couvidat & Raphael Garcia
Direction des Sciences de la Matière
-
- Les
simulations Magnétohydrodynamiques du Soleil
- Les chercheurs et leurs
supercalculateurs Simulent en 3D la machine électromagnétique
à l'œuvre au sein du Soleil.
-
-
Éruption Solaire
- Ces
Boucles magnétiques dans la Couronne Solaire
facilitent les reconnections des lignes de champs et Génèrent
les Éruptions
-
- Le Soleil a une
influence directe sur la Terre par son activité magnétique
et son vent de particules chargées. Il perturbe
l'environnement spatial autour de notre planète
jusqu'à endommager nos satellites, voire, dans le cas
d'éruptions solaires extrêmes, nos centrales électriques.
Aujourd'hui il est admis que ces phénomènes
dynamiques sont reliés à une dynamo turbulente
interne à la base de la zone convective solaire.Nous
simulons en 3D cette interprétation sur de
gros calculateurs du CEA au CCRT Centre
de calcul recherche et technologie de
Bruyères-le-Châtel (Essonne).
-
- Enjeux
et défis de la modélisation dynamique du Soleil
Le Soleil tourne en 28 jours environ. Les 30%
les plus externes sont animés en
- permanence de
mouvements convectifs. Ces mouvements sont turbulents
et chaotiques
subissent l'influence des forces de Coriolis et de
Laplace. Pour comprendre la dynamique
turbulente et l'activité magnétique du Soleil et
pouvoir l'anticiper et se protéger de ses incidences
sur Terre, il est nécessaire de disposer d'un modèle
physique de son intérieur et de son atmosphère. Le
modèle actuel des couches dynamiques externes repose
sur la dynamique des fluides et des plasmas (fluides
conducteurs),aussi
appelée magnétohydrodynamique
(MHD), de tels systèmes d'équations
n'ont pas de solutions mathématiques exactes du
problème posé par la turbulence et activité
solaire. Il convient de simplifier le système étudié
pour pouvoir le traiter analytiquement, ou de développer
un programme informatique résolvant le système le
mieux possible par approximation numérique. Enfin, il
est possible de cumuler ces deux approches pour
analyser un à un chaque aspect du problème. Il est
certain que l'apparition de calculateurs 1014
opérations élémentaires par seconde ou
Teraflops, encourage le développement de
codes performants décrivant la magnétohydrodynamique
des étoiles dont le Soleil, et le système
Soleil-Terre.
-
- Le magnétisme solaire
est de nature différente à l'intérieur de notre étoile,
où le champ magnétique est entraîné par les
mouvements, et dans son atmosphère, où le champ magnétique
dicte la dynamique. Pour cette raison, la modélisation
de la magnétohydrodynamique du Soleil a été séparée
en physique solaire
interne et
externe.
Il reste cependant encore beaucoup d'efforts à
accomplir avant d'arriver à un modèle complet.
- En se limitant à la
convection turbulente, c'est -à -dire interne,
du Soleil... La dynamique atmosphérique du Soleil
doit en partie son existence et sa variabilité à son
couplage fort avec la dynamique interne, vrai
pour le cycle de 22 ans d'activité magnétique et d'émergence
des taches solaires (voir
plus loin "Propriétés et rôle du champ magnétique")
:
- 1°-par
modélisation locale cartésienne à très
haute résolution une portion réduite de la
convection de surface solaire. 2°-par
modélisation globale en géométrie sphérique
à résolution plus modeste de l'ensemble de la zone
convective (excepté les couches
superficielles). La
première méthode permet de décrire plus
correctement la turbulence solaire et les propriétés
microscopiques du plasma, au détriment de l'usage de
la bonne géométrie et de la présence d'écoulements
moyens globaux. La
seconde a l'avantage d'ébaucher un modèle de
circulation "générale" dans le Soleil,
comme ceux développés pour prédire le climat. C'est
cette deuxième approche qui sera décrite ici.
-
- La
convection thermique C'est le
processus de transport d'énergie thermique par le
mouvement d'un fluide, Ce qui est chaud monte et ce
qui est froid
- descend. Ce mouvement convectif tend à
réduire la différence de température entre le fond
et la surface. Dans le cas des étoiles, les
mouvements convectifs servent à évacuer l'énergie
nucléaire produite en leur centre. La localisation
des zones de convection dépend fortement de la masse
des étoiles, les plus massives ayant une convection
centrale. Quand il y a une forte variation de la
densité, comme dans les enveloppes convectives de
type solaire, l'entropie(1’entropie
est la quantité physique qui mesure le degré de désordre
d'un système comme, par exemple, la dégradation de
l'énergie) du fluide devient la
variable naturelle pour caractériser l'efficacité,
une convection très efficace est quasi-adiabatique
(sans perte de chaleur).
- Dans la nature, le
transport de L'énergie thermique peut également se
faire par
conduction (contact direct entre un corps chaud
et un corps froid) ou
par rayonnement (énergie transportée par les
photons). Dans les étoiles de type solaire, la
conduction joue un rôle négligeable par rapport au
rayonnement, qui domine du centre jusqu'à 0,71 rayon
solaire, et à la
convection, qui domine entre 0,71 et presque 1 rayon
solaire.
- Simulations
numériques globales
de la convection turbulente solaire
Le Soleil présente un aspect granuleux qui
provient des mouvements
-
convectifs turbulents
transportant la chaleur vers sa surface. Au gré du développement
d'ordinateurs, la résolution utilise les codes
hydrodynamiques modernes atteint aujourd’hui un
maillage de 4.000Km de coté et
1000 km de profondeur, donc proche de l'échelle
spatiale de granulation. Le mouvement convectif
(vitesse radiale/verticale) d'une sphère de gaz en
rotation est représenté à trois instants
successifs.
-
-
Évolution temporelle de la vitesse radiale dans une
simulation globale de Convection par Rotation
- Il
apparaît clairement que les lignes de flots
descendants (en bleu) sont plus étroites que les
larges flots montants (en jaune-rouge). Les cellules
à plus haute latitude évoluent, se mélangent
entre elles et se disloquent par la formation de
nouvelles structures. Aux interstices des lignes de
flots descendants, des
structures cycloniques, qui tournent dans le
sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère
Sud et inversement ans l'hémisphère Nord, sont
visibles. Ces structures, dénommées panaches,
correspondent à des tubes de vorticité intense et
traversent toute la zone convective en profondeur.
Plus près de l'équateur, il faut noter que les motifs
convectifs et plus alignés avec l'axe
de rotation (direction nord-sud), Ces structures
sont également étirées et cisaillées par un écoulement
horizontal à grande échelle: la
rotation différentielle.
-
- Effets
de la rotation
La rotation, de symbole W,
est présente partout dans l'Univers (planètes, systèmes
planétaires, étoiles, galaxies...!. Son effet sur
- un
élément donné (objet solide, fluide...) dépend de
la force centrifuge tend à éloigner tout objet du
centre et de la force de Coriolis déviant tout objet
en mouvement vers sa droite dans l'hémisphère Nord
et vers sa gauche dans l'hémisphère Sud. Plus le
système tournera vite, plus la force centrifuge
dominera, jusqu'à éparpiller complètement l'objet
si son amplitude dépasse la ou les forces de cohésion
internes .
- Les forces de cohésion
internes sont : pour un objet solide les forces
électrostatiques entre atomes et pour une, masse de
fluide, comme une étoile, la force de gravité.
Le Soleil tourne plutôt lentement. Ses mouvements
convectifs sont donc surtout influencés par la force
de Coriolis.
L’effet le plus frappant de cette force est sans
aucun doute la création dans l'atmosphère terrestre
de cyclones. Il
y a alors balance entre le gradient de pression
horizontal et la force de Coriolis: équilibre
géostrophique. à partir d'une
certaine extension spatiale, appelée rayon de Rossby...
sur la Terre les cyclones ont un
rayon d' environ 100 km, au Soleil, ce rayon se situe
entre 10.000 et 30.000 km, Bien sûr, la nature
turbulente des mouvements convectifs dans les étoiles
altère cet équilibre. Par exemple, la circulation méridienne(Circulation
méridienne: écoulement moyen sous forme de cellules
dans le plan méridien
) Pour les étoiles tournant plus
rapidement, la force centrifuge devient importante et
elle tend alors à aplatir l'étoile aux pôles.
- Comprendre
la rotation différentielle solaire
L'observation du Soleil révèle que sa surface
tourne avec une vitesse de rotation qui varie en
- latitude, de 25 jours à l'équateur jusqu'à 35 jours
aux pôles. C'est particulièrement vrai des panaches
convectifs qui sont à l'origine de l'accélération
équatoriale observée dans les simulations qui représente
la rotation différentielle en profondeur et en
latitude accompagnant les mouvements convectifs observés,
révèle, d'une part, que toute la bande équatoriale
tourne plus rapidement et, d'autre part, que la
rotation différentielle ralentit jusqu'à tourner 30
% moins vite aux pôles. Vers 45-70° de latitude, la
rotation est constante le long des lignes radiales,
Cette rotation différentielle est largement à
l'origine de l'advection des cellules convectives vers
la droite à l'équateur et vers la gauche aux
latitudes plus élevées) (cf. marqueurs de la figure
1). Cela démontre que les modèles de
convection turbulente tridimensionnels commencent à
devenir réalistes pour décrire les mouvements aux
grandes échelles observés dans le Soleil. Le profil
de rotation est établi par la redistribution continue
du moment cinétique(
moment cinétique, ou moment de quantité de
mouvement, est le produit ( masse) par( vitesse) et
par ( distance à l'axe de rotation))
contenu dans la coquille convective en rotation. En
particulier, les corrélations des trois composantes
de la vitesse (ou tenseur de Reynolds)
transportent le moment cinétique depuis les
hautes latitudes vers l'équateur, accélérant ainsi
cette portion de la zone convective. Une caractéristique
importante du profil de rotation solaire est qu'il
devient constant dans l'intérieur radiatif, la
transition entre la rotation différentielle et la
rotation solide se faisant très rapidement dans une
zone à très fort cisaillement appelée tachocline.
Cette couche limite est cruciale pour
comprendre la dynamo solaire et il est prévu
d'adjoindre aux simulations de la zone convective
une zone stable la modélisant.
-
-
Rotation différentielle 10-9
Hz de 350 à 500
-
en profondeur r/R
de 0.7à1 et en latitude de 15° à 75°
- lire-(485
/ 414 / 340 ) →
équateur
-
- Propriétés
et rôle du champ magnétique
Le diagramme d’émergence des taches solaires,
d' une succession de bandes se propageant vers
- l’équateur
alternent leurs signes tous les 11 ans, formant ainsi
des ailes de papillons. La conséquence directe
d’une telle observation est que l’axe du champ
magnétique solaire doit forcément s’inverser tous
les 11 ans pour accompagner l’alternance des polarités
« d'où
le
cycle des 22 ans ( + / - / + ) ».
En outre, dans la haute atmosphère solaire
(couronne), des boucles de champ magnétique
apparaissent, se développent sans cesse, produisant
ainsi des éruptions solaires brillantes mais
accompagnées de peu d’éjection de matière. Il
existe aussi des configurations de champ magnétique
très complexes qui sont généralement reliées aux régions
actives rassemblant plusieurs groupes de taches
solaires et possédant de façon prédominante (70%)
une structure en S ou N, selon l’hémisphère considéré.
Dans ce cas, les éruptions sont beaucoup plus
violentes et éjectent du plasma dans le milieu
interplanétaire : ce sont des éjections de
masse coronale. La régularité de l’émergence des
taches solaires contraste avec l’imprévisibilité
de la dynamique de surface du Soleil. Pourtant, elles
sont liées car plus on s’approche du pic
d’activité solaire (5 à 7 ans après le précédent
retournement), plus la fréquence et l’intensité d'éruptions
sont grandes. Ces phénomènes magnétiques
apparaissent dans le Soleil car son gaz est
conducteur. Présence de particules chargées (électrons,
ions) dans le plasma solaire permet l’induction
d’un champ magnétique par les mouvements
convectifs. Cet effet dynamo est à l’origine du
magnétisme observé. Afin de pouvoir comprendre la
diversité des formes que revêt le magnétisme
solaire, il est nécessaire de distinguer les événements
réguliers de ceux qui ne le sont pas. La théorie
actuelle suppose que la dynamo solaire est séparée
en dynamos petite et grande échelle. Le cycle des 22
ans, l’ordre des polarités des taches solaires dite
loi de Hale,
amplification des structures magnétiques parallèles
à l’équateur sont reliés à la dynamo qui est
organisée vraisemblablement dans la tachocline à la
base convective. L’activité irrégulière et le
champ magnétique désordonné (éruptions, points
brillants. . .) sont le résultat de turbulences
convectives.
-
Diagramme papillon d'émergence des tâches solaires
F( T, l ) de 1980 à 2000
- lire
latitude equateur, ± 30°, ±90°... pôle magnétique
sud... pôle magnétique nord ...Renversement
du Pôle Magnétique
-
pôle magnétique nord
pôle magnétique sud magnétisme
0gauss, ±20 gauss, ±40gauss
- Loi
de Hale- Nous voyons la Migration des Tâches
et le renversement de la polarité en 22ans
- La reconstruction du
champ magnétique coronal à partir d’une simulation
tridimensionnelle de la zone convective solaire, révèle
des structures en boucles resserrées, telles les
boucles magnétiques dans la couronne solaire, ainsi
que des lignes de champ s’ouvrant vers l’extérieur,
un peu comme avec les trous coronaux solaires. La présence
d’un champ magnétique fort, créé par l’effet
dynamo, modifie la convection, les courants moyens et
la balance d’énergie du système. Les champs
magnétiques produits apparaissent intermittents et
leurs composantes fluctuantes dominent par 2 ordres de
grandeur les champs moyens globaux. La polarité du
champ magnétique poloïdal (allant d’un pôle à
l’autre) se renverse dans ces simulations mais sur
une période trop courte de 500 jours. En fait, le
champ moyen toroïdal (parallèle à l’équateur) du
Soleil est proportionnellement plus important que dans
les simulations et le renversement se fait tous les
11ans. Les calculs confirment l’idée que de tels
champs sont générés dans une zone cisaillée stable
comme la tachocline. Dans l’avenir, il
deviendra possible de calculer en temps réel un modèle
« météorologique » du Soleil et ainsi maîtriser
plus efficacement les risques liés aux interactions
Soleil-Terre.
-
-
Reconstruction du champ magnétique Coronal
.

- Simulation
tridimensionnelle de Dynamo turbulente de la zone de
convection solaire
- lignes
de camps : en blanc = fermées... en
jaune et violet = ouvertes
- Images
de fond = composante radiale à 0.95(r) du champ
magnétiqye .
-
- Magnétisme
et effet dynamo
Les effets du champ magnétique se
retrouvent dans la plupart des objets célestes, Par
exemple sur Terre, c'est le
- champ dit géomagnétique
qui agit sur l'aiguille des boussoles et l'oriente sur
l’axe nord-sud, Pour le Soleil le champ magnétique
peut être jusqu'à plus de 1000 fois plus intense,
prenant tour à tour la forme de taches solaires d'éruptions,
de protubérances de points brillants... Le magnétisme
de la Terre et du Soleil vient de l'effet dynamo, Cet
effet est la propriété qu'a un fluide conducteur en
mouvement de pouvoir générer par induction un champ
magnétique, S'il n'est pas entretenu, le champ magnétique
diffuse et décroît. Seuls certains écoulements ont
la capacité d'amplifier et d'entretenir le champ magnétique,
ce qui est le cas des turbulences présents dans te
Soleil. En effet, la convection turbulente
associée à la forte rotation différentielle en
profondeur et en latitude dispose des propriétés d'étirement,
de cisaillement et d'enroulement nécessaires au développement
d'un effet dynamo. À la présence d'un champ magnétique
est associée la force de Laplace
qui agit sur les mouvements du plasma comportant des
particules chargées. L'effet de cette force peut être
décomposé en une composante reliée à la tension le
long des lignes de champ magnétique et une autre
associée à un gradient de pression magnétique
perpendiculaire aux lignes de champ magnétique. Comme
pour la rotation, il est possible de trouver des états
d'équilibre entre gradient de pression et champ magnétique,
voire avec la force de Coriolis
dans le cas d'un système tournant comme le Soleil. Léquilibre
magnétostrophique. mais let degré
de turbulence dans les couches externes du Soleil
modifie cet équilibre.
- d'après
Allan
Sacha Brun
Direction des sciences de la matière
-
- La
fusion par confinement magnétique...Voir
ITER dans Énergie
- Une
fois que l'énergie électromagnétique des
faisceaux lasers ultraviolets pénètre à l'intérieur
de la cavité, où elle est convertie en rayonnement
X caractéristique d'une température de quelques
millions de degrés, plusieurs types de plasmas de
caractéristiques différentes sont produits.
L:ablation de l'or du Hohlraum produit le
"plasma de cavité", tandis que celle de
la coquille de la cible de DT produit un plasma
moins dense, lancé en détente violente. C'est
naturellement à l'intérieur même de la capsule en
implosion que sont produits les plasmas les plus
denses et les plus chauds. L:allumage des réactions
thermonucléaires élève finalement la température
du plasma de fusion à environ un milliard de degrés.
Les régions hachurées correspondent au domaine qui
pourra être exploré par la Ligne d'intégration
laser, prototype du Laser Mégajoule. Sont également
portés sur cette figure l'ordre de grandeur du
temps de vie des plasmas de chaque domaine caractéristique
[ns = nanoseconde, ps = picoseconde), et deux
droites d'égale pression (isobares) permettant de
situer le domaine de pression compris entre 10
gigabars [Gbar) et 1 térabar (Tbar). Le trait
diagonal rouge représente les caractéristiques des
plasmas rencontrés dans le Soleil, depuis sa
surface (la photosphère) jusqu'au cœur. à noter
que les plasmas de fusion par confinement inertiel
sont un peu plus denses que le cœur du Soleil et également
plus chauds.
-
-
-
- Premier
organisme capable de réaliser la photosynthèse
les cyanobactéries apparurent
dans l'océan primordial du Précambrien il y a plus de
- trois milliards d'années. En utilisant l'énergie
solaire, elles produisirent de l'oxygène qui s'accumula
lentement, entraînant une véritable "révolution
dans l'évolution", L'enrichissement en oxygène de
l'atmosphère primitive conduisit à la création de la
couche d'ozone, qui protège la Terre des rayons
solaires ultraviolets provoqua des modifications du
climat et de composition de croûte terrestre, Ces
changements ont permis une colonisation des continents
par de nouvelles formes de vie animale et végétale,
Les végétaux, qui fabriquent leur matière organique
à partir de substances minérales qu'ils puisent dans
le sol ou dans l'eau, sont capables de se développer
dans les endroits les plus reculés du globe et même
sur des sols pollués.
-
- Photosynthèse
produit d'oxygène
chimie verte enclenchée par l'énergie solaire
-
-
Fermenteur de culture de cyanobactérie
- Étude
biophysique sur la photosynthèse. L'intensité de la lumière
à laquelle ces organismes sont exposés
- augmente au
fur et à mesure du cycle de croissance. le liquide est
centrifugé pour récupérer les cellules.
- les enzymes
photosynthétiques intéressantes seront isolées et
purifiées grâce à l'utilisation de détergents.
- des
organismes mutants peuvent également être cultivés
- La photosynthèse est le
processus biologique mis en œuvre par les plantes, les
algues et certaines bactéries pour convertir l'énergie
lumineuse en énergie chimique indispensable aux espèces
vivantes (encadré E, Le processus de photosynthèse, p.
90), La partie photophysique du processus correspond à
l'absorption de l'énergie solaire par les chlorophylles,
le colorant vert des feuilles des végétaux, Au sein de
la cellule végétale, les chlorophylles sont portées par
des protéines membranaires et sont organisées en réseaux
collecteurs, les antennes, pour que, d'une part, le plus
grand nombre de photons puissent être absorbés et que,
les chlorophylles excitées électroniquement par
l'absorption d'un photon transfèrent cette excitation de
proche en proche vers une chlorophylle spécialisée P,
à qui l'environnement protéique confère des propriétés
particulières, Dans Fermenteur de culture de cyanobactéries
servant aux études biophysiques sur la photosynthèse.
L'intensité de la lumière à laquelle ces organismes
sont exposés augmente au fur et à mesure du cycle de
croissance. Le liquide est centrifugé pour récupérer
les cellules. Les enzymes photosynthétiques intéressantes
seront isolées et purifiées grâce à l'utilisation de détergents.
Des organismes mutants peuvent également être cultivés.
son état excité, cette chlorophylle P
doit se débarrasser d'un électron. Il se produit donc
une réaction photochimique
donnant naissance à deux espèces radicalaires de charges
opposées et extrêmement réactives, Ces radicaux sont
ensuite utilisés dans des réactions chimiques nécessitant
une quantité importante d'énergieÉtudes
Préalables des Voyages Spatiaux !
- La vie sur Terre est basée
sur la chimie du carbone, dont la Source est le gaz
carbonique ou dioxyde de carbone (C02).
Pour devenir utilisable dans les réactions biologiques,
il doit être "énergisé';, c'est-à-dire
emmagasiner des électrons e- et des protons H+
pour compenser les charges négatives. Les électrons à
haute valeur énergétique sont ceux originellement cédés
par la chlorophylle P.
Pour que le système fonctionne, il est indispensable que
P récupère chaque électron . Les organismes
photosynthétiques ont résolu ce problème dans
l’histoire de l'évolution, il y a plus de trois
milliards d’années, en développant l'astuce qui changé
le monde ils
ont pris les électrons à l'eau. Apparition
de l'oxygène : cataclysme écologique Prendre
des électrons à l'eau (H2O)
a eu pour conséquence de produire du
dioxygène (02) et des protons. Pendant
une longue période, après l'apparition de la photosynthèse,
la concentration d'02
dans l'atmosphère est restée très faible en
raison de la forte capacité des minéraux à le piéger.
Cet événement dans l’histoire de la Terre est
clairement enregistré dans les couches géologiques
riches en oxyde de fer (Fe203)
jusqu'à environ -
2,5 KM.ans( http://www.ac-montpellier.fr/ressources/99/99en0328.html).
Après saturation des minéraux en oxygène, celui-ci
s'est alors répandu dans l'atmosphère avec conséquences
majeures. Jusqu'à cette période, la quantité oxygène
rencontrée par les espèces vivantes était faible. Les
quantités issues de la
photosynthèse étaient d'un tout autre ordre de grandeur,
au point de devenir un poison pour les espèces vivantes
Pour celles qui ont survécu, la présence d’O2
a été mise à profit dans un nouveau processus énergétique:
un type de respiration avec O2 comme accepteur
terminal des électrons. Les
molécules carbonées riches en énergie produites par la
photosynthèse sont devenues le combustible, et le
déchet O2 le comburant. Ce type de
respiration, d'un bon rendement énergétique, a favorisé
le développement organismes multicellulaires puis de
formes vivantes plus complexes. Sous
l'effet du rayonnement ultra-vioIet (UV) solaire,
l'apparition d'02 a eu comme conséquence l'accumulation
d'ozone dans les couches supérieures de l'atmosphère,
protégeant ainsi les espèces vivantes des effets
dommageables des radicaux libres engendrés par le
rayonnement UV. Ce
filtre naturel anti-UV permit pour la première fois à la
vie de sortir "au grand air': Ce sont les espèces
photosynthétiques qui sont
responsables de la création et maintien des
conditions nécessaires à la vie sur Terre, telle que
nous la connaissons. Pareille réussite tient au
peu de besoins : de soleil, d'eau et de gaz carbonique.
- RPE.
Résonance paramagnétique électronique
- dans un champ magnétique intense, pour l'étude des
radicaux libres en photosynthèse et en biologie
- Elle Permet de Caractériser les espèces radicalaires
formées lors des réactions photochimiques se
produisant au cœur du photosystème II.... l'enzyme productrice d'oxygène
-
- L'apparition d'oxydation photosynthétique
de l'eau est l'événement le plus important vécu par
notre planète. Elle produit, et continue de produire,
l'oxygène que nous respirons. Elle a permis le développement
de formes vivantes multicellulaires et a modifié les
caractéristiques physico-chimiques de la Terre
-
- Apport
d'énergie photosynthétique dans le développement humain
La photosynthèse reste la principale source
d'énergie pour l'homme. Notre nourriture vient de
l'agriculture, dont seule la photosynthèse autorise le développement,
soit directement (végétaux), soit indirectement (viande
d'herbivores). L'énergie fossile dérive entièrement
d'anciens organismes photosynthétiques. La biomasse
constitue une source importante d'énergie. Comprendre
les mécanismes physiques et chimiques de très haut
rendement de la photosynthèse permet d'imaginer des systèmes
artificiels photocatalytiques efficaces.... dans nos
Vaisseaux Spatiaux !
-
- Les
mécanismes au cœur de l'enzyme
La photochimie chlorophyllienne, le
transfert des électrons et l'oxydation de l'eau ont lieu
dans la même enzyme productrice
d'oxygène, un complexe appelé photosystème
II ou centre réactionnel
PSII ou
encore eau-plastoquinone
oxydoréductase. Cette enzyme verte est constituée
d'une association de plus de vingt protéines enfouies
dans une membrane lipidique. Toutes les réactions
photochimiques importantes prennent place dans deux de ces
protéines dans lesquelles se trouvent les chlorophylles
spécialisées et les pigments nécessaires à la séparation
des charges. Le mécanisme se déroule ainsi: la
chlorophylle est excitée par la lumière et, dans les
quelques millionièmes de millionième (l0-12
s) suivant, une séparation de charges se produit. La
chlorophylle excitée a donné un de ses électrons à une
autre molécule, une phéophytine qui est une chlorophylle
sans atome de magnésium dans son centre, La paire formée,
c'està-dire le pigment avec un électron supplémentaire
et la chlorophylle ayant perdu le sien, contient
pratiquement toute l'énergie de la lumière. Si
ces espèces chargées étaient seules, elles réagiraient
entre elles. L'électron reviendrait sur la chlorophylle
et l'énergie lumineuse absorbée serait réémise sous
forme de chaleur ou de lumière de plus faible énergie,
c'est-àdire plus rouge: c'est le phénomène de
fluorescence. Au lieu de cela, les pigments
donneurs et accepteurs d'électrons sont positionnés dans
la protéine de façon à ce que les charges positives et
négatives migrent en sens opposé tout au long de la chaîne
des transporteurs d'électrons. Dans les quelques millionièmes
(10-6 s) qui suivent la séparation de charges,
les réactions de transfert d'électron se produisent et
les deux charges (positive et négative) se retrouvent
dans des régions distantes de la protéine à l'opposé
l'une de l'autre. Cet état est stable quelques secondes,
contient encore la moitié de l'énergie lumineuse
excitatrice. Cette énergie est d'environ 1 électronvolt
stocké par photon. La
plupart de ces réactions fonctionnent encore à la température
de l'hélium liquide, - 269°C, presque le plus
froid qu'il est possible d'atteindre. Le pourcentage
de l'énergie solaire stockée par l'enzyme n'est pas
mauvais pour une cellule photovoltaïque qui effectue à
la fois de la chimie et de l'électronique à l'état
solide. L'oxydation
de l'eau requiert l'extraction de quatre électrons de
deux molécules d'eau et donne naissance à quatre protons
et une molécule d'oxygène gazeux. Or,
la séparation des charges photo-induite engendre une
seule charge positive capable, en principe, d'arracher
seulement un électron à l'eau.
Pour l'oxydation de l'eau, il faut donc 4 séparations
de charges pour produire les 4 charges positives. Le
photosystème 11 s'est développé pour stocker ces 4
charges positives. Pour cela, il utilise un groupe de
quatre ions manganèse associés à un ion calcium (Mn4Ca).
-
Les cyanobactéries , des organismes
de choix pour les recherches sur
la photosynthèse
| Les cyanobactéries
sont à l'origine de l'oxygène planétaire. Elles
illustrent l'extrême adaptabilité des organismes
photosynthétiques, la cyanobactérie thermophile
Thermosynechococcus elongatus (Telongatus) est
particulièrement intéressante, Elle a été découverte
à Beppu au Japon dans une source chaude. Dans cette
espèce, l'enzyme productrice d'oxygène (photosystème
II, PSII ) est beaucoup plus stable que celle des
plantes, bien qu'elle lui soit pratiquement
identique, Très récemment, son génome a été
entièrement séquencé, Cette cyanobactérie est
considérée comme étant semblable aux premiers
organismes qui ont acquis la capacité d'oxyder
l'eau, l’enzyme a peu changé au cours de l'évolution,
Cette cyanobactérie peut être cultivée en boîte
et son ADN manipulé, Des techniques appropriées
d'ingénierie des protéines ont permis d'établir
un protocole de purification de L'enzyme PS.II,
C'est un complexe membranaire de 300 kDa (1dalton
=1,66.10-27 kg) avec au moins 17
sous-unités. Il contient au moins 13 cofacteurs (
petites molécules organiques ou ions inorganiques
liés à une protéine, participant à sa structure
et le plus souvent nécessaires à son activité,
Dans le photosystème II, les principaux cofacteurs
impliqués directement ou indirectement dans le
transfert des électrons sont des chlorophylles, des
phéophytines, des plastoquinones, des ions manganèse
et calcium
) actifs dans Le transport des
électrons et plus de 35 chlorophylles, La stabilité
du PS.II purifié est tout à fait favorable à la réalisation
d'expériences d'enzymologie dans lesquelles des
contraintes biochimiques extrêmes peuvent être
mises en œuvre pour piéger des états intermédiaires
dans les réactions clés de l'oxydation de l'eau,
structure tridimensionnelle de cette enzyme a été
récemment élucidée.
Ainsi, parce que l'on connaît son génome,
parce que son enzyme PS.II est facilement
manipulable, et parce que l'on en connaît sa
structure tridimensionnelle, la cyanobactérie T.
elongatus est un organisme de choix pour Recherche
de Photosynthèse Je
ne le dirai jamais Assez, le Paradis de l'Homme
n'est pas le Pouvoir par la Violence, c'est l'Osmose
de l'Amour dans la Connaissance. Vous donnez un
Poisson à votre Esclave pour Faire votre
Travail.... Mais Vous lui Apprenez à Pécher pour
Participer Ensemble ! |
- Lire-
Kamya
& Shen 2002...
a.. b.. c.. d... D1,D2 .
-
- en
(a), source chaude à Beppu, au Japon,
dans laquelle a été trouvée la cyanobactérie
T. elongatus, Ses cellules peuvent croître
sur boîte de Pétri et en milieu liquide
- en
(b) et En (c), vues transversale et
longitudinale par microscopie électronique
d'une cellule, De forme très allongée, elle
est remplie de membranes lipidiques qui
portent les protéines contenant les
chlorophylles et les autres protéines impliquées
dans la machinerie énergétique (encadré E,
le processus de photosynthése, p, 90).
- en
(d), structure du cœur du PSI! obtenue
par cristallographie par rayons X, l’enzyme
productrice d'oxygène contient plus de vingt
protéines différentes, Les deux sous-unités
centrales ID, et D2) renferment tous les
cofacteurs importants et sont le siège des réactions
photochimiques et catalytiques
|
Approfondir
les connaissances de l'étape catalytique
Des décennies de recherches en biologie, en
chimie et en physique dans des dizaines d'universités et
centres de recherche, souvent parmi les plus prestigieux
dans le monde, ont fourni une vision détaillée de
l'enzyme productrice d'oxygène. L'identification de différents
partenaires, des protéines aux pigments, a nécessité
des études de biochimie, biologie moléculaire et
spectroscopie. Ces mêmes disciplines, avec l'aide de la
modélisation moléculaire, de considérations sur l'évolution
et plus récemment de la cristallographie
tridimensionnelle par rayons X, ont apporté les
informations structurales. Le modèle mécanistique
du transfert d'électrons et l'oxydation de l'eau découle
d'études spectroscopiques détaillées et de mesures
biophysiques et, en ce qui concerne le complexe
Mn4Ca, de contributions de la chimie inorganique.
- Fig1-Réaction
photochimique et catalytique au Cœur du Photosystème
II PheoD2,
PD2 ,ChlD2
,TyrD...
D2
- Lire-
Fe... 2H+... PQ, PQH2...
2H20, 02+4H+Fig2
- La lumière
est absorbée par les Chlorophylles (CHl et P dans les
protéines D1 et D2). l'une d'elle
Chlo donne un électron à une phéophitine Pheo,
- formant une
paire de radicaux de charge opposé Cnl+, Pheo. La
paire chlorophile P cède un électron à Chl+,
et Pheo- en transfère un à la
plastoquinone PQA,
- les
transferts d'électrons suivants conduisent à l'oxydation
du complexe Mn4Ca et à la réduction de la seconde
plastoquinone PQ8
- il faut noter
une tyrosine, un des vingt acide aminés constituant les
protéines, a un rôle de transporteur d'électrons en séquence
: en effet la tyrosine Tyrz donne
- un électron
à P+ et oxyde ensuite Mn4Ca. En fin de séquence
la plastoquinone PQ8 doublement réduite fixe 2
ions H+ et quitte le PSII pour diffuser dans la membrane
sous forme de PQH2
-
- Fig2- Tyrosine,
Histidine, 2H2O, complexe Mn4Ca, H, O, Mn, Ca
PQ8,PheoD1...
PD1...
ChlD1...
Tyrz...
D1...
Mn4
- Structure
cristallographique de la tyrozine Tyrzet du
site catalytique Mn4Ca oxydé de l'enzyme ferreira et al
Science 2004. Bien que cette Structure représente une
avancée remarquable dans la connaissance du Photsystème
II, elle ne permet ni d'Expliquer comment l'eau est oxydée,
ni de définir les positions des deux molécules
d'eau avant leur oxydation. cette figure fait l'hypothèse
où les molécules d'eau seraient susceptibles de se lier
au calcium et au manganèse adjacent. Cette hypothèse
implique que la tyrosine Tyrz pourrait arracher
les électrons et les protons à l'eau dans l'étape
catalytique. L'oxydation de la tyrosine ne peut se faire
que si elle éjecte son proton. C'est l'histidine (acide
aminé) voisine qui le capture.
Il apparaît que la partie
photochimique de l'enzyme est mieux connue que la chimie réalisée
par le site catalytique. L'arrangement structural des métaux
qui le constituent vient seulement d'être publié en février
2004. Ceci est un progrès considérable mais un travail
important reste à accomplir avant de connaître les
structures du complexe Mn4Ca dans ses différents états
d'oxydation. Néanmoins, les spectroscopistes et
biologistes moléculaires peuvent se focaliser sur la
compréhension du mécanisme chimique basé sur la
structure tridimensionnelle. De plus, avec cette
structure, les chimistes, vont mettre au point des
catalyseurs biomimétiques.
Processus
de Photosynthèse
La photosynthèse est le processus
biologique par lequel l'énergie solaire est utilisée par
des cellules vivantes pour leurs besoins énergétiques.
Ce phénomène très complexe est réalisé par les
plantes mais aussi par les algues et par de nombreuses
bactéries. Parmi ces dernières, les cyanobactéries
mettent en œuvre le même type de photosynthèse que les
plantes et les algues, qui les rend capables d'oxyder
l'eau et de dégager de l'oxygène, Ces organismes
photosynthétiques sont autotrophes: ils synthétisent
leur matière organique à partir de substances minérales
qu'ils puisent dans le sol ou dans le milieu aquatique
(eau et sels minéraux) Soit une formulation symbolique de
cette photosynthèse dite oxgénée est la suivante :
ô
n(CO2 gaz
carbonique
+H2O eau)
+ énergie solaire Þ
(CH2O)n
glucide
+ n O2 oxygèneô
Ensemble
d'étapes de la photosynthèse se déroule dans les
chloroplastes, organites internes des cellules végétales
Les chloroplastes, de même que les cyanobactéries,
contiennent des membranes spécialisées dans lesquelles
se trouvent toutes les structures moléculaires nécessaires
aux premières étapes de la photosynthèse, Ces membranes
sont organisées en structures fermées (sortes
de vésicules aplaties nommées thylakoïdes dans les
chloroplastes) La lumière solaire
visible est absorbée par des molécules colorées:
principalement des chlorophylles, le pigment universel de
la photosynthèse, et diverses molécules qui diffèrent
selon les organismes (caroténoïde,
phycobiline, phycocyanines). Ces
pigments photorécepteurs sont fixés sur des protéines,
elles-mêmes incluses pour la plupart dans la membrane
photosynthétique. Ces protéines et leurs pigments sont
associés en vastes ensembles regroupant environ 300
chlorophylles, et appelés photosystèmes,
Chacun est organisé autour d'une zone centrale, le centre
réactionnel, dont le cœur est une paire spécialisée de
molécules de chlorophylle. Seule cette paire est
chimiquement réactive. Elle reçoit, sous forme
d'excitation électronique, l'énergie des photons
solaires captés par l'ensemble des pigments du photosystème.
Ces derniers ont donc une fonction d'antenne collectrice
et une fonction de transfert d'énergie électronique,
Ainsi excitée, la paire "spéciale" de
chlorophylles est capable de transférer un électron à
une succession de sites accepteurs et donneurs d'électrons
présents dans le centre réactionnel.
Elle est nommée "donneur
primaire d'électrons". Les transferts d'électrons
sont précisément organisés au sein de la membrane
photosynthétique pour aboutir, d'une part, à la réduction
chimique d'un composé, le
nicotinamide adénine dinucléotide phosphate (NADP+).
par une enzyme, la (NADP-)réductase,
aussi appelée FNR.
et, d'autre part, au stockage de
protons H+dans l'espace intérieur des thylakoïdes.
Le potentiel d'énergie chimique résultant de cette différence
de concentrations des protons entre les deux faces de la
membrane photosynthétique est utilisé par une protéine
membranaire, l'(ATP-) synthase, pour synthétiser
de l'adénosine
triphosphate (ATP). dont l'hydrolyse ultérieure
libérera de façon contrôlée l'énergie chimique ainsi
stockée. Au total, l'énergie des photons solaires est
convertie en deux formes d'énergie chimique, dans le (NADP+)
réduit (NADPH) et dans
l’ATP.
- Les organismes photosyntétiques
capables de dégager l'oxygène possèdent 2 types bien
distincts de photosystème appelés 1 et II. Associés
dans la même membrane photosynthétique, ils couplent énergétiquement
leurs deux réactions photochimiques sur la chaîne de
transferts d'électrons qui va de l'oxydation
de l'eau en oxygène à la
synthèse de NADPH et d'ATP. Ils travaillent ainsi
énergétiquement en série Étapes
membranairescessus de photosynthèse se déroulant dans
les plantes vertes, algues, cyanobactéries
- Lire- PSII...
cytb6f ... Fd... NADP+ NADPH...
FNR... ADP+Pi... ATPPQ...2H20...
4H++02...
Pc... PSI... 3H+ / ATP-synthase
Le photosystème II, PSII,
a un donneur primaire d'électrons nommé P680 (cette
paire de chlorophylles absorbant la lumière à 680 nm).
Le départ photo-induit d'un électron laisse le P680
porteur d'une charge positive, donc dans un état oxydé.
Pour ramener le P680 à son état neutre et permettre un
nouveau cycle photochimique, il va s'opérer au niveau
de PSII une étape majeure de la photosynthèse, la
photolyse de l'eau :
ô
2
H20 (eau)
ÞO2
(oxygène)
+ 4 H+ (protons)
+ 4 e- (électrons)
ô
- Les électrons issus de la
photolyse de l'eau sont transférés jusqu'au P680,
et de l'oxygène gazeux est libéré. Les électrons
arrachés au P680
circulent jusqu'au photosystème
l, PS.I, par une suite de réactions d'oxydo-réduction
faisant intervenir des transporteurs d'électrons liés au
cœur du PS.II (Photosynthèse
et production d'oxygène). Ils quittent le PS.II
sous la forme de plastoquinones doublement réduites PQH2
qui diffusent dans la membrane, et transfèrent ce
pouvoir réducteur à un cytochrome
membranaire ( cyt b6f
) puis à une
plastocyanine Pc, petite protéine soluble
contenant du cuivre. Quand l'électron transmis par
le PS.II par l'intermédiaire de la Plastocyanine atteint
le PS.I, il
remplace L'électron perdu par le donneur primaire P700
de ce photosystème qui a également été excité
indirectement par un deuxième photon. L’électron cédé
par le PS.I
va suivre une chaîne de transporteurs au sein du centre réactionnel,
pour être finalement transféré à une ferrédoxine
( Fd ), petite protéine contenant du fer. L’électron
est alors transmis à la (NADP-) réductase,
qui réduit le (NADP+) en (NADPH).
-
- Éclairement
Échantillon Photosynthèse II
-
Enzyme productrice d'oxygène
- L'utilisation
des basses températures Piège un état intermédiaire de
réaction photochimique
L’énergie chimique ainsi
produite par les processus membranaires de cette
photosynthèse, va rendre possibles Les réactions de
synthèse de molécules organiques (dont celles de
glucides) au sein de La cellule. Ces réactions, qui
exigent un apport d'énergie et se déroulent en phase
aqueuse, forment Le
cycle
de Calvin.
Dernière
étape de la photosynthèse met en œuvre (ATP) et le
(NADPH) engendrés par réaction membranaire. La réaction
principale de fixation carbone, dans Laquelle un atome de
carbone inorganique est converti en Corganique. se déroule
ainsi: le CO2 atmosphérique réagit avec, le (ribulose
1.5-diphosphate) un sucre ou RuBP. et de l'eau pour donner
deux molécules de 3-phosphogLycérate, Cette réaction de
fixation du carbone est catalysée par une enzyme
volumineuse, la ribulose di phosphate carboxylase ou
Rubisco. Les autres étapes du cycle aboutissent à la, régénération
du RuSP. Pour chaque molécule de CO2 convertie en
glucide. trois molécules d'ATP et deux de NADPH sont
consommées. L’équation globale du cycle de Calvin est
donc
|
3CO2+9ATP+6NADPH+eau
Þ
glycéraldéhyde3-phosphaté+8Pi+9ADP
+ 6NAD P+ |
Pi phosphate inorganique
ADPadénosine
diphosphate
Le
glycéraldéhyde3-phosphaté va se transformer
en saccharose et en amidon, réserves
d'énergie des cellules végétales,
La Rubisco est une
enzyme bifonctionnelle, également
capable de fixer l'oxygène O2 Cette réaction
donne naissance à du 2-phosphoglycolate, qui n'entre pas
dans Le cycle de Calvin, Elle paraît donc inutile pour la
plante. Elle
déclenche un processus complexe appelé photorespiration,
qui a pour but de consommer le 2-phosphoglycolate. Certains
végétaux. tel le maïs, ont développé des structures
foliaires et des voies biochimiques qui concentrent le CO2
près de la Rubisco et limitent ainsi son utilisation
d’oxygène,
- Optimiser
les recherches avec deux objectifs majeurs
La photosynthèse joue le premier rôle
dans la création et le maintien de la biosphère. Elle
est aussi à l'origine de l'apport d'énergie au monde
vivant. Par ailleurs, les recherches dans ce domaine
constituent un moteur pour la biophysique en général. De
plus, ce domaine a fourni les
protéines membranaires (prix Nobel en 1988), pour la
théorie du transfert des électrons (prix Nobel en 1992),
pour la chimie des
acides aminés à l'état radicalaire, pour la
chimie des complexes multinucléaires à base de manganèse
et pour la
catalyse oxydante de l'eau. L'importance de la photosynthèse
en agriculture ne se situe pas seulement à un niveau
fondamental, mais concerne également l'effet des
herbicides. L'enzyme photosystème II est la cible
de nombreux herbicides commerciaux et son fonctionnement
peut représenter une étape limitante dans la croissance
des plantes. En outre, la photosynthèse est au cœur de
préoccupations écologiques comme les puits de carbone(présent
dans notre environnement sous diverses formes, le carbone
est stocké dans l'atmosphère, l'océan, les sols, la végétation
et les animaux. Il fait l'objet de nombreux échanges
entre ces compartiments... La biomasse et l'océan qui
absorbent le carbone sont appelés puits de carbone
) ou le blanchiment des coraux dû au réchauffement
des océans. Il ne s'agit ici que de quelques exemples.
- La photosynthèse comme
source d'énergie, avec deux objectifs majeurs: le
"photobiohydrogène", c'est-à-dire la
production d'hydrogène par les organismes photosynthétiques,
et le développement
de systèmes photosynthétiques artificiels. Chez
certaines espèces photosynthétiques, les électrons
extraits de l'eau, normalement servent à réduire le CO2
en sucres, peuvent être utilisés pour réduire les ions
H+ en hydrogène gazeux (H2). À
Grenoble, au sein de l'Institut de biologie structurale Jean-Pierre
Ebel (CEA/CNRS/Université Joseph
Fourier), travaillent des experts mondiaux de
l'enzyme qui produit l'hydrogène. Le
Service de bioénergétique de Saclay est spécialisé
dans l'enzyme oxydant l'eau et tous les processus qui
participent à la migration des électrons riches en énergie
vers le site où ils seront utilisés par l'enzyme
productrice d'hydrogène. Le
CEA de Cadarache abrite des experts du métabolisme végétal
et d'autres aspects physiologiques de ces processus, Des
efforts sont en cours pour coordonner et optimiser les
recherches afin de mieux comprendre comment des espèces
photosynthétiques tirent parti de l'énergie lumineuse
pour fabriquer de l'hydrogène et de l'oxygène à partir
de l'eau. Le
Service de bioénergétique de Saclay collabore également
avec un laboratoire de chimie inorganique de l'Université
d'Orsay, un Laboratoire de recherche correspondant (LRC)
du CEA, sur la mise au point de systèmes photosynthétiques
artificiels mimant le système biologique.
Le but ultime est le développement de catalyseurs "photoactivables"
réalisant l'oxydation de l'eau et la production d'hydrogène.
L'étude en parallèle
du modèle biologique et de systèmes chimiques en mettant
en œuvre de nouvelles méthodes physiques est le meilleur
atout dans cette recherche.
Il est envisageable que le processus biologique qui
fournit l'énergie au monde vivant et qui est à l'origine
des énergies fossiles puisse être utilisé comme une
source d'hydrogène, le vecteur énergétique du futur.
-
- Une
Recherche Pluridisciplinaire
Dans le monde entier, le développement de
nouvelle méthode biophysique a souvent été associé aux
recherches en photosynthèse. C'est particulièrement vrai
pour la spectroscopie cinétique rapide d'absorption après
des flashes laser, certaine spectroscopie dans
l'infrarouge et spectroscopie vibrationnelle en général,
et les spectroscopies de résonance magnétique. Le
Service de bioénergétique du centre de Saclay a joué un
rôle majeur dans l'étude de la biophysique de la
photosynthèse et est internationalement renommé pour
toutes ces méthodes. Sa force vient, d'une part, de
l'utilisation synergique de toute la gamme 'des techniques
biophysiques centrées sur un problème particulier et,
d'autre part, de sa maîtrise à la fois du
"bio" et du "physique" dans le terme
biophysique, En fait, il regroupe non seulement des
physiciens mais aussi des physicochimistes, des
biochimistes, des biologistes moléculaires et des
physiologistes.
Outre les chercheurs du CEA, CNRS (Centre
national de la recherche scientifique), Inra
(Institut national de la recherche
agronomique)
de l'Université, ainsi que de nombreux étrangers
travaillent ensemble sur ce sujet fascinant. Les
recherches au centre de Saclay sur des thèmes comme la réparation
de l'ADN, la production d'hydrogène, les stress oxydants,
les processus impliqués dans le vieillissement et
certaines maladies bénéficient toutes de l'expertise
acquise en photosynthèse.
-
- Mise
en place Échantillon
par spectroscopie
- RPE
résonance paramagnétique électronique
-
Complexe MN4Ca
du Photosystème

- température
-269°C de l'Hélium liquide.
- Remerciements
à Renée Gobin, Diana Kirilovsky, Miwa Sugiura, Jean-Marc
Verbavatz, Sun Un, Marc Lutz et Pierre Legrain
- URA CNRS 2096 Direction
des sciences du vivant CEA centre de Saclay
- d'après A.
William Rutherford et Alain Boussac
Service de bioénergétique
-
- La
phytoremédiation
-
- ou
quand le Soleil aide à dépolluer les sols
Grâce à la photosynthèse, les plantes ont
pu coloniser de nombreux
territoires. Cette biodiversité permet aux plantes
de pousser sur des sols variés, y compris pour dépolluer
les sols contaminés en métaux lourds toxiques pour la
santé humaine.
-
-
Technique de phytoremédiation
- Sélection d'une plante Transgénique
exprimant le Gène YCF1
- grâce à
l'Utilisation de ses Propriétés de résistance à un
marqueur de sélection.
- Des études
visent à doter certaines plantes d'une capacité accrue
d'accumulation des métaux lourds.
- Ces
métaux constituent aussi le site de fixation des deux molécules
d'eau: le site catalytique de l'enzyme.
- Le
mécanisme réactionnel dans le site actif reste très mal
connu et de nombreux efforts de recherche sont mis en œuvre
pour son élucidation..
- L’impact des activités
industrielles et agricoles sur l'environnement ne cesse de
croître depuis la révolution industrielle. Alors que de
nombreuses molécules organiques peuvent être dégradées,
les métaux lourds contaminant les sols et les eaux posent
un problème de santé humaine, notamment du fait de leur
entrée dans la chaîne alimentaire. Á l'origine, ces métaux
lourds sont naturellement fixés dans les roches, mais les
activités humaines affectent leurs répartitions et leurs
formes physico-chimiques. Ainsi, si une partie des métaux
lourds se retrouve directement dans les sols et les eaux,
l'essentiel est d'abord émis dans l'atmosphère puis
dispersé parfois très loin de la zone d'émission. Un
récent rapport parlementaire(Rapport
2979 de l'Assemblée nationale. Les effets des métaux
lourds sur l'environnement et la santé, par Gérard
Miquel..avril 2001). indique que les rejets
de métaux lourds en France sont de deux types: physiques
et atmosphériques. Les rejets physiques concernent
essentiellement le plomb et le cadmium. Ils sont dus aux
activités métallurgiques et minières ainsi qu'au sort
des produits en fin de vie tels que les batteries
d'automobiles chargées en plomb (75.000 tonnes/an). Les
rejets atmosphériques touchent tous les métaux et représentent
des masses importantes qui se chiffrent par dizaines
Tonnes (mercure, arsenic, cadmium), par centaines (chrome)
ou par milliers (plomb).
Ce n'est qu'une Question de Profit et/ou de
Civisme !
-
- La
plante, une pompe à nutriments et à polluants
Profit
et Civisme étant TABOU, l'idée simple de
la bioremédiation, permet l'utilisation d'organismes
vivants tels que les bactéries, champignons ou plantes
pour aider à "nettoyer" l'environnement. Grâce
à la photosynthèse, les végétaux n'ont besoin
d'assimiler que des substances minérales du sol pour
vivre, la source carbonée étant tirée de l'atmosphère
sous forme de CO2.
- Des organismes
sont capables de coloniser de nombreux biotopes(ensemble
d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique déterminé-uniforme
hébergeant flore et faune spécifiques.) au
sein d'un sol, d'explorer de grandes surfaces contaminée
en profondeur, écologiquement et économiquement sans
faire appel aux stratégies classiques d'excavation et de
traitement chimique des sols. La
phytoremédiation bénéficie du fait que la plante, véritable
usine photochimique dont les panneaux solaires seraient
les feuilles, se comporte comme une pompe à éléments
nutritifs (nutriments) minéraux et métaux lourds. Grâce
à la lumière du Soleil, la photosynthèse se déroule
dans les feuilles pour casser les molécules d'eau
provenant du sol et libérer dans l'atmosphère de l'oxygène
tandis que l'hydrogène se fixe au gaz carbonique absorbé
par la feuille pour donner des sucres.
L'énergie issue des sucres de la plante permettent au végétal
d'extraire du sol par ses Racines, ses nutriments et minéraux
nécessaires... Ce
flux d'évapotranspiration Pompe l'eau du Sol,
indirectement concentre aussi certains métaux lourds tels
que le cadmium, le plomb, le chrome, l'arsenic. (l'eau
s'évapore par les stomates des feuille, par où entre le
gaz carbonique. cette perte d'eau crée une force de
succion qui fait remonter des racines davantage de sève,
formée d'eau et d'éléments minéraux)
L'acquisition de ces nutriments se fait au travers de transporteurs
membranaires, des protéines spécialisées
dont la sélectivité n'est pas parfaite. Ainsi,
deux cations homologues (aux propriétés
physico-chimiques proches) comme l'ion calcium Ca2+
et l'ion cadmium Cd2+ peuvent être
"confondus" par la plante qui charge alors
indifféremment le Ca2+, métal indispensable
à la vie en fonction de ses Besoins, ou le Cd2+,
toxique environnemental... par Erreur !
-
- Comment
la plante piège le polluant et le rend moins toxique
Une fois introduit dans la cellule végétale,
le métal lourd va développer une toxicité liée à sa
faible solubilité, à son pouvoir oxydant et/ou à sa
faculté à remplacer des métaux biologiques. La parade
mise en œuvre par les plantes au cours de l'évolution
consiste à rendre plus solubles ces métaux en modifiant
leur forme chimique, en les associant à des peptides
(glutathion, phytochélatines...), puis à déplacer les
complexes ainsi créés à l'aide d'autres transporteurs
dans un compartiment où ils seront piégés et où leur
toxicité sera moindre: la
vacuole,
très grande vésicule entourée d'une membrane unique et
occupant jusqu'à 90 % du volume cellulaire, sert de
"poubelle" à la cellule végétale. Les
transporteurs de métaux lourds localisés sur la membrane
vacuolaire utilisent de l'énergie issue de l'hydrolyse de
l'ATP, ce
qui permet d'accumuler davantage de toxiques dans la
vacuole que ne l'autoriserait la diffusion. Ce processus hyperaccumulation.
Après récolte des plantes contaminées et incinération
en conditions ±contrôlées, les métaux recueillis sont
recyclés ou éliminés....le
Profit Peut Guider ce Choix !
-
-
Accumulation et Hiper Accumulabilité de Métaux Lourds
- Sur
un sol contaminé par 50 ~M (micromole par litre] de
cadmium, les plantes contrôles se développent peu.
- (a).Les
métaux lourds sont localisés dans le cytoplasme de
la cellule où ils exercent une toxicité chimique
importante
- (b)
les plantes transgéniques sur-exprimant le transporteur YCF1
se développent mieux
et accumulent davantage de métaux lourds
- qui
sont stockés dans la vacuole de la cellule.
.
-
- Accroître
les capacités d'accumulation de la plante
Certaines plantes possèdent naturellement des
propriétés accumulatrices de métaux lourds, mais leur
biomasse reste souvent limitée du fait de la toxicité
des métaux lourds accumulés. Pour contourner ce problème,
une stratégie vise à conférer, par génie génétique,
des propriétés d'hyperaccumulation à des plantes à
forte biomasse (tabac, moutarde, peuplier).
- En préalable à cette étape,
il est nécessaire d'identifier des gènes capables
d'offrir à une plante des propriétés d'hyperaccumulation.
Un exemple récent de la mise en évidence d'un tel gène
vient d'être décrit dans le cadre d'une collaboration
entre l'Université de Zurich en Suisse, celle de Pohang
en Corée et le CEA Cadarache ( W.
Y. Song, E. J. Sohn, E. Martinoia, Y. J Lee, Y.Y. Yang, M.
Jasinski, C. Forestier, I. Hwang, Y. Lee... Engineering
tolerance and accumulation of lead and cadmium in
transgenic plants, in Nat. Biotechnol. 21,8, pp. 914-919,
2003 ) Pour ce faire, le gène codant pour
le transporteur de cadmium le mieux caractérisé chez les
eucaryotes ( Eucaryotes:
organismes vivants composés d'une ou
de nombreuses cellules possédant un noyau et un
cytoplasme distincts. La lignée des eucaryotes inclut
toutes les formes de vie à l'exception des bactéries, de
certaines algues inférieures et des virus )
YCFI de la levure, a été introduit et surexprimé dans
la plante modèle en génétique, Arabidopsis thaliana.
Les plantes transgéniques ainsi obtenues expriment en
grande quantité le transporteur YCFl, notamment au niveau
de la membrane vacuolaire. Ces plantes développent une
capacité de résistance accrue lors d'une exposition au
plomb et au cadmium et accumulent davantage de métaux
lourds que les plantes contrôles. Ces résultats
prometteurs montrent le rôle des transporteurs dans la
compartimentation des polluants, un des facteurs jusqu'ici
limitants pour l'amélioration des propriétés de
phytoremédiation chez les végétaux. La transposition de
cette technologie à des plantes à forte biomasse
biomasse comme le peuplier est en cours d'évaluation.
d'après
Cyrille
Forestier
Direction des sciences du vivant CEA
centre de Cadarache
-
- Le
rayonnement solaire est aussi indispensable à la vie des
Terriens qu'il
peut être dangereux pour leur santé, en cas d'excès
d'exposition ou de défaillance des mécanismes
naturels de protection et de réparation.
-
- Surfeur,
Long Board, Australie, région de la planète où
l'incidence des cas de mélanomes au sein de la race
blanche atteint des records.
- .
- Manne
indispensable
mais Possessive !
-
- Au cœur du Soleil, des réactions
thermonucléaires de fusion de l'hydrogène en hélium
provoquent la formation de la couronne solaire et une émission
constante de différents types de rayonnements. Après
environ huit minutes de voyage, ces derniers rencontrent
la magnétosphère, le bouclier formé par le champ magnétique
terrestre qui protège notre planète des particules
ionisées du vent solaire
-
- Spectre
des rayonnements électromagnétiques solaires
arrivant sur la surface de la Terre
- Lire-
intensité relative de 0à24, longueur d'ondes de 100à3000
nm... UV, visible, proche infra rouge
- corps
noir 5600K, hors atmosphère, au niveau de la mer
- O3
, O3
, O2 , O2 , H2O
, CO2

- ..
Comparaison entre les rayonnements avant pénétration
dans l'atmosphère et au niveau de la mer
- 03
indique l'absorption des rayonnements UV ou visibles
par l'ozone, H20 par l'eau et CO2 par le dioxyde de
carbone).
-
- Lors de la
traversée de l'atmosphère, une partie des rayonnements
électromagnétiques est ensuite absorbée par les gaz
qui la composent (oxygène, azote, gaz carbonique,
ozone) ou par les nuages. Seule une fraction du spectre
solaire arrive à la surface de la Terre et nous
atteint: elle est constituée de trois types de
rayonnements électromagnétiques: les infrarouges,
aux longueurs d'onde comprises entre 780 et 3000 nanomètres
(nm), les visibles, entre 400 et 780 nm, et les
ultraviolets (UV), entre 100 et 400 nm .
-
Des
effets positifs pour l'homme, à dose limité
Présents bien avant
l'apparition de la vie sur Terre, les rayonnements
solaires ont permis la sélection des organismes dotés
de différents systèmes cellulaires et moléculaires
capables, d'une part, d'utiliser au mieux leur énergie
et, d'autre part, d'éliminer les dommages qu'ils
induisent. Une exposition à durée limitée a de
nombreux effets bénéfiques pour notre santé. La synthèse
cutanée de vitamine D est favorisée par les ultraviolets,
permettant une concentration de calcium adéquate et la
formation correcte du tissu osseux. Elle a contribué de
façon importante à l'évolution des vertébrés.
-
Magnétosphère de la Terre en
bleu
- protège
la planète des Particules ionisées qui
Constituent le Vent solaire.
- Les
rayonnements solaires sont de loin le signal externe
le plus déterminant pour l'alternance
veille-sommeil, parmi d'autres rythmes
journaliers. En parallèle, des organes protecteurs
comme la peau et plusieurs systèmes très efficaces
de
protection chimique (équilibre redox et molécules
capables de piéger les radicaux dangereux) et biochimique
(protéines et enzymes du métabolisme et de la réparation
de l'ADN) ont été sélectionnés pour faire face
aux dommages produits par le métabolisme cellulaire
et par des agents de nature chimique ou physique de
l'environnement comme les rayonnements solaires
Malgré ces mécanismes de défense très sophistiqués,
la surexposition volontaire ou accidentelle à ces
rayonnements peut avoir de lourdes conséquences
pour tout l'organisme. L' ultraviolet de la lumière
solaire est en effet le cancérigène le plus répandu
de notre environnement.
-
-
Spectre des Rayonnements électromagnétiques
-

- Les
rayonnements solaires ne sont qu'une partie des
différents types de rayonnements électromagnétiques
qui entourent l'homme
- à
tout moment dans sa vie quotidienne, depuis les
rayons cosmiques et les rayons X des radiographies
dans les hautes fréquences du spectre
- jusqu'aux
micro-ondes des fours et les ondes courtes de la
radio dans les basses fréquence
-
- James
Cleaver a remarqué pour la première fois, en
1968, que les cellules provenant de la peau de malades
souffrant de xeroderma
pigmentosum (xp) étaient incapables de
réparer les lésions provoquées par les rayonnements
UV
- C'était la première
association d'une maladie humaine à un mécanisme défectueux
de réparation de l'ADN, Par la suite, de nombreuses
observations ont confirmé et élargi les connaissances
sur la réponse des cellules humaines aux dommages
produits par une grande variété d'agents chimiques et
physiques, en particulier dans les cellules de patients
atteints de maladies associées à des anomalies
chromosomiques ou avec une grande incidence de cancer.
-
- La
peau et les yeux, principales interfaces entre
l'organisme et le rayonnement solaire
- Les 2 m2
de la peau humaine jouent un rôle important comme barrière
de protection face à l'environnement. De plus, la peau
est impliquée dans la réponse immunitaire, le contrôle
de la température du corps et la réception de divers
signaux externes. Le renouvellement continuel de ses
différentes couches lui assure ses fonctions d'organe
vital. Le rayonnement solaire affecte différemment ces
couches avec des effets variables selon la quantité d'énergie
déposée.
-
- Effet
énergétique Spectral en %, des Rayons Soleil sur les
Couches de Peau Humaine
- UV-C de100à280
(érythème,
vieillissement accéléré, cancer°
- UV-B de 280à315
( accentuation pigmentation, tâches)
- UV-A de 315à400
( lésions photo chimique de l'ADN)
- Visibles de
400à760 ( lésions photosensibles)
- IR-
de-780-A-1400-B-3000-C-à-104 (brûlure)
jusqu'à Hypoderme
- La deuxième cible, l'
œil humain, est particulièrement réceptive aux
rayonnements solaires d'une longueur d'onde comprise
entre 400 et 780 nm et de ce fait appelés rayonnements
visibles. Les rayonnements UV, invisibles pour l'œil,
peuvent être particulièrement dangereux.
-
- Pathologies
associées aux excès de rayonnement solaire
Personne n' est à l'abri des maladies des
yeux causées par les rayonnements. En effet,
l'exposition chronique à des doses importantes d'UV
sans protection peut, à la longue, conduire à la
cécité. Plus de 99 % des rayonnements UV sont
absorbés par les structures antérieures de l' œil.
Très peu arrivent à la rétine sensible à la lumière
(figure 4). Bien que la composante UV des rayonnements
solaires soit inutile pour la vision humaine, il est
vraisemblable que les UV absorbés par les yeux
contribuent aux changements relatifs au vieillissement
et certain nombre de maladies typiques comme les
cataractes ( opalescence du cristallin), première cause
de cécité dans le monde. L'organisation mondiale de la
santé (OMS) estime que 20% des 20 millions de cas de
cécité par cataracte seraient dus au Soleil, les pays
les plus affectés étant ceux situés le long de
l'équateur. En France 100.000 nouveaux cas annuels
pourraient être dus aux ultraviolets. La protection,
surtout chez les enfants (casquettes et lunettes de
soleil) est indispensable pour prévenir ces effets. Ce
type de mesure simple peut aussi aider à la prévention
du cancer de la peau, dont 80.000 nouveaux cas
apparaîtraient chaque année en France. Le mélanome
malin, induit par les ultraviolets, est une des formes
de cancer les plus redoutables et une des plus
couramment diagnostiquées. Il était responsable de 666
décès en 1980 et de 4825 en 2000
- Absorption
des rayonnements solaires par les différents
composants de l'œil
- Lire-
Iris, Corps vitré, rétine, cristalin, humeur
aqueuse, cornée, lg Onde en nm, UV A&B.
- Les
chiffres indiquent, pour les longueurs d'onde des
rayonnements ultraviolets,
- les
pourcentages d'énergie absorbés par ces
constituants.
.
-
- Ces effets on conduit à
fixer la limite de dose pour
l'exposition professionnelle journalière aux
rayons ultraviolets incidents sur la peau ou l' œil à
30 J/m2 efficaces. Cette dose correspond au dixième de
la dose moyenne causant un érythème chez les sujets
caucasiens( type
ethnique correspondant aux individus de type européen
à la peau blanche
). L'érythème, ou "coup de
soleil", est le principal signe clinique d'une
exposition prolongée aux ultraviolets. Cette brûlure
se produit après une exposition de 10mn à 6H selon
l'altitude, l'heure du jour et d'autres paramètres
comme l'épaisseur de la couche d'ozone, la couverture
nuageuse et la sensibilité inhérente à chaque type de
peau. Une personne ayant une peau claire (correspondant
au phototype I(2)) présente un léger coup de soleil
après seulement 10 mn d'exposition en plein soleil
alors qu'une personne de phototype IV peut s'exposer une
heure sans rougir
- Pourquoi
les rayonnements solaires peuvent-ils être si
dangereux?
Les rayonnements UV apportent de l'énergie aux
molécules composant nos cellules, modifiant leur
composition chimique.
-
- déformation
de la structure de l'ADN provoquée par les
rayonnements ultraviolets
- Lire-
sucre, bases, dimère... CG, AT, TA, A T, A
T, CG, TA

- Représentation
de la déformation de la structure de l'ADN provoquée
par les rayonnements ultraviolets.
- Les
dimères de thymine ainsi formés peuvent générer des
mutations dans le matériel génétique
- avec
de lourdes conséquences pour l'individu
- .
- Les différentes altérations
ainsi créées activent toute une série de voies métaboliques
destinées à neutraliser ces dommages moléculaires. Les
conséquences les plus graves sont les modifications de
l'ADN, les ultraviolets créent des liaisons nouvelles
entre des pyrimidines adjacentes qui se trouvent
normalement dans sa structure. Ces changements presque
imperceptibles peuvent avoir des conséquences considérables
pour la cellule, conduire dans certains cas à sa
destruction ou, dans d'autres cas, générer des cellules
cancéreuses. Fort heureusement, nous disposons de
plusieurs systèmes capables de réparer ces lésions avec
une précision remarquable.
Le principal mécanisme mis en jeu permet de reconnaître
et d'exciser le fragment d'ADN contenant le dimère de
pyrimidine, puis de le resynthétiser correctement.
Cette voie de réparation appelée réparation par
excision de nucléotides lésés et resynthèse (système
NER, nucleotide
excision repair) au cours de l'évolution, de
la bactérie à l'homme
-
-
Structures de dimères
- Lire-
séquencz bipirimidique TT, dimère thymique (cyclobutane),
photo produit 6-4 de thymines.
- Exemples
de structures de dimères de thymine générés par les
rayonnements solaires
- Les
conséquences biologiques des failles du système NER
La caractérisation moléculaire de cette
voie a montré qu'elle est à la base de la protection
contre la cancérogenèse imputable aux rayonnements
solaires. Chez l'homme, parmi tous les systèmes de réparation
identifiés à ce jour, le système NER joue un rôle
central en raison de son ample spectre de reconnaissance
des dommages. Il est composé de deux voies majeures:
- NER
global du génome,
surveillance de la présence des distorsions dans
la totalité de la molécule d'ADN, et le NER
couplé à la transcription, qui
élimine spécifiquement les dommages de l'ADN qui
bloquent l'élongation des ARN transcrits par les ARN
polymérases. Le système NER est la principale défense
contre effets génotoxiques du rayonnement solaire, mais
aussi d'une grande quantité de substances chimiques
cancérigènes. Dans certaines maladies héréditaires
provoquant une grande susceptibilité au rayonnement
solaire, des mutations qui inactivent des protéines
impliquées dans le système NER sont systématiquement
rencontrées. Trois pathologies principales sont liées
à des défauts dans les gènes du système: le xeroderma
pigmentosum (xp), le
syndrome de Cockayne et la
trichothiodystrophie (TTD). Tous les malades présentent
une déficience dans la réparation de l'ADN et, dans le
cas particulier du syndrome xp, l'hypersensibilité au
soleil accompagnée d'une incidence des cancers de la
peau chez ces malades 1 000 fois supérieure à celle
des individus normaux. Cette maladie est présente
partout mais son incidence peut varier de 1cas sur
250.000 personnes en Europe et aux ÉtatsUnis jusqu'à
1 sur 40.000 au Japon. Les malades présentent une peau
anormalement parcheminée, squameuse et pigmentée, des
atteintes particulières du tissu oculaire (paupières,
conjonctive et cornée), ainsi que des problèmes
neurologiques. Ils développent un cancer de la peau en
moyenne dès l'âge de 8 ans, 50 ans plus tôt que la
population des États-Unis en général. Chez eux, le
système NER est partiellement ou totalement inactivé.
- Les
conséquences biologiques des failles du système NER
La caractérisation moléculaire de cette
voie a montré qu'elle est à la base de la protection
contre la cancérogenèse imputable aux rayonnements
solaires. Chez l'homme, parmi tous les systèmes de réparation
identifiés à ce jour, le système NER joue un rôle
central en raison de son ample spectre de reconnaissance
des dommages. Il est composé de deux voies majeures:
- NER
global du génome,
surveillance de la présence des distorsions dans
la totalité de la molécule d'ADN, et le NER
couplé à la transcription, qui
élimine spécifiquement les dommages de l'ADN qui
bloquent l'élongation des ARN transcrits par les ARN
polymérases. Le système NER est la principale défense
contre effets génotoxiques du rayonnement solaire, mais
aussi d'une grande quantité de substances chimiques
cancérigènes. Dans certaines maladies héréditaires
provoquant une grande susceptibilité au rayonnement
solaire, des mutations qui inactivent des protéines
impliquées dans le système NER sont systématiquement
rencontrées. Trois pathologies principales sont liées
à des défauts dans les gènes du système: le xeroderma
pigmentosum (xp), le
syndrome de Cockayne et la
trichothiodystrophie (TTD). Tous les malades présentent
une déficience dans la réparation de l'ADN et, dans le
cas particulier du syndrome xp, l'hypersensibilité au
soleil accompagnée d'une incidence des cancers de la
peau chez ces malades 1 000 fois supérieure à celle
des individus normaux. Cette maladie est présente
partout mais son incidence peut varier de 1cas sur
250.000 personnes en Europe et aux ÉtatsUnis jusqu'à
1 sur 40.000 au Japon. Les malades présentent une peau
anormalement parcheminée, squameuse et pigmentée, des
atteintes particulières du tissu oculaire (paupières,
conjonctive et cornée), ainsi que des problèmes
neurologiques. Ils développent un cancer de la peau en
moyenne dès l'âge de 8 ans, 50 ans plus tôt que la
population des États-Unis en général. Chez eux, le
système NER est partiellement ou totalement inactivé.
- Au niveau moléculaire,
cela se traduit par altération de protéines
participant au complexe NER comme la protéine XPC
capable de reconnaître les lésions de l'ADN ou la
protéine XPA participant à l'association des autres
protéines du complexe. Des modifications dans la
structure de ces protéines peuvent bloquer la
reconnaissance des lésions ou empêcher la formation du
complexe de réparation. De ce fait, les dimères de
pyrimidine aberrants subsistent et diminuent la
fidélité du processus de réplication de l'ADN, conduisant
à la formation des mutations. Ce processus
peut aboutir à l'inactivation de certains gènes qui
assurent la stabilité du génome et provoquer
un effet "boule de neige". À long
terme, ceci conduit à une augmentation constante du
nombre des mutations produites et au cancer. C'est cette
mutagenèse exacerbée des cellules cancéreuses qui est
à la base de l'évolution génétique permet
la progression tumorale.
- Introduction
du gène XPC normal dans des cellules des malades xp
- l’introduction
du gène XPC normal dans des cellules des malades xp
sensibles aux rayonnements solaires
- leur
permet de récupérer la capacité à réparer l'ADN et
de répondre à l'irradiation aux ultraviolets
- par
l'activation d'un système de type SOS. Le nombre et
l'intensité de la coloration des foyers intranucléaires
- augmentent
dans les cellules irradiées (gauche! par rapport aux
cellules non irradiées (droite)
- indiquant
l'accumulation de la protéine kin17,
- protéine
de réponse aux rayonnements qui fait partie du complexe
de réplication de l'ADN
-
- Réponse
cellulaire aux rayonnements solaires
Une responsabilité majeure du CEA
concerne la maîtrise des effets des rayonnements
ionisants sur l'homme. C'est pourquoi les pouvoirs
publics lui ont confié la mission de caractériser les
mécanismes d'action des rayonnements sur l'ADN, les
cellules et les tissus. Ces connaissances doivent
permettre d'évaluer précisément et scientifiquement
les risques liés à l'industrie nucléaire. Au Dpt de
radiobiologie et radiopathologie, à Fontenay-aux-Roses,
le laboratoire de génétique de la radiosensibilité a
charge d'identifier et de caractériser les gènes du
métabolisme de l'ADN impliqués dans la radiosensibilité
cellulaire et de préciser les effets biologiques
produits par l'inactivation des gènes de réparation de
l'ADN. Cette recherche fondamentale fait appel à des
approches expérimentales complémentaires, in vivo chez
l'homme et chez les rongeurs, ex vivo dans des
cultures cellulaires, et caractérise les mécanismes
moléculaires de la réplication et de la réparation du
matériel génétique. Autant de connaissances qui sont
primordiales pour comprendre les bases moléculaires de
la mutagenèse et prédire une éventuelle évolution
vers la cancérogenèse.
-

- Lire- NER
global...NER couplé à la transcrption... Lésions
dues aux UV
- 5 '/I...Génome...
ADN transcrit...XPC-hHR23B / C...
3'--5'...ARN polymérase d'élongation POL II /CSB
/ Pol II.--3'
- II \
TFII/XPG/G/TFIIH... CSA/TIIH/XPG/autres/G/TFIIH
- III\XPA/RPA/A\TFIIH\G.....ERCCI-XPF....
- IV\XPA/RPA/A\TFIIH\G.....facteur
de réplication
- V....
-
- Paradoxalement, la toute
première réponse aux rayonnements UV, non ionisants,
semble indépendante du système de réparation de l'ADN
sera ultérieurement mis en œuvre. Que le système NER
soit déficient ou non, l'irradiation des cellules
provoque de manière similaire l'accumulation de la
protéine gardienne du génome, ainsi que l'activation
massive de nombreux gènes et protéines de réponse aux
ultraviolets, comme l'ont confirmé de nombreuses
équipes dans le monde. Les chercheurs du CEA ont donc
été amenés à postuler, en dehors de leur incapacité
à réparer l'ADN, les cellules des malades xp sont
aussi affectées dans d'autres voies métaboliques à la
formation du cancer.
-
- Une
nouvelle voie de signalisation des dommages
radio-induits identifiée
En étroite collaboration avec le Dr
Alain Sarasin (Institut Gustave Roussy, Villejuif),
ils ont analysé les différences qui existent entre
l'expression des gènes dans des cellules provenant de
malades xp et de donneurs normaux. Un gène appelé KIN17
a ainsi été identifié, codant pour une protéine
du complexe de réplication de l'ADN. Son expression est
augmentée 16 heures après irradiation par les UV. Fait
intéressant, ce phénomène est diminué, voire
inexistant, dans certaines cellules provenant des
malades xp. Conservé de la levure à l'homme, le gène KIN17
code pour une protéine de la famille dite "à
doigt de zinc", localisée dans certaines zones du
noyau cellulaire. Une fraction de cette protéine est
associée à l'ADN chromosomique et fait partie d'un
complexe de haut poids moléculaire essentiel pour sa
réplication. L'expression de ce gène augmente après
une irradiation ionisante ou ultraviolette. En
revanche, d'autres gènes de la réponse aux
rayonnements ont une expression augmentée après
exposition aux UV dans les cellules xp, quel que soit le
statut du système de réparation NER. Les fibroblastes
primaires de malades xp, déficients pour les protéines
XPA ou XPC, sont incapables d'activer le gène KIN17 après
exposition aux UV. Cependant, cette incapacité
disparaît dès lors que l'ADN du gène XPC normal est
introduit dans ces fibroblastes primaires (lignées
établies à partir d'une métastase d'un malade xp).
Ces cellules "complémentées pour XPC"
récupèrent un système de réparation NER fonctionnel
et un taux de survie normal après irradiation aux UV.
La détection de la protéine kin17 révèle que les
cellules complémentées pour la protéine XPC
présentent une augmentation et une relocalisation
nucléoplasmique de cette protéine similaire à celle
observée dans les cellules normales. Les protéines XPA
ou XPC, en dehors de leur rôle dans le système de
réparation NER, participent donc à une voie de
signalisation des dommages aboutissant notamment à
l'augmentation de l'expression de certains gènes, dont KIN17.
Ce modèle cellulaire permet ainsi de préciser
l'importance de cette voie de signalisation dans le
développement de tumeurs radio-induites et aussi
d'évaluer la contribution de cette réponse aux
rayonnements dans la prévention de la
cancérogenèse....
- Nous
ne Connaissons que 1% de nos Besoins !
- d'après
Jaime
F. Angulo
Direction des sciences du vivant CEA centre de
Fontenay-aux-Roses.
- .
- L'énergie
solaire un important
potentiel à concrétiser
-
- Matière
première "Disponible" mais Exploitation encore
relativement coûteuse à collecter et à utiliser; l'énergie
solaire dispose en dépit de ses limitations intrinsèques
d'un potentiel énorme que les progrès technologiques
tentent encore d'élargir, particulièrement dans la filière
photovoltaïque.
- Nous
Devons Apprendre !
- L’énergie
solaire est une ressource relativement bien répartie géographiquement.
Son potentiel théorique, énorme, représente plusieurs
milliers de fois la consommation énergétique mondiale
actuelle. De l'équateur jusqu'aux zones de latitude 45°
nord ou sud, ce potentiel est intéressant tout au long de
l'année. Au-delà, la saisonnalité devient plus marquée,
et si la ressource demeure importante en été, des
solutions d'appoint deviennent nécessaires l'hiver.
-
- L'énergie
solaire thermique: une forte marge de progression
La première manière de valoriser l'énergie
solaire consiste à l'utiliser pour des applications
thermiques, c'est-à-dire pour le chauffage de l'eau
sanitaire ou des locaux. Pour ces utilisations, on utilise
le plus souvent des capteurs vitrés : ils produisent
l'effet de serre recherché, en laissant les rayons
lumineux du Soleil traverser la vitre tout en évitant que
la chaleur se dissipe Les rendements obtenus sont de
l'ordre de 50 % aux températures visées. Une
installation de chauffage solaire de 1 à 3m2/personne de
200 à 800 kWh/ m2 procure sur l'année un taux de
couverture de 50 à 60 % ! Pour ce type
d'application, souvent appelée "plancher solaire
direct", le fluide caloporteur issu des capteurs est
injecté directement dans le plancher des bâtiments à
une température de 25 à 30°. Mais l'introduction
de nouveaux concepts comme la garantie de résultats
solaires et l'activité des marchés allemands,
autrichiens et danois au cours de la décennie 90 ont
permis un décollage notable. Le taux d'équipement par
habitant est ainsi de respectivement 264 m2 et 203 m2 pour
mille habitants en Grèce et en Autriche. L'Allemagne et
le Danemark suivent avec respectivement 51 et 44 m2. La
France arrive en dixième position avec 4 m2, loin derrière
la moyenne européenne actuelle de 26 m2 pour mille
habitants. l'objectif de la Commission européenne fixé
dans le Livre blanc sur l'énergie, indiquait un cumul de
100 millions de m2 installés en Europe pour 2010. Par
ailleurs, l'ESTIF (European Solar Thermal Industry
Federation) estime le potentiel européen à 3 ou 4 m2
par habitant, soit 100 fois la moyenne actuelle. Un tel
taux d'équipement représenterait 6 % de la consommation
finale d'énergie en Europe.
-
- L'électricité
solaire thermodynamique: une certaine maturité
Lorsque l'on concentre le rayonnement
solaire au foyer d'un concentrateur optique, il est
possible d'atteindre des températures élevées. Ce
principe, connu depuis l'Antiquité, utilise des capteurs
paraboliques, cylindroparaboliques, ou des centrales
dites "à tour': dont une multitude d'héliostats
orientables réfléchissent l'énergie solaire sur une
chaudière unique située sur une tour. Il permet le réchauffement
de fluides caloporteurs dans une gamme de températures
allant de 250 à 800°C.
-
- Cellule
Photo Voltaïque en Silicium Monocristallin
-
bloc de réponse spectrale CEA Grenoble.
- Cellules
photovoltaïques en silicium monocristallin sur un
bloc de mesure de réponse spectrale au centre CEA
de Grenoble.
-
Après métallisation par sérigraphie et recuit,
les cellules sont testées
- en
relevant leur débit de courant à chaque longueur
d'onde de la gamme spectrale solaire
- Dans les Pyrénées, la
centrale Thémis a fonctionné au début des années 80.
Le plus grand développement commercial a toutefois été
réalisé par la
société Luz Solar, qui a construit dans les années 80
trois centrales à capteurs cylindro-paraboliques
totalisant une puissance électrique nominale de 354 MWe,
et fournissant au réseau près de Los Angeles une électricité
valorisée principalement pendant les périodes de pointe
des après-midi d'été.elles témoignent
maintenant de la maturité de cette filière avec des prix
de revient de l'électricité autour de 10 à 12 cents le
kWh. Un potentiel d'amélioration de 20 à 30% reste
envisageable, notamment via la production directe
de vapeur dans les capteurs, et l'optimisation des miroirs
et du revêtement sélectif.
-
- L'électricité
solaire photovoltaïque : la course au
rendement
Une autre manière de valoriser l'énergie
solaire consiste à utiliser la conversion directe de la
lumière en électricité. C'est l'effet "photovoltaïque",
obtenu dans des matériaux particuliers dits
semi-conducteurs, et par lequel chaque photon de lumière
incidente permet de mettre en mouvement un électron,
produisant ainsi un courant électrique Le matériau le
plus utilisé est le silicium, très abondant sur la planète,
pour fabriquer des cellules solaires, que l'on assemble
ensuite en modules ou panneaux solaires.
Les rendements obtenus usuellement lors de cette
conversion sont compris entre 10 et 25 %, selon qu'il
s'agisse de silicium amorphe, micro cristallin,
multicristallin ou monocristallin. Encore faut-il préciser
le produit dont on parle à la limite théorique de 33 %
pour une cellule à simple jonction. Son prix de revient
est tel que son usage sera réservé à des niches de
marché particulières, comme par exemple les voitures électriques
dont les concepteurs souhaitent remporter la célèbre
course solaire australienne Darwin-Adelaïde.
- L'électricité
"solaire photovoltaïque" est en général
utilisée de deux manières différentes, soit pour la
fourniture d'électricité en sites isolés, soit pour
l'injection d'électricité sur un réseau électrique.
Elle a commencé dès les années soixante pour les
satellites, où les modules solaires photovoltaïques se
sont imposés face à la plupart des autres alternatives,
pour des questions de poids et de fiabilité. Les premières
applications terrestres se sont répandues dans les années
70 et 80, essentiellement pour des besoins professionnels
(stations météorologiques, relais de télécommunication,
balisages maritime et aérien, protection cathodique),
puis pour des applications liées à !'électrification
rurale, comme l'éclairage domestique, l'audiovisuel et le
pompage de l'eau.
Les dernières années ont permis une montée en
puissance du nombre de réalisations, avec une croissance
annuelle supérieure à 20 % depuis vingt ans : en France,
90 % des balises maritimes sont ainsi équipées et, dans
les pays en développement, la plupart des stations de télécommunications
ou les relais hertziens utilisent cette source d'énergie.
Les programmes d'électrification rurale se réalisent
maintenant par tranches de plusieurs dizaines de milliers
de systèmes.
- La
caractéristique principale de cette première catégorie
d'application de l'électricité solaire photo
voltaïque est qu'elle nécessite l'utilisation de
batteries lorsque le besoin d'électricité n'est pas en
phase avec la ressource solaire. Le marché potentiel
correspondant est gigantesque, face aux deux milliards
d'habitants qui n'ont pas accès à l'électricité. Les
atouts essentiels du solaire sur ce marché sont sa
fiabilité exceptionnelle -les modules les plus vendus, à
base de silicium cristallin, font maintenant couramment
l'objet de garanties de l'ordre de vingt ans, pour des durées
de vie escomptées supérieures, ainsi que l'absence des
coûts de distribution inhérents aux solutions techniques
conventionnelles, que ce soit l'utilisation de groupes électrogènes
alimentés par énergies fossiles (diesel, essence ou
gaz), ou l'extension d'un réseau électrique principal
jusqu'au lieu d'utilisation, dont la rentabilité est peu
élevée quand les besoins sont faibles.
- La
seconde application est plus récente, mais elle bénéficie
d'un taux de croissance encore plus rapide, entre
30 et 40% par an. Il s'agit de transformer directement le
courant continu des modules photovoltaïques en courant
alternatif. L'électricité ainsi produite "au fil du
Soleil" est soit consommée sur place soit injectée
dans le réseau selon l'optimisation recherchée. l'intérêt
économique et l'engouement actuel sur cette application
viennent du fait que l'électricité peut être vendue à
une compagnie de distribution d'électricité, qui, dans
certains cas, peut proposer des tarifs de rachat intéressants
pour contribuer à l'émergence de cette filière. Ce
"couplage" au réseau peut se faire de façon
centralisée avec des centrales photovoltaïques de
quelques mégawatts comme celles réalisées aux États-Unis
au milieu des années 80. L’approche la plus courante
actuellement utilise le caractère "réparti" de
la ressource et se décline en réalisations
"domestiques" de quelques kilowatts, que l'on
appelle les "toits solaires": les précurseurs
en la matière ont été la Suisse et l'Allemagne à la
fin des années 80. Quelques opérations ou programmes de
démonstration ont eu lieu au cours des années 90, et ont
montré des maisons individuelles avec 30 ou 40 m2 de
capteurs photovoltaïques, qui deviennent autonomes sur un
bilan annuel, la surproduction d'été compensant la
sousproduction d'hiver.
- À
l'heure actuelle, des programmes importants sont menés au
Japon et en Allemagne principalement, ces pays
ayant installé environ 100.000 systèmes chacun, pour des
puissances cumulées respectives de 450 et 300 MW. Le
Japon prévoit 4,8 GW en 2010 et 40 GW en 2020 sur ces
applications. Toutes applications confondues, l'EPIA (European
Photovoltaic Industry Association) a établi un scénario
qui semble conservatif par rapport aux ambitions
japonaises, arrivant à un marché mondial annuel de 54 GW
en 2020, et montrant les possibilités de créer 2,3
millions d'emplois dans le monde. Si à cette période,
et même avec de tels chiffres de croissance, la part de
l'électricité solaire photovoltaïque restera inférieure
à 1 % de la consommation mondiale, son potentiel à
terme, c'est-à-dire après quelques décennies supplémentaires,
est bien supérieur, comme le montre une étude récente
de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) :
l'utilisation de 40 % des surfaces couvertes par des bâtiments
existants conduit selon les pays à produire de 20 à 60 %
de leur consommation électrique actuelle, sans la moindre
emprise supplémentaire au sol. Pour la France, qui ne
faisait pas partie du domaine de l'étude, une
interpolation entre l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne,
permettrait d'envisager une disponibilité de 200 TWh,
soit 40 % de la consommation électrique actuelle.
L’enjeu est donc loin d'être marginal et justifie une
politique de développement volontariste. Comme dans le
cas du solaire thermique, le taux d'équipement par Français
est 10 fois inférieur à celui de l'Allemagne et 15 fois
à celui du Japon. La croissance du marché va de
pair avec une baisse des prix. Les prix de vente en gros
des modules sur le marché international se situent
actuellement autour de 3 € le watt. L'observation des
prix et des volumes de vente sur 20 années montre une
diminution régulière, correspondant à une division des
prix par deux tous les dix ans.
- La
projection vers le futur conduit ainsi à un prix de
l'ordre de 1,60 €W en 2010. Pour un système
photovoltaïque couplé au réseau quelques kW, le prix de
revient pour l'usager, installation et onduleur compris,
est de l'ordre du double du prix du module sortie usine,
soit entre 5 et 6 €W. Autre élément contribuant
à cette baisse des prix, la recherche reste
incontournable pour mettre en place les solutions
technologiques qui permettront cette diffusion à grande
échelle. Au niveau des matériaux de base, le spectre étudié
s'étend du silicium actuel (cristallin ou amorphe) à
d'autres candidats qui permettraient la réalisation de
films minces et éventuellement flexibles tels que le CIS
(diséléniure de cuivre et d'indium), voire
même des semi-conducteurs organiques, à base de
plastiques polymères Certains laboratoires
commencent même à approfondir de nouveaux concepts qui
pourraient amener à des rendements supérieurs: les
cellules tandem à trois ou quatre jonctions
approchent d'ores et déjà des 40 %.
- Au-delà,
des travaux préliminaires ont montré que des dispositifs
innovants à bande métallique intermédiaire, pour
utiliser les photons de faible énergie, ou des concepts
dits à "porteurs chauds" ou à "puits
quantique" pouvaient atteindre des efficacités théoriques
de l'ordre de 80%.
-
- Au
niveau systèmes axes de recherche sur le stockage de l'électricité,
qui représente une part très importante des coûts
complets, la conversion de l'énergie, ainsi que sur la
gestion de ces systèmes énergétiques il s'agit de présenter
à l'usager une interface conviviale, proposant des scénarios
de fonctionnement basés sur une analyse prédictive de
production et de consommation, délivrant des signaux
d'alerte en dysfonctionnement.
-
- Transformation
de l'énergie solaire en électricité? L’effet
photovoltaïque utilisé dans la cellule solaire elles-mêmes
regroupées en modules puis en panneaux, pour convertir
directement les rayons solaires en électricité implique
la production et le transport de charges électriques
positives et négatives sous l'effet de la lumière dans
un matériau semi-conducteur. Le silicium a été choisi
pour ses propriétés électroniques, caractérisées par
la présence de quatre électrons sur sa couche périphérique
(colonne IV du tableau de Mendeleïev). Dans le silicium
solide, chaque atome est lié à quatre voisins, tous les
électrons de la couche périphérique Participent aux
liaisons.
- Si
un atome de silicium est remplacé par un atome de la
colonne V phosphore par exemple, un
électrons ne participe pas aux liaisons, il se déplace
dans le réseau.
-
- Il
y a conduction d'un électron, le semi-conducteur est dopé
de type n
- Lire-
contact sur zone n.... absorption des photons...
- zone dopée
n... zone dopée p
- génération des porteurs...
collecte des porteurs
- contact sur zone p.
-
- Si
au contraire un atome de silicium est remplacé par un
atome de la colonne III(bore), il manque un électron
pour réaliser toutes les liaisons,.
On dit qu'il y a conduction par un trou,
le semi-conducteur est dit dopé de type p.
- Les atomes tels que le bore
ou le phosphore sont des dopants du silicium. Lorsqu'un
semi-conducteur de type n est mis en contact avec
un semiconducteur de type p, les électrons en
excès dans le matériau n diffusent dans le matériau
p. La zone
initialement dopée n devient chargée positivement,
et la zone
initialement dopée p devient chargée négativement.
Il se crée un
champ électrique entre les zones n et p, qui tend
à repousser les électrons dans la zone n, et un
équilibre s'établit. Une
jonction a été créée, et, en
ajoutant des contacts métalliques sur les zones net p,
c'est une diode qui est obtenue, Lorsque cette
diode est éclairée, les photons sont absorbés par le
matériau et chaque photon donne naissance à un électron
et à un trou (on
parle de paire électron-trou). La
jonction de la diode sépare les électrons et les trous,
donnant naissance à une différence de potentiel entre
les contacts n et p, et un courant i circule si une résistance
est placée entre les contacts de la diode.
- d'après Philippe
Malbranche
Genec Direction de la recherche technologique CEA
centre de Cadarache
-
- Le
SIDA,
Syndrome International de
Destruction Apocalyptique est une Maladie Mortelle comme
bien d'Autres mais la Pire... il Suffit de se Soigner,
c'est Facile et évident !
-
- CosmosCher Lecteur Nous Sommes encore entrain d'Éclairer
l'Obscurantisme d'une Bougie !
-
- Chaque
Savant, Génie, Travailleur est toujours Harcelé par 9
Mendiants et/ou Charognards et/ou Prédateurs !
- 97%
de nos Efforts sont Gaspillés et les 2% Utiles sont Usurpés
par 1ppm de Prédateurs et 1% de Profiteurs !
- Nous
Vivons avec la ½ de ce qui Reste et 90% de l'Humanité,
Survit et... Meurt avec ½% du Produit Actuel !
- Après
Adoubement, §89, l'Organisation Humaine Décuplera notre
Task-Force et Centuplera notre Production !
- Nos
Produits aussi Sophistiqués que le Savoir des
Utilisateurs Décuplera le Savoir-Faire de Chacun et
Centuplera la Puissance Humaine !
- Notre
Sagesse et nos Efforts Disponibles, sans DLVM double
langage Libèreront
toutes nos Confrontations Mesquines
!
- Notre
Curiosité Ouvrira alors d'autres Besoins de Recherche,
Compétition, Sécurité Actuellement Inimaginable !
-
- Dès
l'Abolition du DLVM double
langage vérité mensonge et de
la FÉ farce électorale l'Humanité
Panse ses Plaie et
Progresse
!
- L'Enseignement
pour Tous, n'est pas Savoir Lire, Écrire et Compter...
les Inepties de nos Gardes-Chiourmes.....
- C'est
l'Optimisation Physico-Psychique de Chaque Citoyen... au
Service Transcendantal de la Communauté... !
- La
Santé pour Tous, n'est pas le Pouvoir de chacun d'Exécuter...
les Inepties de nos Gardes-Chiourmes......
-
- C'est
d'être Prêt, en toutes Circonstances d'Apporter selon
les Besoins nos Compétences Reconnues sur la CIE !
- Le
Cursus de 6Milliards de Citoyens n'est pas la Répétition
à l'Identique : "Formation, Activité,
Retraite" ......
- Mais
la Gestation, la Culture et le Savoir Faire de Chacun, sur
ses Spécialités.... Disponibles à tout Moment... !
-
- Au
lieu de Patauger de Gadoue, en Sinécure... pour s'Épanouir
dans le Crime... jusqu'à ce que Mort s'en Suive...
- Nous
Allons Aménager les Terrains de Chasse... Prédateurs↔Gibiers
en Territoires Paradisiaques pour Tous !
- Nos
Communications Vont Exploser à l'¥,
Il nous faut Mettre
É-R-I
l'émetteur récepteur instantané
d'Urgence en Chantier !
- Nous
Voyagerons dans le Cosmos par le Moteur Gravifiques
Utilisant en tout point (xyzt) le Réseau
des Forces Universelles !
- Il
Faut mettre en Chantier un Réservoir de QM quantité
de Mouvement et sa Console
d'Initialisation et de Commandes !
-
- Nous
Allons Étudier et Installer des Stations-Services à tous
les Points Singuliers L lagrange
du Système Solaire !
- La
Station T/L terre-lune, une
Cetaine de Permanents, nous Servira de Test et de Mise au
Point
- Les
Stations Semi Autonomes S/T
soleil-terre, S/m soleil
mercure, S/V soleil-vénus,
S/M soleil mars seront
à 95% Autonomes !
- Lorsque
nous aurons mis au point notre Système Autonome de
Recyclage Universel, Nous Visiterons l'Univers !
- Le
SIDA,
Syndrome International de
Destruction Apocalyptique, est la
Meilleure Arme de Destruction Massive du Corps et de
l'Esprit des Ignorants !
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- TRON Roger 16 rue de Marnes 92410 Ville d’Avray France.
Skype- 33 01 47 09 27 74
- Bravo à Céleste KEMPF qui a
traité le Texte et à Patrick TRON qui a Conçu sa Présentation Musicale
& Informatique.
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