Énergie
L'Énergie Constitue la Matière qui Forme la Substance des Corps même Vivants . Mais  l'Âme est le Principes de DIEU et de l'Homme !
Création Revenu Emploi Solidarité
Homme & Ressources Humaines 
Homme≡Femme 
CRES-tr88
Actuellement pour Survivre chaque d.VIET vie intelligence espace temps, Tout Individu Satisfait ses Besoins à partir du Biotope Sol3 ! Demain Nous Sortirons de Sol3 , dans le Vide Intersidéral pour Terraformer le Système-Solaire, notre Galaxie et le Cosmos ! Nos Vaisseaux Emporteront donc dans leur Soute, toutes les Énergies nécessaires pour l'Autonomie de Voyages Séculaires !
 
Vous Pouvez Visionner toutes les Facettes de la Transcendance et de l'Apocalypse, Via les Liens ci-dessous :
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Manne

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DIEU

 
Sans Valeur Humaine Chacun est Exclu ou Esclave Piégé en DLVM double langage vérité mensonge Isolé dans sa Pensée et ses Actes par la Hiérarchie Prédatrice !
Dans ma Jeunesse je Pouvais Gagner ma Vie…. Maintenant mes Activités et Idées sont Chichement Limitées par les Moyens de ma Retraite !
J’ai Voué ma Vie à la PA participation et amour pour Épanouir sans cesse dans mes Domaines : la Connaissance et la Task-Force Humaine !
J'ai Cru jusqu'à ce Jour que : Sain de Corps et d’Esprit, Tout Devient Possible… Participons Tous à l'Éclosion de l’Homme Universel !
Depuis 1956 Désinformé de vos Réalités Inaccessibles, il m’a Fallu me Suffire de mon Travail...  pour Exprimer nos Besoins Nécessaires et Possibles !
J'ai Cru que je n'étais Isolé que par le manque d'Intérêts que je Représentais comme Isaï dans le Désert, Je n'Analyser que Seul... ce que Je Vois !  
Maintenant je Sais que n'étant ni Négrier ni Esclave, je suis donc Exclu de la Société par non-Cooptation... comme l'inopportune Cassandre !
Les plus Forts Cooptent en DLVM par la Violence un Réseau Hiérarchique Communautaire en Glacis... pour Envahir et/ou Razzier leurs Voisins !
Dans l'Instant qui Passe, Un ppm de MM maître du monde et 2% de Charognards Profitent à Profusion de la Création et la Pollue à Mort ! 

De 1936 à 2004 j'ai Cru à la Rédemption Humaine dans la Douleur, lire http://perso.wanadoo.fr/roger.tron/j'avais Tord, c'est l'Exception possible en ppm 10-6 ! Maintenant je Pense que Nul ne Peut attendre l'Aide d'aucun Individu. Mais Chacun Peut se Sauver Lui-même jusqu'à la Mort... ce qui est mieux que l'Esclavage !

 
Comme Jeanne d'Arc,Je vous Transmet les Prescriptions de nos Ancêtres y compris du Fils de l'Homme!
du 18-Sept -96 à Juin 2002 vous fûtes 3.244 à ouvrir H&rh .
Depuis Février 2005 Vous êtes à avoir Ouvert Énergie et >92.000, notre Site Bravo !
Je ne suis pas la Pythie, mais Vous êtes de 2 à 20 Lecteurs Journaliers Incognito, Dixit mon Comptage CRES, votre Participation est Utile !

Le Chaos a fait son Temps, quelle Avenir d'Humanité Espérez Vous Proposer à nos Enfants, nos Cogitations Doivent Rentrer en Osmose ! 

Cliquer sur << rogertron@9Online.fr >>pour Ouvrir un e.mail, ou utilisez votre Messagerie, je Réponds par e.mail & mise à jour
Vous pouvez téléphoner par Skype  <<33 01 47 09 27 74>> Heure de Paris http://www.heures.fr/index_1024.htm
La Notion de l'Énergie est Moderne... il fallu d'abord que Archimède Compris la Notion de l'Équilibre Généralisé... et que Pascal Rejeta la Génération Spontanée !
La Guerre du Feu Dès que l'Individu Utilisa l'Outil... avec une autre Force que la Sienne... l'Individu pouvait devenir Homme !
Je ne Crois que ce que Je vois. Vanitas vanitatum et omnia vanitas, pour Croire il Faut Savoir, tu Vois Peu et donc : tu ne Sais Rien !
Que Vois-tu ? Tout ! Non, tu ne Vois que ce que tu a déjà Mémorisé, tu ne Comprends même pas Tous ce que tu Crois Voir... il faut une Méthode et tu n'en as pas !
Chacun s'Agite sans Comprendre et Substitut alors les trucs qui brillent à son Regard, sans Pouvoir s'Organiser dans sa Solitude avec les Bienfaits de la Création !
 
Les premiers pas de l'Humanité suivent l'Instinct Bestial des Animaux Originels !
Les Lois Décidées par les Chefs Tous-Puissants Instituent les Privilèges et le DLVM double langage vérité mensonge !
 
TOUT est Chaos et Frénésie... En tout Point, n'importe Quoi Explose de plus en Plus Fort ... jusqu'à la fin du Monde !
 
Conan le Barbare depuis, Lucie -3.105 ans AD à ce Jour 1°Avril 2006, à l'exception de Cæsar, Jeanne et de.Gaulle, nous Vivons l'Ère du Chaos !
Malgré les Sages et les Justes Criant en Ermite dans les Déserts, ou Asservis par les plus Forts pour Rentabiliser leurs Images de Marque... le Monde se Détruit !
Certes le Progrès Administratifs et Techniques permet à Un ppm de Princes, 1‰ de Séides, 1% d'Administrateurs et 10% de Travailleurs, de Vivre pour le Mieux !
Mais, Malgré : "DIEU pour Tous, et notre Démocratie" pour les peuples civilisés, 6KM d'Humains vivent encore en Culture de Cheptels de Trait... ou de Viande !
 
Le plus Fort, même Débile ou Fou Reste le Chef !
Il est paré des plus beaux Atours et Ovationné comme un DIEU !
 
Les Médias nous en abreuvent Jour et Nuit : Tout le Monde il est Bon, tout le monde il est Gentil, Ailleurs c'est Pire... que les Mécontents Aillent s'y Faire Pendre !
Certes, il faut le dire... mais aussi nous voyons bien Ici ou Ailleurs, ce sont toujours les mêmes 1qui sont sous les Feux de la Rampe et les autres sans Existence !
Mis à part nos 1% d'Administrateurs-en-tous-Genres, et 10% de Travailleurs-Esclaves, les 30% Intérimaires et 50%... Exclus, Vivotent leurs Souffrances à Mort ! Pourtant on nous Piège en DLVM double langage vérité mensonge, en nous Faisant Crier à Tue-tête 24H/24 "Gloire à nos Dirigeants, quel Bonheur de Vivre sous leur Joug !
 
Avec le Progrès l'Organisation du Travail et du Commerce Renforce l'Esclavage et le Profit !
Ceux qui ne sont pas Choisis comme esclaves sont Exclus, et font des petits boulots Insuffisant pour Vivre !
 
Société les Forts Pillent Terres & Manufactures et Travailleurs... Où qu'ils soient, pour les Bons Plaisirs des Administrateurs, Séides et MM maîtres du monde !
Chateau, Cités, Jungle la Répartition des MM maîtres du monde, Séides, Travailleurs et Exclus... Suit la LOI naturelle des plus Forts... !
Empereur ou Victimes Expiatoires, Riches ou Pauvres, tous les Vivants Terminent tous en Chienlit... pour Terraformer Transcendentalement... la Terre et l'Univers !
Rien ne Distingue les Os du Prince de ceux des Condamnés-à-mort à Tord ou à Raison... Alors Seule notre Place en Osmose auprès de DIEU fera la Différence !
Notre Passage Éphémère Ici-bas ne sera Mesuré qu'à l'Aune de nos Efforts de Participation à la Transcendance du Grand-TOUT !
 
Savoir  ¥¥¥ Je suis Insignifiant dans le Grand-TOUT, pourtant je le Comprend, peu à peu, je Regarde, je Mémorise et Tente de Comprendre ce que je Vois !
L'Investissement est personnellement ¥ et notre dviet restreint le Savoir comme un Truc Jetable à Détruire après Usage... Non c'est le Temple où parler entre Sages !
Nous n'aurons jamais une Connaissance Universelle Prête à tout Emploi Instantanée... il suffit d'avoir le Bagage Prêt à l'Emploi, du Besoin Restreint... à l'Essentiel !
Depuis mon Bac et à chaque Nécessité Nouvelle, j'ai inventé des Fiches Mnémotechniques me Permettant de traduire ces Faits avec ma Représentation-cérébrale !
 
Il Suffit donc de Vouloir ce que l'on recherche : dans les objectifs Nécessaires et Plausibles... 
de Transcender les mille Barrages d'Énigmes, en les déstructurant un par un... 
et de créer le nouveau Planning de Recherches, d'Arcanes et de Chemins.
Nous rentrons alors dans les Domaines de Sciences-Fictions !
 
DPF dictionnaire des principes & formules décomposition en U.i unités d'identités de n.TM Transformations & Mutations basiques... ±complexes, avec iN = SnfDVIETa|b !
Chaque iN est donc le fruit de (m) Mutations a|b basiques parfaitement et universellement Reproductibles... iN= Ma|b = m dvieta|b...à la Disposition des Sages !
Toutes U,i,T,M... dans l'Univers peuvent donc être Écrites & Lues dans un "DPF = S{(i).(P).(F)}" Parfaitement Répertoriées MàJ mises à jour sur Ordinateur !
Tout Projet sera alors le Dossier de la Somme de n.Évènements planifiables en (N)T.M.Ftransformations mutation formules ±complexes à Exécuter CQFD
La Si=(Principes&Formules)Utiles =SPn=òdvieta|b de Fa|seront Répertoriés par Tâche en tout Évènement =En=(òi.na|W) Incidents sera alors ò(EaÞEW) !
Qui seront enfin Réduits... à leurs plus simples Expressions : puis Budgétisés, Planifiés ou Rejetés... et/ou Classés en Attente !
Px = SòTN òMa|b òFa|W  = òDVIETa|b.d(va|b.ia|b.ea|b.ta|b)NW
L'homme sera alors Omni-puissant... Assurons nous alors qu'il soit Sage !
 
 Actuellement Enchaînés sans Espoir, le Travailleur-Esclave Travaille à Mort 
Régulièrement les Grilles s'Ouvrent pour laisser Sortir la Production et les Éclopés et rentrer les MP et les nouvelles Recrues !
Tout Homme Fils de l'Homme fait à l'Image de DIEU est tour à tour Penseur et Exécuteur de sa Création !
Du Chef au dernier Grabataire, nous devons tous Assurer cette Loi !
 
Exemples Á l'Instant To, je suppute que DIEU Décide : la Fin de la Genèse. La Destiné du Grand Grand-TOUT est donc de devenir alors notre Paradis !
Problèmes après la Décision Divine, le DLVM double langage vérité mensonge, n'ayant plus Lieu d'être, est Remplacé par la Participation Active au mieux de Chacun !
La CIE carte d'identité électronique tenue à jour automatiquement en Compétence et Cursus Intime & Citoyen, permet les mises à Jour de l'Offre et la Demande d'Emploi !
Donc tout Homme a toujours sa Place dans le Grand-TOUT au mieux de ses Aptitudes pour ses Besoins, ceux de l'Humanité, de la Nature, de l'Univers et de DIEU !
 
La Création Mondiale de ce Ficher =3.109 Heures et son Exploitation =107H/Jour !
Nous suivrons ainsi 3.109 Hommes à la Création Utile : à chacun et à l'Humanité !
 
Je me donne alors pour But d'Activité de : Participer à la Terraformation Humaine de l'Univers... depuis -¥ petit à +¥ GRAND... selon les Lois de DIEU !
 Il Va donc Nous falloir savoir Définir & Faire Évoluer notre Environnement à l'Adaptation de nos conditions Biologiques, Psychiques et Physiques de Vie à "Bord" !
Nous Utiliserons les Fréquences de la Masse Noire Résiduelle, structurant l'Équilibre Universel de l'Espace sans Changement, dès la première seconde du Bigbang !
Le SUI Signal Universel instantané Utilise la Rigidité ¥ du Vide Interstellaire pour se Transmettre instantanément à tous les points de l'Espace... sans perte d'énergie !
 
Le SUI Signal Universel instantané Transmettant notre Signal Instantanément à tous les points de l'Espace, sans perte d'énergie, Abolit donc les Barrières ¥ de l'Univers !
 
A°-Notre Vaisseau-Mère Embarquera tout ce qui est nécessaire pour l'Éternité, à son nombre suffisant de Sages, pour Connaître et Traiter la S.Besoins du Voyage !
Niveau de Connaissances Scientifiques & Humaines et Habilité de Chacun, seront Concrétisés : par la Mesure Qualifiée de leur Diffusions, Générales et Nominées !
L'État du Vaisseau, de son Chargement et des Personnes seront sans cesse MàJ et un Rapport mensuel sera publié... pour Maintenir la Vigilance... Là où il se Doit :
B°-Protéger la Vie du Rayonnement Cosmique. C°-Résister aux Contraintes de Rencontre. D°-Voir sans cesse l'Univers pour Prévoir notre Sécurité de Mouvement.
E°-Aménager l'Intérieur et la Surface du Vaisseau en Fonction de l'évolution des Besoins et le Recyclage des Rebus. F°-MàJ mis à jour, du P-N-P planing, notices Protocoles ...
G°- Carnets de Bord Recoupés de toutes les Fonctions. H°-Air. I°-Eaux. J°- Énergies. K°-Magasins. L°-Lumières. M°-Emblavures. N° Élevages. O°-Recyclages... 
P°-Industries Alimentaires. Q°-Formations. R°-Créer et Entretenir tous les Équipements nécessaires Abord et dans l'Espace. S°-Sécurités, Santés. T°-Règlements...
U°-Sondages+Émulations pour Maintenir le Tonus à Bord, sur Sol3, dans l'Univers. Z°-Suivre & Promouvoir les Études, Essais & Réalisations à Prévoir et encours !
 
Vocabulaire est de plue en plus désuet et Oublié... Pouvez Vous encore définir : DIEU, le Grand-TOUT, la Vie, un Homme, l'Amour, Participation, Prédateur ! 
Quelle serait la Différence entre : Individu, Moi, Objet, Identité, Unité, Différence, Outil, Image,  Soleil, Eau, Air, Sel, Fer, Sable, Roche, Fleur, Mort, Agriculture ! La Guerre du Feu est Dépassée, pourtant le Monde est toujours à Feu et à sang, sous Prétextes Ésotériques, masquant des Guerres Ethniques et Pillages Lucratifs !
Ces Mots sont ils Univoques ? Usine, Monnaie, Fric, Mirage, F16, Concorde, Renault, le Clemenceau, France, Travail, le Plaisir, Amour, Psychologie, Techniques !
 
Symbole Sentez Vous encore le Besoin d'Utiliser ces Signes : ,J,,,[,,,L,M,Z,N,Y,[,V,D,¥,C, D... Pourquoi ?
Ils représentent l'Intelligence en un Signe, la Signification d'une Identité... aussi Utile et Complexe que le Besoin s'en fait Sentir.... nous en Créerons des milliers !
Moyen Phase, Étalon, Mesure, EspaceTemps, DLVM, Signal, Matière, Rayonnements, Force, Énergie, Travail,  Contact, Mouvement, Isolation, Frottement, q° !
Chaque Identité, Signification se Définit alors par des Mots et des Signes et se Structurent alors dans des Besoins et des Moyens aussi Complexe que nécessaire !
Participation Penseurs &BÉ bureau d'étude Parleront en Ui unité d'identité à Jour, dans ses Dictionnaires Spécialisés Di DF Identité & Formule où ils seront Compulsés !
L'Homme Seul n'est Rien, en Participation il est Tout, pour Lui il n'y a plus de Solitude, mais Symbiose des Corps pour Agir et Rentrer en Osmose des Âmes !
 
Fric et/ou Amour c'est incompatible, comme dans les théâtres de Guignols où s'Agitent des Marionnettes qui font Crier les Enfants et... Fuir les Chiots !
Pourtant la Monnaie Permettant de Tout Évaluer, est la plus belle Invention de l'Homme... elle permet de Décomposer nos Rêves en Éléments et... de les Réaliser !
L'Évaluation du Potentiel et des Rêves de Chacun Permet donc à la Communauté de Choisir avec Amour et de Construire sa Transcendance par le Présent à Venir !
Sans Amour, ni Évaluation de la Nature, de nos Acquis ni de nos Rêves... nous ne sommes que des Bêtes utilisant l'Énergie de leur Chair et la Force de leurs Crocs !
 
Savoir Pour Conserver l'Espèce, Lucie n'avait Besoin que de Survivre... jusqu'après avoir mis Bas 2 enfants vivants !
La Bande à Lucie Marchait 10H par jour pour Trouver sa Nourriture Racines & Fruits, et Veillait 5 Heures par Nuit tour à tour pour se Protéger des Prédateurs !
Aujourd'hui un Président Engage un KM.$ par jour et un Crève-la-faim ne Trouve pas Un € pour Vivre, ce Président Efface Là... >Un KM.j Citoyens... par Jour !
Rendement r = 109 !... il faut être un Homme à l'Image de DIEU, pour résister à cette Tentation !
De nos Jours le Fric a mis à jour tellement d'incongruités en Exergue à la Vue des Crève-la-Faim et des Friqués qu'on ne sait plus comment les Tuer et/ou Mourir !
    
Ce Chaos est notre Combat en Chienlit créé par nos Chefs !
La Démocratie n'est pas : un Crève-la-faim = une Voix !
Ce système permet aux plus Friqués de Gérer la Nation !
Démocratie=Égalité de Chance+Participation !
J'ai Du Arracher 31fois un CDD, 4fois Payer au Tribunal !
Avec Bac+5 les Friqués m'ont Volé toutes mes Inventions !
J'ai Subi à Vie ce Chaos Suscité par la Hiérarchie
 
Collusion Lois Léonines entre Copains-Coquins... Obligeant le Juste à Tuer et Mourir... ce n'est pas Çà la Démocratie !
Depuis toujours nos Princes nous ont Imposé notre Respect Servile à leur Grandeur, notre Obéissance à Mercy, ou le Bannissement avec ou sans Bûcher !
La Révolution a permis aux Grandes Gueules de Chasser et Remplacer ces Prédateurs... mais Seul de-Gaulle a Rétabli durant sa Vie : les Trente Glorieuses !
Nos Princes, BOFbœuf œufs fromageet Prédateurs en SF solution finale l'Appelèrent au-secours, puis l'Évincèrent avec sa Participation d'Amour, pour Profiter en Curée !
Loi des plus Forts en Collusion contre la Participation des Hommes... Honni soit qui Mal y Pense !
 
Les Fous s'Agitent et Meurent, c’est çà le SIDA Syndrome International de Destruction Apocalyptique, Pourquoi l’Homme Vaincu serait-il épargné... Pourquoi le Fou, Veut le Rester ?
 
Prise de Conscience Jet de Pierre, Vent, Eau, Feu, Réaction, Poudre, Pression de Vapeur, Radiations, Gravité, Masse ?...
Le Solitaire, nous en avons eu des Milliards, la plupart incapables de s'Intégrer, beaucoup de Rejetés, mais aussi quelques Penseurs !
Seuls ces Derniers sont Utiles à la Communauté, quelques Uns Servent la Nation... d'autres sont Affectés à... la Fortune des Princes !
Parmi Eux nous Trouvons Moïse, Périclès, Cæsar, Jésus, Jeanne et de-Gaule qui Sauvèrent et Corrigèrent un Instant... l'Humanité !
Préhistoire ; le Chef de Bande s'Investit pour Sauver la Bande et Faire Régner son Ordre alentour. Il Doit d'abord Obtenir l'Obéissance absolue !
L'Anarchie Naît de la Moindre Revendication Interne et  Ronge la Bande de l'Intérieur malgré tous ses Succès et/ou Échecs !
Le Privilège est alors Installé par la Loi du plus Fort qui... Choisit ses Séides qui... Choisissent leurs Serviteurs qui... Excluent les Inutiles ! qui... Choisit ses Séides qui... Choisissent leurs Serviteurs qui... Excluent les Inutiles !
Certes une Pyramide Peut avoir à sa tête un Pape, Infiltrant l'Humanité... mais son Succès servira de Modèle et Sophistiquera Tout !  
 
Le Roi, l'Élu de DIEU ne suit plus sa Loi Divine, devenue par ailleurs trop Contraignante et Crée la Sienne : la Loi du plus Fort !
La Cour des Princes, les Salles d'Armes des Chevaliers et l'Écurie des Écuyers... sont investis peu à peu... par les Charognards !
L'Instinct d'Hégémonie... Tente d'Évincer Toute Place plus intéressante que celle déjà Occupée... Ôte toi de Là que je m'y mette !
Instinct de Conservation : à toute Occasion tu Choisis ta prochaine place vit-fait,bienfait par Trahison, Ôte toi de Là que je m'y mette !
La Révolution se Fait par des Grandes-Gueules Coquines : Excitant des Croquants ± Spoliés... pour Usurper les Places des Nantis...
 
La République, est alors le Fruit de la Constituante Réunissant sans Hommes les Nouveaux-Profiteurs pour... Remplacer les Ex-Nantis !
Le Règne Agité des Copains-Coquins Suit les Bourrasques des Tempêtes : Je Profite Ici et je te laisses... un Moment Profiter Là ... !
Le Droit d'ingérence Prétexte de Sauver ses Amis Affaiblis... pour Piller au Mieux les Biens ainsi Libérés... dans l'Ordre Républicain !
Le Chaos : en DLVM double langage vérité mensonge : Les Nantis en Volant de plus en plus les Faibles... Nous Font passer en Dessous du Seuil de sécurité... CQFD ! double langage vérité mensonge : Les Nantis en Volant de plus en plus les Faibles... Nous Font passer en Dessous du Seuil de sécurité... CQFD !
La Vie, l'Espace et le Temps sont à la Disposition des Meilleurs sans aucunes Garanties pour les Imbéciles !
Le POUVOIR est à celui qui le Prend, qui donne alors du Travail à ses Serviteurs... et qui Exclue les Inutiles !.
 
Prise de Conscience Quelque soit Hadès, le Siècle des Lumières ou l'Univers de SciencesFictions... la Vie des Uns Agressent la Vie et... pose la même Énigme !
Ôte toi de Là que je m'y mette, Chacun Veut le Meilleur... le plus Fort le Prend, Avidement, sans Précautions... sans s'occuper des Dégâts collatéraux qu'il Libère !
Jeanne pour Sauver la France et les Français Bouta les Anglais hors des Zones Occupés... Le Roi et tous les privilégiés Honteux, La Brûla sur un Bûcher à Reims !
Hégémonie si nos MM maître du monde Passent leur Temps à Bouffer du Croquant entre Copains-Coquins auto-satisfaits... que dois-je faire en tant que Croquant ?
de.Gaulle Fils de Famille et Foncièrement Patriote Groupa autour de Lui : tous ceux qui Voulaient Bouter nos Ennemis Hors de France et... les Criminels Cachés !
"Les 30Glorieuses 1939-70" Regroupa les Français, Libéra la France, Bouta les Criminels Hors de nos Affaires, Créa 3M d'Étudiants et... Reconstruisit la Nation !
 
Mondialisation des Profits La Nature est Transcendentalement de partout... au Service de toute Intelligence !
Premier Arrivé premier Servi... le Suivant doit se Battre, Voler ou Négocier pour Survivre... mais Ensemble Nous serions plus Habiles !
Moi = la Bande, le Clan, la Cité, l'École, le Travail, les Exclus, la Patrie, les Églises, les Nations, l'Empire, l'Humanité... DIEU et moi !
Profit = Usurpation de tous les Biens et Privilèges Évalués en Fric par la Minorité Autoproclamée qui Asservit les Uns & Exclut les Autres !
 
Le Fric est Dur à Gagner... Je Vous en Donne les Moyens, et Facile à Dépenser !
Qui Veut du Fric ? Je Vous Offre la Voie Royale: 20% pour Vous... Je fais le Reste !...
 
Un ppm MM maître du monde aidés de 1‰ Séides ne Peuvent pas Subjuguer 6KM Ayant-Droits... ayant les mêmes Gènes... c'est le Chaos ! 
Profit-Maffieux, le Fric n'a pas d'Odeur, La Société est son Terrain de Chasse, tant qu'il est le plus Fort... ce Domaine est à Lui !
Profit-Personnel, Je suis l'Homme Fils de l'Homme, Fils de DIEU... Je m'autoproclame donc Dieu... Aimez Moi et... Obéissez Moi !
Fin du Monde : le Chaos se Sophistique à l'¥, le Profit Étouffe toute Tentative de Participation, enfin... un Bigbang fera Tout Sauter !
 
Droit & Devoir de l'Homme Rien ne se perd, rien ne se Crée, Tout ce Transforme... en Bien... en Mal... en Mort !
Je n'ai pas Demandé à naître ici je n'aurais jamais réclamé mon incarnation dans ce chaos, mais maintenant j'y suis, donc Vous et Moi... faut faire avec !
Définissons et Reformatons à Vie les 2% d'Administrateurs & Profiteurs en tous Genres, 12% de Travailleurs-Esclaves, 36% d'Intérims et 50% d'Exclus à Mort !
C'est Ridicule de penser Rendre Justice par Vase Communicant de Profiteurs aux Victimes Expiatoires, il faut donner à Chacun un Truc pour Atteindre le Niverna !
 
Il Suffit de mettre autant d'Énergie que nécessaire à Disposition de Tous Créateurs... en Contrôlant sa Bonne Utilisation par les Utilisateurs, le Monde et l'Univers !
Actuellement, par la Loi du plus Fort chaque Humain dépense entre ½€ à Un M$ par jour. Sauf inversion du Chaos la Fin du Monde est alors Prévue : 1°Avril 2104 !
Ce jour là, les Dépenses des Individus passera de 10-1 à 2.107 $/j, l'Écart quadratique sera passé de 4.105 à 108 atteignant ainsi le seuil de sécurité divin du Bigbang !
Un Accord sur des Valeurs Humaines, acceptables par tous, limitera la population mondiale à 8KM, et fera monter le Revenu quadratique humain de 20$ à 400$/J  !
 
unité=mille Population MaîtreMonde Décideurs Travailleurs Formation Exclusion
Q2000     U=K 6 000 000 6 6 000 1 000 000 1 500 000 3 493 994
$/J     Dépense 19,5 1 000 000 1 000 100 2,0 0,5
K$/J    Budget 116 746 997 6 000 000 6 000 000 100 000 000 3 000 000

1 746 997

             
Q2100     U=K 7 500 000 3 30 000 1 800 000 1 000 000 4 669 997
$/J     Dépense 75,5 2 000 000 5 000 200 50 0,1
K$/J    Budget 566 467 000 6 000 000 150 000 000 360 000 000 50 000 000

467 000

             
Qhumain  U=K

8 000 000

100

1 000

4 998 890

3 000 000

10

$/J     Dépense 401 1 000 000 10 000 500 200 10
K$/J    Budget 3 209 445 100 100 000 000 10 000 000 2 499 445 000 600 000 000

100

                  La Création des TT a demandé Un M.ans-Humains, pour Offrir 100.M.ans de Bonheurs !                 
       Un an Individus suffit pour leurs Destructions, soit une Rentabilité Technique 106 et un Défi du Mal/Bien de 109         
Vanitas Vanitatum et Omnia Vanitas, aucune Différence entre le Conquérant Bush et l'Exterminateur Ben Laden
 
La Course à l'Énergie est donc le Saint-Graal actuel de l'Humanité à condition de ne pas être Contrôlé en Profit par une Bande de Copains-Coquins Hégémoniques !
Je Vous conseille alors, de bien vous imprégner de CRES création revenu emploi solidarité en Général, et de me Contacter... si je suis encore en Vie !
¼ de Privilégiés Assaillent le Cercle-Énergétique qui est très fermé et qui Excluent plus des ¾ de l'Humanité engluée en Chienlit par Retard Technique et Financier !
Le Coût actuel 1/1/2006 du Kwh pour un consommateur Occasionnel parisien l, sans Investissement Préalable, varie de 1 à Þ 99 fois... selon la méthode Choisit !   
Coût KWH EDF Hydraulique GNL Charbon Pétrole
facturé     € 0,0765 0,0030 0,0045 0,0060 1,0000
Rendement 13,1 333,3 222,2 166,7 de 1à3
     Pour le Consommateur Industriel le Coût Calculé au MWH sont plus Intéressants  
   
La Consommation d'Énergie Croît de 5%an, l'Eldorado Maffieux Pétrolier se Tarit
Product, et consommat,Électricité France TWh 1955 1980 p 2002 2002/01 %
Production thermique 24,1 176,9 468,4 4,7
dont: nucléaire     415,5 4,0
Production hydraulique 25,5 68,9 64,5 -16,6
Production nette 49,6 245,7 532,9 1,9
Énergie livrée à l'Europe -0,8 -12,6 -80,6 10,6
Énergie reçue de l'Europe 0,7 15,6 3,8 -13,9
Énergie absorbée par le pompage     -7,4 29,1
Pertes -5,2 -16,9 -30,9 3,0
Consommation intérieure nette 44,3 231,8 417,8 -0,2
- basse tension 8,2 83,7 164,1 -1,4
- haute tension 36,1 148,1 253,7 0,6
Consommation par habitant en KWh 1 036 4 326 7 022

 - 1 ,4

La Consommation Mondiale double en 20 ans, en 2050, l'Effet de Serre sera Total !
 
Pétrole et Gaz permettent des Turnovers de 200 à 300 fois, ce qui Intéresse au plus haut point les Taxes-Étatiques et les Bénéfices-Politiques... qui s'y Incrustent !
Quelque soit le Chaos, la ½ Vie du Gaz=70ans et du Pétrole=40ans...Risquent de Chuter à tout moment, et les Prix Flamberont sans cesse... jusqu'au dernier Baril !
Quelques Millions de Profiteurs s'Agglutinent autour de quelque milliers de MM maître du monde pour Usurper la Nature et... Exclure plus de 3 Milliards d'Humains !
Des Milliards d'Hommes Jeunes et Vieux Voudraient s'Investir dans des Travaux de Création, mais on leurs proposent quelques milliers de Chiottes à Déboucher !
 
Nous Vivons comme des Animaux, nous Mangeons et nous sommes Mangés, la Révélation de DIEU n'est alors qu'un Refuge temporaire sans Osmose ni Symbiose !
Dès l'Age de 4 ans j'y ai Senti "comme un Défaut", une infime minorité Utilisait les Dons de DIEU, de la Nature, de leur Habileté et de leur Amour... pour s'Agiter !
Certes en tant qu'IC ingénieur conseil en Payant sans cesse ma Formation à niveau,  lire "Moi&Hors-Moi, j'ai pu Travailler pour Vivre mais sans pouvoir Signer mes Inventions !
Sauf Interdictions Prédatrices, une Consommation Croissante d'Énergie bon marché fournira... du Bénef au Vendeur et les Moyens de Créations... aux Créateurs !
 
Maître/Esclave... Rien n'a changé sous le Soleil... Méritons Nous un Sursis ?
 
Gloire aux plus Fort... c’est çà le SIDA Syndrome International de Destruction Apocalyptique, Pourquoi l’Homme Vaincu serait-il épargné ?
 
Énergie Coût 2006 d'un KWH électrique à usage domestique à Paris = 0.0765€=1Kg de Blé...  et 0.0045€ unM3 GNL gaz naturel liquéfié ...
Les partenaires du projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) ont signé, mardi 28 juin 2005 à Moscou, et une déclaration commune choisit le site français de Cadarache (Bouches-du-Rhône) pour accueillir le réacteur expérimental de fusion nucléaire.
Antonia Mochan,  28-06-2005 14:19 porte-parole du comité des sciences et de la recherche de la Commission européenne a précisé que le consortium réunissant les six parties impliquées dans ce projet de dix milliards d’euros (étalés sur trente ans) - Union européenne, Japon, Etats-Unis, Russie, Corée du Sud et Chine-, a officialisé cette décision par une déclaration signée lors d’une réunion à Moscou.
Cadarache était en concurrence avec le site japonais de Rokkasho-Mura, situé dans le nord de l’Archipel, mais le Gouvernement japonais a laissé entendre la semaine dernière que le Japon ne se battait plus pour remporter "100% du projet" et qu’il se contenterait des compensations accordées au "pays non hôte". En vertu d’accord technique signé entre l’Union européenne et le Japon, le "pays hôte" devrait assurer 50% du coût de la construction du réacteur (estimé à 4,2 milliards d’euros) contre 10% pour le pays "non hôte", qui obtiendra la direction de la gestion d’ITER. Un défi scientifique et technologique sans précédent "La communauté internationale va maintenant pouvoir relever un défi scientifique et technologique sans précédent, qui ouvre de grands espoirs pour fournir à l’humanité une énergie sans impact sur le climat et quasiment inépuisable", précise un communiqué de l’Elysée.
 
Le Président Jacques Chirac s’est "félicité" de la conclusion de cet accord qui, selon l’Elysée, "prend pleinement en compte les intérêts de l’ensemble des partenaires du projet". Le chef de l’Etat a estimé que "c’était un grand succès pour la France, pour l’Europe et pour l’ensemble des partenaires d’ITER". Il a remercié la Commission européenne et les membres de l’Union européenne "pour leur soutien sans faille dans la négociation". Le Président de la République, qui se rendra jeudi à Cadarache, a également adressé "un message de remerciements au premier ministre du Japon, Junichiro Koizumi, pour l’esprit de dialogue et de confiance qui a prévalu tout au long des discussions et a ainsi permis d’atteindre un consensus international pour le choix du site d’accueil d’ITER". Solution de rechange à la fission nucléaire utilisée dans les centrales actuelles pour produire l’énergie, le projet ITER vise à créer, par fusion nucléaire contrôlée, une source d’énergie aussi économique et inépuisable que l’énergie solaire en utilisant l’eau de mer comme combustible.
Dominique de Villepin s’est également félicité du choix du site de Cadarache. Le Premier ministre voit dans ITER une "illustration de la capacité européenne à porter de grands projets". qui doit permettre de développer une énergie du futur, sans impact sur le climat et économe de nos ressources naturelles Selon le Premier ministre, ce projet de plus de 10 milliards d’euros "permettra la création de 4.000 emplois" qui contribueront à "valoriser" le potentiel de recherche et d’innovation de la France.
 
Nous espérons ainsi remplacer notre Eldorado Pétrolier à l'Horizon 2.020 ! 
et nous pourrons continuer à nous Agiter entre Gentilshommes avec assez de Serfs et de Truands à nos Services !
L'Homme est tout juste bon à l'Esclavage... C’est çà le SIDA Syndrome International de Destruction Apocalyptique, Pourquoi le Fou Vainqueur ne serait-il pas ROI ?
ITER International Thermonuclear Experimental Reactor Si, actuellement, la production d'énergie nucléaire repose sur Terre sur la fission des noyaux, phénomène marginal à l'échelle cosmique, les réactions thermonucléaires de fusion sont à l'œuvre dans pratiquement toutes les étoiles. En s'engageant dans la réalisation de deux installations majeures de fusion expérimentale, ITER et LMJ, de concepts différents, la France se trouve dans une situation exceptionnelle, Guère plus de vingt ans après avoir compris les mécanismes de la fusion dans le Soleil, les chercheurs ont entrepris de s'en inspirer pour réaliser sur Terre des réactions de fusion thermonucléaire. Comme le souligne Yanick Sarazin avec l'exemple de la turbulence, phénomène universel extrêmement complexe, de très nombreuses propriétés des plasmas chauds doivent être encore mieux comprises et maîtrisées, démontrant l'importance de la recherche fondamentale dans la progression vers la domestication de l'énergie thermonucléaire.
 
 Chaque gramme du plasma du cœur solaire produit environ 2 millionièmes de watt. Il fallait absolument "faire mieux", en faisant appel à un mélange réactif de deutérium et de tritium, inexistant dans le Soleil. La rentabilité de la fusion fixe une valeur minimum [de l'ordre de 1020 m-3.s] au produit du temps de confinement de l'énergie, tE, et de la densité en nombre de particules n par m3 du plasma. Le confinement gravitationnel étant exclu à notre échelle terrestre, deux modes de confinement et de régime de combustion sont en lice.  
 
Le premier est quasi-continu [tE long]; un plasma très chaud et très dilué [n faible] est contenu par une structure magnétique complexe et de grand volume: c'est la voie de la fusion par confinement magnétique. Michel Chatelier et Philippe Magaud décrivent la progression sur 30 ans de la physique et des techniques des tokamaks, aboutissant à l'étape déterminante de démonstration de la maîtrise du plasma en combustion, qui incombera à ITER. Le second régime est discontinu et répétitif; la fusion, explosive cette fois, est réalisée dans un minuscule volume de plasma, lancé en compression extrêmement rapide [tE court] pour le chauffer et le comprimer très fortement [n élevé], afin de libérer suffisamment d'énergie avant la dispersion du mélange: c'est la voie de la fusion par confinement inertiel. Elle réclame un apport d'énergie de l'ordre d'un mégajoule, confié aux 240 chaînes lasers du LMJ. Guy Schurtz, Claude Rullière, Philippe 8aclet et Jacques Tassart décrivent les exigences scientifiques et techniques qui s'enchaînent, du microscopique au macroscopique, pour mener à la fusion dans des plasmas encore plus denses et plus chauds que ceux du cœur du Soleil. L'adaptabilité des lasers, en tant que vecteurs d'énergie pour la production de plasmas, ouvre largement les sciences de la fusion par confinement inertiel sur plusieurs domaines de la physique de la matière dans des conditions extrêmes.
Jean-Pierre Chièze Direction des sciences de la matière – CEA centre de Saclay
Institut lasers et plasmas –  Université de Bordeaux 7
Maîtriser sur Terre la fusion des noyaux légers tels que le deutérium et le tritium à des fins de production d'énergie ouvrirait la voie à des ressources quasiment illimitées. C'est l'objectif des recherches engagées par les grandes nations industrielles et, en particulier, par l'Union européenne.
L'état de développement de ces recherches doit permettre à la communauté "fusion" de relever aujourd'hui le défi de la construction du dispositif expérimental devant démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l'énergie de fusion : 
ITER. Non producteur d'électricité, servira de base à l'étape suivante: un démonstrateur de réacteur électrogène.

    International Thermonuclear Experimental Reactor                             Laser Méga Joule-45

La fusion par confinement magnétique Les installations du réacteur expérimental  ITER telles qu'elles se présenteraient sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhone) proposé par l'Union européenne. Au premier plan. l'installation existante construite autour de Tore Supra.
 
.
                                                                       ITER                                                                                               LMJ.
Les grands principes de la fusion Pour obtenir une réaction de fusion, il faut rapprocher avec suffisamment de force deux noyaux qui, chargés tous deux positivement, ont une tendance naturelle à se repousser (encadréß Les réactions de fusion nucléaire). Une certaine énergie est donc indispensable pour franchir cette barrière naturelle et arriver dans la zone, très proche du noyau, où se manifestent les forces nucléaires capables de l'emporter. La fusion exige donc de hautes températures du milieu réactant, typiquement plus de 100 millions de degrés 10 keV), qui permettent d'optimiser la quantité de réactions produites. A de telles températures, les électrons sont détachés des noyaux et la matière entre alors dans son quatrième état, l'état "plasma": Le plasma existe dans l'univers sous des formes très diverses avec des caractéristiques en température et densité variables. La réaction de fusion la plus accessible en pratique est la réaction impliquant le deutérium (D) et le tritium (T), deux isotopes de l'hydrogène, sur laquelle se concentrent les recherches sur la fusion contrôlée à des fins énergétiques.
 
Les conditions nécessaires aux réactions de fusion En plus de températures élevées, d'autres conditions sont nécessaires pour espérer utiliser la fusion comme source d'énergie. Le plasma chaud subit des pertes thermiques diverses, par rayonnement mais aussi par convection et par conduction. On définit généralement temps synthétisant l'ensemble de ces pertes appelé temps de confinement de l'énergie (t) : c'est le temps que met le plasma à se vider de sa chaleur si l'on coupe brutalement les sources d'énergie qui l'alimentent. D’une certaine façon, t caractérise la qualité de l'isolation [thermique du plasma. Pour que la fusion soit rentable sur le plan énergétique, .il faut que l'énergie produite par les réactions de fusion excède largement ces pertes. 
Cette condition impose une limite inférieure au produit densité (n) x temps de confinement de l'énergie, donnée par le critère dit Lawson: n-t > f(Q) où Q est le rapport entre la puissance de fusion produite et la puissance extérieure fournie au plasma pour le chauffer. Le facteur Q est souvent appelé facteur d'amplification de l'énergie. Deux valeurs typiques de Q sont l'unité et l'infini. Si Q=l, la puissance générée par le plasma est égale à la puissance qui lui est couplée de l'extérieur. Cet état connu sous le nom de breakeven est approché dans machines expérimentales actuelles les plus performantes. L’égalité Q=¥ signifie que la puissance extérieure apportée au plasma est nulle. Le plasma s’auto-entretient; on dit qu'il est en ignition. Pour un plasma de deutérium et de tritium, la fonction f(Q) vaut environ 1 pour Q = 1 et tend rapidement vers 5 pour les valeurs élevées de Q. Dans ces conditions et à une température de 10 keV, le critère de Lawson s'écrit:  ô n.t = 1020 (m-3.s) ô
 
Réaction de Fusion Nucléaire Pour obtenir la fusion de 2 noyaux atomiques légers, il faut les rapprocher tout près l’un de l’autre alors qu’ils se repoussent naturellement, étant tous 2  positif, Si l'on veut récupérer l'énergie libérée par cette fusion, il faut donc d’abord fournir celle nécessaire pour franchir cette barrière et permettre à chaque noyau d’arriver dans la zone, très proche de l'autre, où se manifestent les forces nucléaires capables de vaincre cette répulsion électrostatique ou barrière coulombienne, 
 
47-G
 
Une fois ce résultat obtenu, les réactions les plus énergétiques sont celles qui aboutissent au noyau fusionné dont l’énergie de liai­son est la plus élevée, C’est en l’occurrence le cas de l’isotope 4He de l’hélium, qui possède quatre nucléons (deux protons p et deux neutrons n). Parmi les réactions de fusion qui pro­duisent de l’énergie en même temps qu’elles génèrent, d’une part, un nouveau noyau, noyau d’hélium (He) ou de tritium (T), et d’autre part un nucléon, quatre sont a priori particulièrement intéressantes*, Les deux premières sont séduisantes parce qu’elles n’impliquent que du deutérium 101 ; l’isotope de l’hydrogène le plus abondant sur Terre, Leur maîtrise peut consti­tuer le but ultime de la fusion contrô­lée, mais elles sont, de loin, les plus difficiles à réaliser,
D + D     Þ 3He + n + 3,27 MeV  
D + D     Þ   T  +  P + 4,04 MeV
Les deux suivantes, formant le noyau très stable de l’hélium 4, sont particulièrement énergétiques :
D + T     Þ 4He + n + 17,58 MeV  
D + 3He Þ  4He + p + 18,34 MeV
La réaction de fusion la plus facile à réaliser, car présentant la section efficace la plus élevée, est celle impliquant un noyau de deutérium (D) et un noyau de tritium (T), fusion qui donne un noyau d’hélium et un neutron dont l’énergie est respectivement de 3,5 MeV et de 14,1 MeV, C’est donc sur elle, appelée D-T, que se concentrent les recherches sur la fusion contrôlée, aussi bien pour la fusion à confinement inertiel que pour la fusion à confinement magnétique, La production du tritium néces­saire est assurée par une cinquième réaction mettant en jeu le lithium et... les neutrons de la réaction D-T,
6Li + nÞ       4He + T + 4,78 MeV  
7Li + n Þ 4He + T + n – 2,47 MeV
Les combustibles primaires, c’est-à­dire les véritables matières premières d’un réacteur, sont donc le deutérium et le lithium (Li). 
Ces réactions sont dites thermonucléaires parce que seule une température de l’ordre d’une centaine de millions de degrés, en même temps que d’autres conditions de densité et de temps de confinement (cf, texte principal), permet de les obtenir, Voir  tableau des principales réactions nucléaires qui ont lieu dans le Soleil,
 
Fusion dans les étoiles... fusion sur Terre Dans le Soleil et les étoiles, les conditions nécessaires à la fusion en termes de température, densité et temps de confinement sont maintenues grâce à la gravité, solution qu’il est impossible d’utiliser sur Terre. La pression exercée par la gravitation peut y être remplacée par la pression exercée par  les boîtes de champs magnétiques intenses pour contenir le plasma. fluide électriquement conducteur, mais neutre globalement, et dans lequel les ions et les électrons se meuvent presque indépendamment les uns des autres. Plongés dans un champ magnétique, ils vont suivre des trajectoires en forme d’hélices qui s’enroulent autour des lignes de champ et y restent « piégés ». C’est le principe du confinement magnétique.
Nous laissons nos Pauvres s'entretuer pour Recycler nos Ordures et nous les Accusons de Brûler leurs Forêts !
Accessoirement Nous leur Apprenons à Lire et à Écrire pour Comprendre et Exécuter, au mieux, nos Ordres !
Mais Nous effaçons la Curiosité de nos Enfants pour Apprendre et Comprendre DIEU le Pourquoi de la Vie !
Ce que Je Crois Voir, est Suggéré par mon Cerveau. Rien ne se Crée, rien ne se Perd, tout se Transforme !
Chacun doit donc maintenir les Connaissances de Tous, au Top-Niveau pour Mieux Entreprendre la Nature !
 
Boîtes magnétiques pour contenir le plasma. Le plasma est un fluide électriquement conducteur, mais neutre globalement, et dans lequel les ions et les électrons se meuvent presque indépendamment les uns des autres. Plongés dans un champ magnétique, ils vont suivre des trajectoires en forme d’hélices qui s’enroulent autour des lignes de champ et y restent « piégés ».
 
L'enfant ne Voit pas Çà !
Pour Bien Agir au mieux,
Il faut Savoir quoi Faire !
 
C’est le principe du confinement magnétique. Les géométries droites (ou cylindriques) d’abord étudiées présentent l’inconvénient de laisser échapper le plasma aux extrémités. Pour éviter cela, le cylindre est refermé sur lui-même afin d’obtenir une configuration torique. Cependant, dans une telle configuration, la courbure (et donc la force centrifuge) et l’inhomogénéité du champ magnétique (plus élevé sur la face intérieure du tore que sur la face extérieure) sont la cause d’une dérive des particules chargées. Ions et électrons ont tendance à se séparer, les uns vers le haut et les autres vers le bas, et ils finissent par sortir du piège magnétique. Pour compenser cet effet de dérive, les lignes de champ sont rendues hélicoïdales (figure1).Les particules passent alors successivement en haut puis en bas de la configuration magnétique : l’effet de dérive, qui est toujours dans le même sens, est alors en moyenne compensé. Ceci est réalisé en ajoutant au champ torique (dit « toroïdal ») initial un autre champ magnétique qui lui est perpendiculaire (le champ « poloïdal »). Dans un « tokamak », machine de conception russe, le champ magnétique poloïdal est créé par un courant axial circulant dans le plasma lui-même, qui devient le secondaire d’un transformateur (les plasmas ainsi créés sont dits « inductifs »). Le tokamak est donc au départ un dispositif impulsionnel. Il peut devenir continu en générant le courant axial de façon « non inductive » par des ondes ou des faisceaux de particules qui transfèrent leur impulsion aux électrons du plasma. Dans un « stellarator », la configuration magnétique repose entièrement sur des courants circulant dans des bobines externes. Cette configuration, naturellement continue mais plus sur le plan des principes et de la géométrie, au même niveau de développement que la ration tokamak. Ses qualités intrinsèques toutefois la poursuite des efforts dans ce domaine. Le plasma se comporte comme un gaz et exerce vers l’extérieur une pression (cinétique) dont la valeur augmente avec la température et la densité. Si !’on veut confiner le plasma, cette pression doit être équilibrée par une pression vers l’intérieur. C’est le rôle de la pression (magnétique) exercée par le champ magnétique. Dans la pratique, on montre que pour éviter l’apparition d’instabilités hydrodynamiques,1a pression cinétique doit être très inférieure (d’un facteur 10) à la pression magnétique. On voit donc ici apparaître une limite sur la densité. Avec des valeurs usuelles pour la température (10-20 keV) et le magnétique (5-10 teslas), cette densité limite l’ordre de 1020 m-3. Ceci fixe aussi la valeur du temps de confinement que doit viser la fusion magnétique de l’ordre de quelques secondes (critère de Lawson).
48-E
Principe du confinement magnétique
Dans un  plasma à l’état libre [a), les particules ont une trajectoire aléatoire et  vont s’échapper. 
Si ce plasma baigne dans un champ magnétique  rectiligne (bJ,
 les  particules s’enroulent autour des lignes de champ et ne peuvent plus atteindre les parois latérales. 
Afin d’éviter les pertes aux extrémités, la boîte est refermée en tore ©. 
Pour minimiser encore les fuites de particules, les lignes de champ doivent être hélicoïdales (d), 
Comment chauffer le plasma D’emblée, le plasma n’a jamais la température requise pour les réactions de fusion. Outre le chauffage par le courant qui circule dans le tokamak (chauffage ohmique), 2 méthodes sont possible pour chauffer un plasma :
-Le chauffage par injection de particules neutres de haute énergie consiste à créer et accélérer un faisceau d’ions, en dehors de l’enceinte de confinement. Ce faisceau est ensuite neutralisé avant de pénétrer dans le plasma où les particules sont à nouveau ionisées et confinées par le champ magnétique. Les collisions redistribuent l’énergie et la température du plasma augmente ;
-Dans le chauffage par ondes électromagnétiques à des fréquences caractéristiques du milieu, l’énergie des ondes est transmise au plasma par des antennes qui tapissent une partie de l’enceinte de confinement. Le choix de la fréquence permet de définir l’espace de particules (ions ou électrons) qui sera chauffée et la région où se fer l’absorption de l’onde et donc le chauffage. En plus de chauffer le plasma, méthode permettant de générer du courant de façon permanente et donc d’envisager un fonctionnement continu du tokamak en mode « non inductif ». Dans un réacteur, la température du plasma pourrait être amenée au niveau adéquat par une combinaison de ces méthodes. Lorsque les réactions de fusion seront en nombre important, l’énergie portée par les noyaux d’hélium qui restent confinés plasma deviendra alors la méthode de chauffage dominante (Q > 5). 
 
Le principe du réacteur est présenté en figue 2 Le mélange combustible deutérium-tritium est injecté en :
(1) dans une chambre où, grâce au système de confinement et de chauffage, il passe à l’état de plasma et brûle de façon continue 
(2) Le plasma produit des cendres (atomes d’hélium) et de l’énergie sous forme de rayonnement ou de particules chargée 
(3) abandonnant leur énergie dans la « première Parois’’ premier élément premier  matériel  rencontré au-delà du plasma. L’énergie qui apparaît sous forme d’énergie cinétique neutrons est, quant à elle, convertie en chaleur la couverture 
(4) élément situé après la première parois, à l’intérieur de la chambre à vide. Cette chambre à vide. Cette chambre est le composant qui clôt l’espace où a lieu la réaction de fusion­. Première paroi, couverture et chambre e sont bien évidemment refroidies par un système d’extraction de la chaleur. Cette chaleur est utilisée pour produire de la vapeur et alimenter un ensemble turbine et alternateur 
(5) qui génère ment l’électricité.
 
La Couverture remplit plusieurs fonctions. Son premier rôle consiste à récupérer l’énergie que les neutrons abandonnent en échauffant les matériaux. Un fluide caloporteur circule dans la structure et évacue la chaleur produite vers les équipements classiques que sont Ie générateur de vapeur, la turbine et l’alternateur. Son  deuxième rôle est de régénérer le tritium nécessaire à la réaction de fusion. Le tritium n’existe en fait !en très petite quantité dans la nature. Il sera donc produit in situ par bombardement neutronique sur un autre corps, le lithium, présent dans la couverture, via réactions suivantes :
                                                            n + 6Li ÞT + 4He +       4,78 MeV
                                                            n + 7Li ÞT + 4He + n – 2,47 MeV
on a évidemment intérêt à privilégier la première réaction, qui dégage de l’énergie. Ainsi la couverture est, aussi, le siège de réactions productrices d’énergie, menant pour 20% dans le bilan du réacteur. Le lithium peut être sous forme solide (céramique) ou liquide (alliage métallique), suivant le concept de couverture. La couverture doit, enfin, jouer un rôle de protection en réduisant considérablement l’énergie et le flux neutronique afin d’abriter les composants suivants (chambre à vide système magnétique). 
Pour atteindre un rendement global de l’ordre de 35 %, un réacteur devra pouvoir réaliser des facteurs d’amplificati­on de l’énergie Q supérieurs à 25-30. Ceci impose que les réacteurs de fusion seront, nécessairement, des unités de grande taille, typiquement capables de produire 1000 MW électriques, soit l’ordre de gran­deur de la capacité d’un réacteur de fission 
 
49-P
Réacteur à Fusion Électrogène
 
Les avantages de la fusion L’énergie de fusion présente un certain nombre d’avantages importants. 
Ses combustibles sont abondants et géographiquement également répartis :
Le deutérium peut être extrait de façon économique de l’eau de mer (à raison de 33 g par m3). Les ressources en deutérium représentent plus de 10 milliards d’années de consommation annuelle mondiale ! 
Le tritium fabriqué in situ à partir du lithium, trouvé dans l’écorce terrestre. Les ressources en lithium sont estimées à 2000 ans, limite repoussée à plusieurs millions d’années si l’élément est tiré de l’eau de mer. 
La fusion présente des avantages en terme de sûreté. Les conditions d’entretien de la réaction de fusion permettent l’utilisation d’un plasma très peu dense ( qq grammes de combustible dans un volume supérieur à 1000 m3). La quantité de combustible présente dans la chambre de combustion pendant la réaction est donc toujours très faible. Toute perturbation non contrôlée de ce milieu entraîne son refroidissement rapide et l’arrêt des réactions de fusion. L’emballement de la réaction est par conséquent intrinsèquement impossible. L’énergie de fusion, comme les énergies renouvelables et la fission, ne produit en fonctionnement ni gaz à effet de serre ni de pollution atmosphérique. Aucun des combustibles de base, le deutérium et le lithium, pas plus que le produit de la réaction, l’hélium (un gaz rare), n’est radioactif ou toxique. Le tritium sera entièrement produit sur site. C’est un élément radioactif qui se décompose en hélium par émission d’un rayon bêta peu énergétique (5,7 keV) et avec une période relativement courte (12,3 ans). Sa radiotoxicité est faible.
 
50-1
 
Une conception adéquate du réacteur devra permettre de prendre en compte la perméation importante du tritium à travers les matériaux. Comme dans toute installation soumise à un flux de particules de haute énergie (réacteur à fission, accélérateur), les matériaux constituant la structure du réacteur seront activés. Sur le plan de l’impact environnemental, le choix pour ces éléments de matériaux à temps de décroissance rapide devrait permettre de minimiser les quantités de déchets radioactifs. Une centaine d’années après l’arrêt définitif du réacteur, la majorité de ces matériaux devrait pouvoir être, soit considérée comme déchet de très faible activité, soit recyclée dans la filière nucléaire.
50-2
  P1-P2-P3 Joint Européan Torus pour Fusion Thermonucléaire Contrôlée  
 
L’évolution des recherches Les premières expériences de confinement avec des champs magnétiques sont initiées aux États Unis dès 1938. L'année 1958 marque la dé classification des recherches. Plusieurs configurations magnétiques sont étudiées : décharges(1) toroïdales, machines à miroir... Afin de se donner les moyens de relever les défis scientifiques et technologiques posés par la maîtrise de l'énergie de fusion, des collaborations s'organisent à l'échelle internationale.
50-3
Tokamak, JET joint european torus pour Fusion Thermonucléaire Controlée
 
Au niveau européen, ces recherches sont coordonnées par le traité Euratom dès 1957. Cette organisation complètement intégrée, toujours en vigueur, a beaucoup contribué à la position dominante de l'Europe sur le sujet En 1968, les scientifiques russes de l'Institut Kurchatov annoncent des performances largement supérieures aux autres expériences avec une configuration magnétique bien particulière: le tokamak, qui va rapidement supplanter les autres configurations. Dès lors, de nombreux tokamaks de taille encore modeste sont construits en France, en Allemagne, en en Italie, mais aussi aux États-Unis, en URSS et au Japon. C'est sur ces dispositifs que sont développés les diagnostics ainsi que les moyens de chauffage du plasma qui permettent de progresser rapidement sur la physique des tokamaks. Les projets de construction de la plupart des grands tokamaks modernes (JET en Europe, JT6O, au Japon TFTR aux États- Unis) sont lancés vers la fin des années 1970. La France, après avoir fait entrer l'Europe dans l’ère des tokamaks avec la machine TFR de Fontenay aux roses (machine la plus performante au monde de 1973-76), prépare dès les années 1980 la technologie et la physique du fonctionnement continu pour les réacteurs à fusion, avec la construction d'un grand tokamak à aimant toroïdal supraconducteur, Tore supra, qui entre en service en 1988.
 
(2)temps de confinement calculé Loi d'échelle sur le confinement (comparaison calcul/expérience). L’analyse des résultats expérimentaux obtenus sur différentes installations permet de déterminer une loi d'échelle empirique exprimant le temps de confinement à partir des principaux paramètres de la machine et du plasma. Cette loi d'échelle. qui couvre 2 ordres de grandeur de variation des paramètres, est d’une importance primordiale pour extrapoler les performances actuelles à celles d'une machine de prochaine génération  
 
51-P
Projet I T E R
 
Le projet ITER

-Lévolution au cours du temps de la taille des machines (coupe du plasma) de type Tokamak est indiquée sur la figure ci-contre. ITER sera un Tokamak supraconducteur de taille sans précédent. Tore Supra, le tokamaksupraconducteur du CEA a démontré de cette technologie. L'utilisation d'aimants supraconducteurs permet l'accès aux décharges de longue durée. Le tableau ci-dessous décrit les principaux paramètres du projet

R=grand rayon du plasma
a=petit rayon du plasm
.

 
Paramètres de Tore Supra, JET, ITER Tore Supra JET    ITER
Grand rayon du plasma (m)  2.25  3  6.21
Petit rayon du plasma (m)  0.7  1.25  2.0
Volume du plasma (m3)  25  155  837
Courant plasma (MA)  1.7  5-7  15
Champ magnétique (T)  4.5  3.4  5.3
Durée des impulsions (s)  minute(s)  10  > 300 s
Type de Plasma  D-D D-D / D-T  D-T
Puissance thermonucléaire (Pth)  ~ kW 50kW/ 10MW  500 MW
Q = Pth / puissance de chauffage   ~ 0    ~1  >10
Puissance neutronique au bord    20 W/m²    60 kW/m² 0.57 MW/m²

L'objectif principal d'ITER est l'étude des plasmas en combustion, c'est à dire des plasmas où le chauffage par les particules alpha créees lors des réactions de fusion est majoritaire. La part de chauffage due aux particules alpha atteint à peine 10% dans les meilleures décharges réalisées dans la machine JET. ITER est dimensionné pour permettre l'étude de plasmas chauffés à plus de 60% par les particules alpha. ITER sera aussi la première machine intégrant la majorité des technologies essentielles à la préparation du réacteur de fusion (composants face au plasma, gestion du tritium, robotique, tests de couvertures tritigènes....).

 
Des principes de base démontrés. Depuis le début de l'ère des tokamaks, à la fin des années des progrès considérables ont été accomplis dans la compréhension des phénomènes physiques et le développement des technologies mises en oeuvre dans la construction des outils expérimentaux. Ces Résultats ont été obtenus sur les nombreuses instal­lations, de tailles très diverses, conçues et exploitées es années dans les années 1970 à 1990 (tableau, cea- 52). Tous les grands problèmes posés par l'énergie de fusion ont été abordés et, pour la plupart d'entre eux, des solutions ont été proposées particulièrement adapté aux décharges longues. préfigure ITER par ses composants supraconducteurs et ses parois activement refroidies, voir 53-composant internes de Tore Supra
(1)Décharge: terme désignant la présence d'un plasma dans l'enceinte de confinement
(2)Le JET, Joint European Torus, est actuellement le tokamak le plus puissant pour ["étude de la fusion thermonucléaire contrôlée  
 
Confinement amélioré du plasma Les nombreuses études expérimentales sur le confi­nement menées dans les machines à travers le monde ont notamment mis clairement en évidence que le confinement s'améliorait avec la taille de la machine et qu'il se dégradait avec l'augmentation de la puissance de chauffage additionnelle couplée au plasma. Toutefois, sous certaines conditions, un seuil en puissance à partir duquel le confinement s'améliore spontanément est observé : ce régime, dit mode H (pour High confinement, par opposition au mode obtenu en dessous du seuil en puissance, dit mode L, pour Low confinement), constitue une amélioration du temps de confinement de presque un facteur 2 qui atténue l'effet de dégradation observé par ailleurs. La découverte dans les années 80 du mode H, sur la machine ASDEX, est capitale. Ce mode reste aujourd'hui le scénario de référence pour la machine de prochaine génération, ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).L'ensemble des résultats est regroupé dans une base de données à partir de laquelle a été déterminée une loi d'échelle exprimant le temps de confinement à partir des principaux paramètres de la machine et du plasma. Bien qu'empirique, cette méthode est d'une importance primordiale pour extrapoler les perfor­mances en confinement actuelles à celles d'une machine de prochaine génération, proche des conditions d'un réacteur JET (Joint European Torus)  la machine européenne , qui est actuellement la plus grande installation expérimentale de fusion avec la machine japonaise JT-60U.  
52-T
les Machines de fusion Tokamak
JET : décharges performantes et technologies associées Conçu dans les années 1970, JET représentait à l’époque un saut considérable puisque la plus grande machine européenne était alors TFR (Tokamak de Fontenay-aux-Roses), d’un volume plasma moyen de 1 m3, soit environ 100 fois moins que celui de JET. Le JET est toujours actuellement le plus grand tokamak au monde. Son système magnétique, composé de 32 bobines en cuivre entourant l’enceinte de confinement, produit un champ de 3,4 teslas (T) au centre du plasma. Le JET est aussi équipé des technologies nécessaires à la gestion du tritium (stockage, injection dans l’enceinte de confinement, séparation des hydrogènes des gaz extraits, séparation isotopique) et à la télé-manipulation de ses composants internes. Les objectifs du JET sont essentiellement tournés vers la réalisation de décharges performantes et la qualification des scénarios de confinement retenus pour la machine de prochaine génération. Les aspects liés au chauffage du plasma par les particules alpha sont aussi abordés. Les 16 MW de puissance de fusion obtenus pendant environ une seconde, en 1997, avec un facteur d’amplification de la puissance Q d’environ 0,65 très proche des conditions du breakeven (Q=1) restent le résultat le plus spectaculaire. La possibilité unique de réaliser des plasmas D- T sur JET s’accompagne évidemment de la maîtrise des technologies associées : la gestion du cycle du tritium et les moyens de télé-manipulation. Ce dernier système a permis de remplacer chaque tuile de la première paroi. L’opération a été menée en 1998 sur le divertor (composant gérant l’extraction en continu des cendres de la réaction), qui a été totalement remplacé par télé-manipulation.
 
Tore Supra : temps longs, supraconduction et refroidissement actif Parallèlement aux recherches du JET sur les plasma performants, la problématique des plasmas de longue durée (plusieurs minutes) est aussi étudiée au sein de l’Union européenne sur le tokamak Tore Supra, implanté sur le site CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône Bien qu’ayant un volume de plasma cinq fois inférieur à celui du JET, Tore Supra n’en est pas moins le plus grand tokamak à aimants supraconducteurs au monde. Cette caractéristique, associée à la présence de composants face au plasma activement refroidis par circulation d’eau, permet l’étude des plasmas régime quasi permanent. Tore Supra est équipé de 18 bobines toroïdales supra-conductrices. Le matériau supraconducteur adopté l’alliage niobium-titane refroidi dans un bain d’hélium superfluide (1,8K ; 1bar) dont les remarquables propriétés de transfert thermique assurent un refroidissement efficace du supraconducteur sans circulation de fluide. Ces aimants sont exploités sans problème majeur depuis 1989, démontrant du même coup viabilité de la technologie supraconductrice dans configuration d’un dispositif de fusion contrôlée. Les composants face au plasma sont activement refroidis, deuxième caractéristique unique de Tore Supra Ils sont principalement constitués d’un limiteur pompé toroïdal (LPT), capable d’extraire en permanence 15 MW de puissance transférée par les particules plasma, soit 3 MW/m2 en moyenne et au moins 10 MW /m2 en crête en continu (des valeurs très proches de celles du réacteur). Ce limiteur, placé en partie basse de la machine, est constitué d’une structure porteuse en acier inoxydable sur laquelle sont fixées des aiguilles en composite de fibre de carbone (CFC) et cuivre durci (CuCrZr) capables de supporter de forts flux thermiques (plusieurs MW/m2) en continu. Ces technologies ont permis de réaliser des décharges de plusieurs minutes. La décharge record de décembre 2003, d’une durée de 6 minutes et demie, soutenue par une puissance de 3 MW, a permis d’extraire plus de 1.000 mégajoules d’énergie thermique.
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Intérieur de Tore Supra
Des technologies spécifiques pour Le réacteur Les technologies plus spécifiques au réacteur sont aussi étudiées. Les couvertures tritigènes font l’objet d’études spécifiques, tant au niveau conceptuel qu’expérimental (procédés de fabrication, réalisation de maquettes…). il a été, par exemple, démontré que la production auto­suffisante de tritium était réalisable, et ce, selon divers concepts. L’Europe en étudie deux qui diffèrent selon les matériaux tritigènes et le fluide caloporteur employés. Le premier utilise un matériau liquide sous forme d’alliage de plomb (LiPb) refroidi à l’eau sous pression ; le second, des céramiques et de l’hélium comme réfrigérant. Plusieurs céramiques font l’objet d’études (Li4Si04, Li2Ti03), incluant leur méthode de fabrica­tion, qui en sont à un stade de préindustrialisation. Ces études déboucheront sur la réalisation de modules de couverture complets à tester dans ITER.
La viabilité de la fusion comme future source d’éner­gie sera en partie déterminée par des facteurs liés à la sûreté et à l’environnement. La fusion peut tirer ici avantage de sa relative jeunesse de développement pour intégrer le plus tôt possible dans la conception les solutions qui impliquent l’utilisation de matériaux de structure dits à basse activation. Ces derniers, qui ont l’avantage de présenter une décroissance rapide de leur activation, sont particulièrement développés en Europe qui a axé ses études sur les aciers martensitiques (2). Une nuance particulière (Eurofer) a été sélectionnée et a déjà donné lieu à des coulées significatives (quelques tonnes) permettant la fabrication d’échantillons soumis à de nombreux tests (comportement sous irradiation, corrosion, soudage. ..).Le développement de ces matériaux et la validation de leurs performances sous des flux de neutrons typiques de la fusion (neutrons de 14 MeV) sont d’une impor­tance majeure pour le futur réacteur. Ces matériaux constituent un élément déterminant pour l’efficacité thermique et la durée de vie des composants internes et, par corollaire, ils déterminent en grande partie le rendement global et la disponibilité du réacteur. Une validation complète suppose la disponibilité d’une source de neutrons de 14 MeV dont le développement fait l’objet du programme international IFMIF (International Fusion Material Irradiation Facility)..
   
(2) Acier martensitique (du nom du physicien Martens) : acier au carbone à basse teneur en nickel et/ou en manganèse issu de la trempe d’un acier, traitement qui déforme le réseau à structure cubique centrée de façon homogène. Les aciers de ce type constituent le groupe le plus important des aciers inoxydables  

Le projet ITER

1- Objectifs   Les recherches sur la fusion contrôlée ont progressé de façon considérable ces dernières années en Europe et dans le monde dans tous les domaines, que cela soit au niveau de la physique, des matériaux, des technologies et sur l'image d'un réacteur électrogène de fusion du futur. Ces résultats ont été obtenus sur plusieurs installations expérimentales "spécialisées". Ainsi par exemple, JET  se consacre plutôt  à la physique des plasmas performants sur des temps courts (quelques secondes). La machine Tore Supra est plus spécialisée sur la maîtrise des plasmas moins performants mais sur des durées beaucoup plus importantes (2 minutes et plus). Grâce aux résultats remarquables obtenus ces dernières années, la communauté des chercheurs et ingénieurs impliqués dans les études sur la fusion contrôlée magnétique est maintenant prête à effectuer un pas supplémentaire :  démontrer la maîtrise de la combustion entretenue d'un plasma deutérium-tritium sur temps longs. C'est l'objectif principal d'ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), la prochaine installation expérimentale. 

2 - Historique Lors du Sommet de Genève en Novembre 1985,  l'Union Soviétique propose de construire la prochaine génération de tokamak sur la base d'une collaboration intégrant les quatre partenaires majeurs du programme fusion. En octobre 1986, les Etats-Unis, l'Europe et le Japon répondent favorablement à cette proposition. Le projet ITER est né et il regroupe sous les auspices de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA ) quatre participants : les USA , le Japon, la Russie et l'Europe (à laquelle est associée le Canada). ITER est donc la première installation expérimentale conçue via une collaboration scientifique à l'échelle planétaire. La première phase d'études appelée CDA (Conceptuel Design Activities) démarre en avril 1988 et s'achève en décembre 1990. La première phase de l'ingénierie détaillée (Engineering Design Activity - EDA - ) s'est achevée fin 1998. A cette date et pour des raisons internes, les USA se retirent du projet. Les trois autres partenaires orientent alors leurs efforts vers la conception d'une installation ayant un coût et des objectifs réduits. La phase d'ingénierie détaillée de cette nouvelle version s'est achevé en juillet 2001. La phase suivante ou phase de coordination des activités techniques (Coordinated Technical Activities - CTA) s'acheve fin 2002. Elle a pour objectifs de maintenir l'intégrité du projet, de préparer les procédures nécessaires pour la construction et l'exploitation en commun d'ITER et de fournir un support technique aux représentants des partenaires chargés des négociations sur le site. Les Etats-Unis et la Chine ont rejoint les négociations en janvier 2003, suivis par la Corée du Sud en Juin 2003.
Les négociations doivent déboucher sur la sélection d'un site  mais aussi sur la définition des conditions de financement de la construction et sur les contours juridiques de la future entité légale qui aura en charge la construction et l'exploitation d'ITER. 

3 - Organisation pendant la phase EDA
La plus haute instance de cette organisation est le conseil ITER, localisé à Moscou et composé de huit membres : 2 Européens, 2 Russes, 2 Japonais et 2 Américains avant le retrait des Etats-Unis.. Ce type de composition croisée entre les partenaires est une constante dans toute cette organisation. Le conseil ITER est assisté d'un comité technique (le Technical Advisory Committee -TAC- ), d'un comité de gestion (le Management Advisory Committee -MAC-).                     L'équipe de conception exécute ses travaux sur deux co-centres situés à Naka (J) et à Garching près de Munich (UE). L'ensemble du personnel ITER (Joint Central Team) présent sur les co-centres représente environ 150 personnes.  Les spécifications techniques nécessaires à la réalisation d'ITER sont définies par l'équipe ITER puis confiées pour exécution aux "Home Teams"
4 - Planning
La phase de conception s'acheva en juillet 2001 par la remise du rapport final d'ingénierie détaillée. 
La phase de construction d'une durée de 8 à 10 ans débuterait en 2005 et 
le premiers plasmas d'ITER sont envisagés en 2015. La phase d'exploitation devrait durer un minimum de 2
Les exemples précédents illustrent les progrès considérables réalisés en physique, en technologie, ou encore sur l’image que l’on peut se faire aujourd’hui d’un réacteur de fusion électrogène. Ces résultats ont été obtenus sur plusieurs installations expérimentales « spécialisées » : la physique des plasmas performants sur des temps courts (quelques secondes) sur JET, la problématique des décharges longues (quelques minutes) sur Tore Supra, sans oublier les nombreuses avancées, en particulier sur les principes d’amélio­ration du confinement, obtenues sur l’ensemble des machines exploitées par la communauté européenne et internationale (tableau). Des réponses à la majorité des interrogations suscitées par les études sont apportées, mais de façon encore indépendante. La prochaine étape doit constituer l’intégration de tous ces résultats au sein d’une même installation : c’est le projet international ITER.
53-p2
Supraconducteur I T E R
Les origines du projet Au cours des années 1980, le succès des expérimen­tations comme celles menées sur le JET, associé aux progrès dans la compréhension du comportement du plasma réalisés dans des installations plus modestes,a amené la communauté scientifique à étudier une installation expérimentale de « prochaine étape » dédiée à l’étude des  plasmas proches de ceux : d’un réacteur de fusion. Lors du Sommet de Genève en novembre 1985 le président Gorbatchev propose aux : présidents Reagan et Mitterrand de construire la prochaine génération de tokamak sur la base d’une collaboration intégrant les quatre partenaires majeurs du programme fusion. En octobre 1986, les États-Unis, l’Europe ainsi que le Japon répondent favorablement : le projet ITER est né. Il regroupe sous les auspices de l’AlEA Agence internationale de l’énergie atomique États-Unis, Japon, Union soviétique et Europe associée au Canada. ITER est donc la première installation expérimentale conçue via une collaboration scientifique à l’échelle planétaire. Une première version du projet incluant la réalisation de maquettes à grande échelle des principaux : composants est présentée en 1998. Les États Unis se retirent alors du projet Les partenaires restants orientent leurs efforts vers la conception d’une installation conservant l’essentiel des objectifs scientifiques à coût réduit. La phase d’ingénierie détaillée de cette nouvelle version s’est achevée en juil 2001.
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Planification Nucléaire
Les objectifs de I T E R L’objectif essentiel du programme ITER est de démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion par confinement magnétique. La machine pourra produire 500 MW de puissance de fusion pendant plus de 400 s avec l’assistance de 50 MW de puissance de chauffage, soit une amplification de l’énergie d’un facteur 10 (Q=10). Elle permettra donc l’étude des plasmas en combustion, c’est-à-dire des plasmas où le chauffage par les particules alpha créées lors des réactions de fusion est majoritaire. Dépassant 60 %, la part de Chauffage due aux Particules alpha sera sextuplée par rapport aux : meilleures décharges réalisées dans la machine JET. ITER réalisera la synthèse des performances de Tore Supra (plasma de longue durée) et du JET (plasma énergétique). ITER sera aussi la première machine intégrant la plupart des technologies essentielles au réacteur : aimants supraconducteurs de très grande taille, composants face au plasma refroidis activement, gestion du tritium, maintenance robotisée, tests de modules de couvertures tritigènes. Avec un grand rayon de 6,2 m (distance axe de la machine – centre du plasma), le volume plasma d’ITER sera environ huit fois supérieur à celui du JET. Le système cryomagnétique, entièrement supraconducteur, est conçu pour délivrer 5,3 T au centre du plasma. À l’intérieur de l’enceinte à vide, les composants internes (cassettes de divertor, limiteurs, modules de couverture.. .) pourront être entièrement remplacés par maintenance robotisée. Les principaux : composants d’ITER ont fait l’objet d’études très détaillées allant jusqu’à la réalisation de maquettes à l’échelle l, comme pour l’enceinte à vide ou la manipulation du diverter. Les différents câbles supraconducteurs et connexions supra­conductrices ont été testés avec succès en 2000 et 2001 sous la forme de bobines modèles (câble à échelle 1, bobine échelle 1/3) permettant également de valider les différentes étapes de la fabrication dans l’industrie. 
Le coût du projet est évalué à environ 4,7 milliards d’euros à partager entre les partenaires. Après huit années de construction, la mise en route se fera de façon pro­gressive avec d’abord une phase de plasmas d’hydro­gène, qui permettra de tester la machine et de valider les scénarios de confinement pour les phases en deu­térium et deutérium-tritium  La durée d’exploitation est évaluée à une vingtaine d’années. ITER est une Expérience destinée à démontrer la faisabilité de cette nouvelle Option. Tous les Composants essentiels à un réacteur seront présents, à l’exception de ceux dédiés à la production du tritium et à la génération d’électricité. Ces éléments spécifiques du réacteur électrogène auront la particularité d’être construits avec des matériaux basse activation : ils feront l’objet de tests à petite échelle (module de couverture) dans ITER
 
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PInstallation d’Essais du Diverter I T E R Robot de Montage
 
L’après-ITER: quelles extrapolations pour le réacteur ? Les options retenues pour le fonctionnement d'un réacteur reposent sur des extrapolations plus ou moins fortes des options retenues pour ITER (figure 4) Les réacteurs avec des extrapolations modérées ne nécessitent pas de sauts technologiques. Ils impli­quent cependant un contrôle de la puissance trans­mise aux éléments de première paroi par une maîtrise du rayonnement du plasma de bord. Les rendements globaux sont les mêmes que ceux rencontrés dans les réacteurs nucléaires classiques (30 - 40 %). La taille se situe autour des 9 m de grand rayon. Les réacteurs avancés supposent des extrapolations fortes par rapport aux connaissances actuelles, tout en restant crédibles. Leur développement serait en géné­ral accompagné des mêmes extrapolations au niveau technologique (structure en carbure de silicium, par exemple). La topologie et les paramètres du plasma sont choisis afin de minimiser la puissance recirculante. Les instabilités sont supposées complètement maîtrisées, de même que le rayonnement du plasma de bord où un "manteau" radiatif est établi, sans conséquence sur le confinement et les performances du plasma central. Ceci conduit à des flux de chaleur sur les éléments de première paroi plus faibles que ceux des concepts précédents (d'un facteur deux, moins de 10 MW 1m2) et une taille de réacteur proche de celle d'ITER (typiquement 6 m). Ces concepts offrent le potentiel de pouvoir fonctionner à très haute température (1000°C) et donc d'accéder à des rendements dépassant les 60 %. Leur niveau de développement ne permet toutefois pas d'envisager leur utilisation à court terme.
La construction d'un réacteur électrogène (démonstrateur ou prototype) nécessitera des programmes d'accompagnement ayant une vocation plus orientée "réacteur". Sont notamment déjà en cours ceux concernant le développement de matériaux basse activation et des couvertures tritigènes. Ils sont complétés par des études plus globales sur les aspects socio-économiques. Il peut paraître prématuré d'évoquer les coûts de production du kilowattheure d'une source d'énergie qui est encore à plusieurs dizaines d'années de sa commercialisation. Ce type d'étude a pourtant plusieurs intérêts. Le premier est de mettre en évidence l'impact de telle variable physique ou de telle hypothèse technologique sur les coûts. Ces résultats qui fixent les ordres de gran­deurs relatifs et les sens de variation, ont une influence directe sur la stratégie de développement.
Le deuxième intérêt est de vérifier que le dispositif pro­posé peut correspondre aux exigences du marché. Les modèles économiques employés sont dans le prolon­gement direct de ceux employés pour la conception, l’optimisation et le calcul des coûts des machines actuel­ les ou d'lTER. Sous beaucoup d'aspects, ce dernier est voisin du réacteur. Les coûts de construction ont été directement déterminés par les industriels en Europe,au Japon, en Russie et aux États-Unis. On dispose ainsi d'une base d'évaluation solide. Les incertitudes qui res­tent, certes importantes, portent plus sur la disponibi­lité du réacteur que sur le coût direct de ses composants. Les études montrent que, contrairement à ce qui a été parfois avancé, les coûts de l'énergie de fusion ne sont pas de nature à hypothéquer son avenir. En intégrant les impacts environnementaux et des hypothèses conservatrices pour la physique et les options technologiques, le coût du kilowattheure fusion se situe entre 1,5 et 2 fois le coût du k.WH nucléaire "fission", entre celui de l'éolien et celui du solaire.
 
Préparer l'avenir énergétique Les recherches civiles sur la fusion ont véritablement démarré à la fin des années 1950 avec un effort impor­tant de coopération internationale. Les progrès ne se sont depuis jamais démentis. Le bilan énergétique du plasma, mesuré par le produit de la densité, de la température et du temps de confinement de l'énergie, a été multiplié par 1.000 ! Plusieurs mégawatts de puis­sance fusion ont déjà été produits et des décharges de plusieurs minutes réalisées. Les bases scientifiques sont aujourd'hui suffisamment solides pour envisager la construction d'un appareil validant la faisabilité de l'énergie de fusion: ITER. L’insertion dans l'offre éner­gétique pourrait avoir lieu dans la seconde partie du siècle, à une époque où l'épuisement des ressources classiques et les conséquences climatiques de notre consommation se feront sentir de façon forte. La fusion présente des avantages qui peuvent contribuer à une production d'énergie respectueuse de notre environ­nement. Il est très certainement du devoir de la géné­ration actuelle de préparer la base de connaissances permettant aux décideurs de demain d'envisager serei­nement toutes les solutions énergétiques possibles.
 
Michel Chatelier et Philippe Magaud Direction des sciences de la matière Association Euratom-CEA CEA centre de Cadarache

 

La physique de la turbulence Clé de la fusion contrôlée par confinement magnétique

les nombreux domaines d'étude qui s'imposent aux chercheurs dans leur volonté de maîtriser la fusion thermonucléaire par confinement magnétique, la compréhension de la turbulence est essentielle. Sa physique, extrêmement complexe, contrôle en effet une des caractéristiques fondamentales de cette technique: la qualité du confinement.

56-P- Plasma généré dans le JET pendant une Décharge…

Vue à Gauche à l’arrêt à Vide

Maîtriser sur Terre l'énergie des étoiles est un projet qui, pour être réaliste, n'en est pas moins très ambitieux sur le plan technologique. Le meilleur exemple en est certainement le projet de tokamak international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) qui requiert la collaboration de plusieurs grandes puissances internationales sur plusieurs décennies. En plus d'offrir une alterna­tive crédible à long terme au problème de l'approvisionnement en énergie de l'humanité, la fusion contrôlée constitue un creuset fascinant pour la recherche en physique fondamentale, intégrant de multiples facettes de cette science. Les domaines d'étude vont de la physique du solide pour l'étude des composants face au plasma ou le développe­ment de supraconducteurs pour le bobinage, à la physique de l'interaction plasma-paroi où rayon­nement et recyclage jouent un rôle clef, en passant par l'interaction des ondes électromagnétiques avec le plasma, la stabilité magnétohydrodynamique de celui-ci et enfin la physique de la turbulence. Cette compréhension est essentielle à la réalisation de la fusion, car elle en contrôle une des caractéristiques fondamentales: la qualité du confinement. C'est elle qui est ici choisie comme exemple représentatif des problèmes de physique fondamentale étudiés en fusion. Les thèmes abordés trouvent des résonances bien au-delà de la "communauté fusion", dans des domaines aussi variés que la méca­nique des fluides ou l'astrophysique, dont bien sûr la physique du Soleil. Outre les réactions de fusion, ce projet partage également avec notre étoile la physique des plasmas magnétisés, et de fortes analogies existent, par exemple quant aux phénomènes d'éjection brutale de matière et d'énergie.

 

Turbulence et transport La rentabilité économique de la fusion impose au processus d'être quasiment auto-entretenu: l'énergie dégagée par les réactions de fusion (encadré D, Les réac­tions de fusion nucléaire, p. 47) doit non seulement servir à chauffer l'eau qui fera tourner des turbines, mais aussi à maintenir le plasma à la température de fusion, entre 100 et 200 millions de degrés. Cette der­nière contrainte stipule que l'énergie de fusion doit compenser la puissance perdue par le plasma, traduit par un critère simple (densité des ions et temps de confinement de l'énergie) ônitE > Cteô, tE est un paramètre macroscopique qui mesure la qualité du confinement: c'est le temps caractéristique de décroissance de l'énergie interne du plasma en l'absence de chauffage. La voie suivie par la fusion contrôlée par confinement magnétique vise à maxi­miser tE , et donc à réduire le transport dans la région où se produisent les réactions de fusion. La densité et la constante Cte sont telles que tE doit être de l'ordre de quelques secondes. À l'inverse, il sera souhaitable de dégrader le confinement du plasma périphérique, afin d'étaler la puissance sortante sur la plus grande surface possible, réduisant ainsi les contraintes ther­miques sur les éléments de paroi.

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schéma d’un Tokamak. Particules et Chaleur Suivent les Lignes de Champs… 

les Collisions et la Turbulence génère du Transport transverse aux Surfaces Magnétiques.

La vue de Détail montre que les Lignes de Champs de 2 surfaces magnétiques différentes ont des taux d’enroulement différents

Dans un tokamak, particules et chaleur sont contrain­tes de se déplacer sur des surfaces virtuelles engen­drées par la topologie magnétique. Ces surfaces sont en forme de tores emboîtés . La direction parallèle est donnée par les lignes de champ magné­tique qui s'enroulent hélicoïdalement autour de ces surfaces. La direction transverse à ces lignes de champ sera par la suite repérée par l'indice ‘’^’’. Si l'on admet que le transport de matière et de chaleur est gouverné par un processus de marche au hasard dans la direction transverse, on peut le représenter par un coeffi­cient de diffusion c^ exprimé en m2s-1. Par ce processus aléatoire, la chaleur met un temps tE pour parcourir la distance caractéristique sur laquelle le plasma doit être confiné. Cette distance correspond au rayon inté­rieur du tore a pour les tokamaks, de l'ordre du mètre. tE est alors donné  ôtE = a2/c^ô Si le transport transverse de l'énergie dans les tokamaks n'était généré que par les collisions coulombiennes binaires, les machines actuelles auraient d'ores et déjà rempli les conditions nécessaires à la fusion

57-P2

À ces températures élevées, le libre parcours moyen des particules est en effet de l'ordre de quelques kilo­mètres. La conduction associée aux collisions, très faible ôc^coll < 10-1 m2s-1ô conduirait alors à des temps de confinement de plusieurs dizaines de secondes. Les valeurs de tE mesurées expérimentalement sont bien inférieures, de l'ordre de quelques dixièmes de secondes sur les plus grosses machines existantes. L’essentiel du transport est assuré par la turbulence, excitée par les gradients transverses au champ magné­tique de confinement. L'amplitude mesurée des fluc­tuations de diverses grandeurs (densité, température, etc.) est en effet en accord avec le niveau de transport observé, à savoir ôc^» 10-1 m2s-1 ô Restent cependant plusieurs questions ouvertes: quelles sont l'origine et les caractéristiques de la tur­bulence et du transport associé ? Existe-t- il des moyens d'en contrôler l'amplitude et la dynamique ?  

Stabilité) : posée rigoureusement au centre, la bille sera en équilibre, mais la moindre perturbation d'amplitude même très faible suffira à lui faire dévaler la pente pour se rapprocher des parois. C'est l'instabilité linéaire. Lorsque le déplacement de la bille devient suffisamment grand (régime non linéaire), ce dernier est alors limité par les parois de la bouteille: c'est la saturation non linéaire.

 

De la théorie des instabilités... Les fluctuations turbulentes observées dans les machines à fusion naissent d'instabilités qui saturent non-linéairement. Le comportement d'une bille au fond d'une bouteille fournit une bonne image de la situation (figure 2c) : posée rigoureusement au centre, la bille sera en équilibre, mais la moindre perturbation d'amplitude même très faible suffira à lui faire dévaler la pente pour se rapprocher des parois. C'est l'instabilité linéaire. Lorsque le déplacement de la bille devient suffisamment grand (régime non linéaire), ce dernier est alors limité par les parois de la bouteille: c'est la saturation non linéaire.           

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PlasmaFusionSphérique

La majorité des instabilités excitées dans les plasmas de tokamaks sont des instabilités d'échange. Le mécanisme vient de ce que, dans les tokamaks, échanger un tube de flux (1) de basse pression et un tube de flux de haute pression dégage de l'énergie: ce processus est donc instable, du fait de la propension de tout système physique à rechercher un état de minimum d'énergie. Dans sa version très simplifiée, cette insta­bilité est analogue à l'instabilité Rayleigh-Bénard en fluide, du nom des deux physiciens qui ont étudié expérimentalement et mis en équation le phénomène (2).

Considérons un fluide chauffé par le bas. Au fond du récipient, le liquide est plus chaud et donc plus léger que celui en surface. Il aura tendance à monter sous l'effet de la poussée d'Archimède, à la condition cependant que cette force parvienne à vaincre les forces visqueuses qui s'opposent à tout mouvement. S'établissent alors des rouleaux ou cellules de convection, qui assurent un transport de la chaleur beaucoup plus efficace que la conduction collisionnelle. Apparaissent ici deux ingrédients majeurs de l'instabilité: eue repose sur l'existence d'un gradient de température colinéaire à la gravité, et elle présente un seuil en gradient en deçà duquel le transport de la chaleur n'est pas turbulent. Ces deux caractéristiques se retrouvent dans les tokamaks, à la différence près que la gravité joue un rôle  négligeable dans le plasma magnétisé: la force de pesanteur s'exerçant sur les ions est typi­quement 1014 fois plus faible que la force de Lorentz due au champ magnétique B. C'est la topologie magnétique, et la courbure des lignes de champ et la décroissance du champ B de l'axe de symétrie du tore vers l'extérieur, qui joue ici un rôle analogue à la gravité dans l'instabilité Rayleigh-Bénard.

Le gradient de température est quant à lui inhérent au problème: le plasma de cœur avoisine les 100 millions de degrés, tandis que la température tombe à quelques centaines de degrés sur les parois de l'enceinte, à envi­ron un mètre de là. Dans la majorité des cas, ce gradient dépasse le seuil d'instabilité et donne naissance à un transport turbulent. Les cellules de convection ou vortex sont ici les iso-potentielles du potentiel électrique. Elles délimitent les couloirs d'advection de la matière et de la chaleur, de la même manière que les régions de basse et de haute pression gouvernent la force et la direction du vent en météorologie. Les vortex se développent sur une échelle spatiale typique de quelques rayons cyclotroniques (3) dans la direction radiale, soit quelques millimètres pour les ions. On conçoit que le temps déconfinement sera d'autant plus grand que cette distance restera petite par rapport à l'échelle de la machine, d'où l'intérêt de développer des tokamaks de grande taille. Ils évoluent en outre sur des fréquences caractéristiques allant du kilohertz à quelques centaines de kHz. Cette analogie avec Rayleigh-Bénard montre que la turbulence dans les plasmas de tokamak entretient un lien étroit avec celle des fluides non magnétisés. Cela permet entre autres à la communauté fusion de bénéficier des avancées d'une science déjà ancienne, l'insta­bilité Rayleigh-Bénard ayant été très étudiée à partir des années 80 en tant que paradigme de la transition vers la turbulence développée selon un schéma ana­logue à la transition vers le chaos. Mais les plasmas sont également plus complexes que les fluides classiques, ce qui leur confère une richesse supplémentaire

1-Tube de flux: volume microscopique virtuel, de forme tubulaire, qui entoure une ligne de champ magnétique.  
2-C'est également ce type d'instabilité, appelée alors Rayleigh-Taylor, qui perturbe la compression isotrope des billes de combustible en fusion inertielle   (3)Une particule de charge e et de masse m immergée dans un champ magnétique Ba un mouvement de giration autour d'une ligne de champ, dit Mouvement  cyclotronique, dont le rayon est  rc = mv^/ eB  ....  v^ étant sa vitesse transverse au champ B    mouvement   
Le Dialogue ‘’électrons-ions’’ Les plasmas de fusion sont majoritairement constitués de deux sortes de particules: les électrons et les ions de deutérium et de tritium, dont le rapport des masses équivaut à celui entre une balle de ping-pong et un poids de 10 à 15 kg. Leur faible inertie rend les électrons très mobiles. Ces deux espèces explorent alors des régions de l'espace temporel et spatial relativement disjoints : les échelles spatiales des turbulences associées aux ions et aux électrons sont typiquement dans le rapport de la racine carrée des masses (environ 60), tandis que les fréquences y sont inversement proportionnelles. Pour autant, électrons et ions continuent de "se parler": étant chargés électriquement, ils sont en effet tous deux sensibles au même champ électromagnétique. Aux échelles considérées, les deux espèces assurent entre autres la neutralité électrique du plasma.
Le couplage particules-champ   Ce couplage particules-champ est d'ailleurs le fon­dement de tous les phénomènes de transport dans les plasmas magnétisés. Le processus est non linéaire:les fluctuations de densité et de vitesse des particules plasma génèrent des fluctuations de charge et de courant. Ces dernières contrôlent la structure et l'évolution des champs électrique et magnétique via les équations de Maxwell. À leur tour, ces champs fluctuants rétroagissent sur les particules dont ils gouvernent la dynamique. Précisons tout de même que les fluctuations du champ B restent de plusieurs ordres de grandeurs plus faibles que le champ magné­tique servant au confinement du plasma.
Cette interaction entre ondes et particules est résonnante: elle est maximale lorsque la vitesse de phase de l'onde est proche de celle des particules. Ce mécanisme, connu sous le nom d'effet Landau (4) joue un rôle fondamental en physique des plasmas (5). C'est en transférant de manière résonnante leur énergie aux particules plasma que les ondes, excitées linéairement par le mécanisme de type Rayleigh-Bénard décrit précédemment, par­viennent à un régime de saturation non linéaire. Dans les tokamaks, ces résonances sont en outre localisées autour de surfaces particulières, appelées surfaces de résonance, dont la position est gouvernée par la topo­logie magnétique. Nous verrons par la suite que cette propriété importante peut être mise à profit pour optimiser le transport.
 
(4) Ce physicien soviétique (1908-1968), surtout connu pour ses travaux sur les transitions de phase (diamagnétisme et antiferromagnétisme, phénomènes de superfluidité et de supraconductivité), a reçu le prix Nobel en 1962. Son ouvrage sur l'amortissement des ondes électroniques dans un plasma (effet Landau, 1946) a contribué à l'élaboration de la théorie des plasmas.
(5) Pour une compréhension physique détaillée de ce mécanisme, on pourra en particulier se référer à Microscopie Dynamics of Plasmas and Chaos, de Y. Elskens et D. F. Escande (Bristol Institute of Physics publishing, 2003).
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Injection de Boulettes de Combustible au sein d’un Plasma le Toroïdal ASDEX à Garching Ger
Aux simulations numériques Plusieurs stratégies physiques s'offrent au chercheur pour étudier la turbulence. L'approche fluide consiste à étudier la dynamique temporelle de grandeurs macro­scopiques, appelées moments, telles que la densité, la température ou le moment cinétique, couplées aux équations de Maxwell: c'est le cadre générique de la magnéto-hydrodynamique. L'espace des phases se réduit ici à l'espace physique à trois dimensions (3D). Cette approche souffre cependant de deux faiblesses majeures. D'abord, le nombre de ces moments est infini. Toute troncature s'accompagne alors d'une hypothèse de fermeture, dont il est difficile de garantir la validité dans le régime non linéaire. Ensuite, elle ne permet pas le traitement rigoureux des résonances Landau, pour lesquelles la connaissance de la distri­bution en vitesse des particules est nécessaire. C'est l'approche gyrocinétique, plus complète, qui permet de traiter ces questions. La fonction de distribution des différentes espèces est alors calculée dans un espace des phases à cinq dimensions. Les deux dimensions supplé­mentaires sont les vitesses transverse et parallèle aux lignes de champ magnétique. Cette fonction donne le nombre de particules appartenant à un élément de volume infinitésimal de l'espace des phases. Bien que satisfaisante du point de vue physique, cette approche offre cependant l'inconvénient d'être très gourmande en ressources numériques (temps de calcul et mémoire). Le recours au calcul massivement parallèle sur des super-calculateurs est, dans ce cas, nécessaire. Les turbulences électronique et ionique couvrent un domaine en fréquence et longueur d'onde très vaste, si bien que les moyens numériques actuels ne permettent pas leur traitement simultané (6). En pratique, chaque étude se concentre alors sur l'une des deux espèces.  
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Une fois le choix effectué entre ces différentes options, les simulations numériques sont un outil puissant pour étudier la complexité du régime non linéaire qui caractérise la turbulence. Des modèles ID à SD, électrostatiques ou électromagnétiques, et intégrant la complexité des plasmas à des niveaux divers, ont entre autres permis de comprendre le mécanisme des instabilités dominantes dans les tokamaks, et de retrou­ver certains résultats expérimentaux fondamentaux: l'ordre de grandeur de l'amplitude des fluctuations (typiquement inférieures au pour cent) et du niveau de transport de la chaleur, ôc^=1-10 m2s-l ô. Mais ces études ont également mis en évidence que, loin d'être homogène et régulier, le transport turbulent pouvait être dominé par des bouffées intermittentes se pro­pageant quasi balistiquement sur de grandes échelles spatiales, très au-delà des rayons cyclotroniques (6) (figure 3). Un gros effort est actuellement consacré à la compréhension de ce phénomène. Ces analyses ont profondément modifié notre vision du transport turbulent, jusque-là essentiellement décrit par un processus diffusif. Une partie des travaux présents vise d'ailleurs à proposer des modèles de transport réduits, c'est-à-dire à une dimension spatiale, mieux repré­sentatifs de la dynamique du transport turbulent qu'un coefficient de diffusion effectif c1
(6) Par exemple, couvrir les échelles spatiales allant du rayon cydotronique électronique au rayon du plasma requerrait pour une simulation 3D une mémoire de l'ordre de la dizaine de téraoctets (1 To = 1OI2 octets), à la limite des capacités des plus gros calculateurs disponibles actuellement  

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Turbulences Ïoniques 3D  

Vers un contrôle de la turbulence Les barrières de transport  Un des objectifs des études menées sur la

 turbulence est de trouver des régimes pour lesquels le transport est réduit. Dans le cas où cette transition est localisée spatialement, elle donne naissance à de forts gradients de température et de vitesse; on parle alors de "barrière de transport". De tels régimes ont été initialement obtenus expérimentalement, et reproduits sur de nombreuses machines. Ils servent même de scénarios de référence pour les plasmas d'ITER. D'un point de vue théorique, plusieurs mécanismes sont invoqués pour expliquer cette transition

-cisailler le champ. de vitesse s'avère très efficace. Le plasma est entraîné dans un mouvement de rotation non uniforme dans une des directions périodiques du tore. Cette inhomogénéité de la vitesse de rotation a pour effet de déchirer les cellules de convection, réduisant ainsi le transport. Le même résultat peut d'ailleurs être obtenu en cisaillant fortement le champ magnétique macroscopique, ce qui change le taux d'enroulement des lignes de champ (figure 1). Des travaux récents ont montré que la turbulence elle-même pouvait générer son propre flot cisaillé, qui contribue de manière efficace à sa saturation. Ces écoulements à grande échelle, dits zonaux, sont similaires à ceux observés en turbulence atmosphérique; ils sont particulièrement visibles sur la planète Jupiter;  

-modifier légèrement la topologie magnétique permet de contrôler la position des surfaces de résonance, autour desquelles  se concentre la turbulence. Il est en particulier possible d'optimiser la topologie de manière à éloigner ces surfaces de résonance les unes des autres. Dans ce cas, le système peut accéder à un régime où le chaos hamiltonien (7} et, donc, le transport turbulent,restent faibles. 

Ces mécanismes, souvent complémentaires, ont été confirmés par des simulations numériques (figure 4), et sont en bon accord avec les résultats expérimentaux. Ils ont permis d'expliquer certaines des transitions spontanées du plasma vers des régimes à confinement amélioré, et de proposer des scénarios de réduction du transport. Une troisième voie explorée actuellement s'appuie sur la théorie du chaos. Le principe consiste à appliquer une boucle de rétroaction sur la turbu­lence: par de petites perturbations bien choisies de l'hamiltonien du système, la forme et la position dans l'espace des phases des tores de KAM (8) où des domai­nes de piégeage peuvent être modifiés astucieusement pour diminuer le transport. Cette technique ne sera cependant utilisable que s'il est montré qu'un contrôle spatialement localisé reste efficace. 

(7) La mécanique classique montre qu'il est en principe possible de décrire le comportement de tout système sans dissipation à l'aide d'une fonction H, le hamiltonien, dépendant des coordonnées d'espace et de moment généralisées des n particules constituant le système, ainsi qu'éventuellement du temps. Cette fonction H est souvent reliée à l'énergie totale du système. En particulier, tout système dont l'hamiltonien ne dépend pas explicitement du temps évolue à énergie constante.

(8) Du nom de leurs découvreurs (Kolmogorov, Arnold et Moser), ces "tores" définissent le volume occupé dans l'espace des phases par les trajectoires intégrables d'un système dont l'hamiltonien d'équilibre est soumis à des perturbations de faible amplitude.

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 Tokamak Tore Supra

Phénomènes de relaxation brutale Si les barrières de transport peuvent être générées de diverses manières dans les tokamaks, il apparaît cepen­dant qu'elles ne sont pas toujours pérennes. En parti­culier, celles qui se développent spontanément aux bords du plasma, sous certaines conditions, sont sujettes à des phénomènes de relaxation brutale. De manière quasi­périodique, elles sont transitoirement détruites et lais­sent alors s'échapper des flux de particules et de chaleur très importants: quelque 10% du contenu énergétique total du plasma peuvent ainsi être perdus en l'espace de quelques centaines de microsecondes. Ces phéno­mènes sont bien sûr dommageables pour l'énergie confinée qui s'en trouve réduite, mais également du fait des contraintes très fortes qu'ils font peser sur les éléments de paroi chargés d'évacuer la puissance. Certaines simulations de turbulence présentent un comportement analogue (figure 5), et plusieurs modèles ont été proposés pour reproduire ces relaxations

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 Gigantesque protubérance solaire, observée dans l'ultraviolet extrême le 26 ao
Août 1997 SOHO. q= 85000 °C, extension spatiale 350.000 km.
Une forte analogie avec les éruptions solaires Ces événements entretiennent en outre une forte ana­logie avec les éruptions solaires (encadré A, Toute la lumière sur le Soleil, p. 13). Les plus violentes d'entre elles naissent de protubérances, gigantesques arches où un champ magnétique intense maintient le plasma au-dessus de la surface du Soleil. Elles sont caractéri­sées par l'éjection d'un plasma chaud et l'émission de rayons X durs, bouffées qui emportent dans l'espace jusqu'à 1 % de la puissance totale rayonnée par le Soleil. Le premier point d'analogie vient de ce que, selon de récentes théories, les éruptions solaires pourraient trou­ver leur origine dans une région équivalente à une bar­rière de transport solaire: la tachocline. Cette fine couche, à l'interface entre la zone radiative et celle plus externe de convection, est en effet caractérisée par de forts cisaillements de vitesse. C'est là que prendraient naissance, par un effet dynamo (9), le champ magné­tique solaire. Le second élément de concordance pour­rait être la nature même de l'instabilité à l'origine de ces relaxations brutales: dans les deux cas, tokamaks et Soleil, les conditions sont réunies pour faire de l'ins­tabilité d'échange le candidat désigné. D'autres phé­nomènes astrophysiques sont également similaires, comme par exemple les sous-orages magnétiques, Dans tous les cas, la compréhension théorique du mécanisme détaillé conduisant à ces relaxations reste encore une gageure pour la communauté scientifique. Ces analo­gies laissent entrevoir une possible universalité de ces processus de relaxation au sein des barrières de transport.
 (9) Les fortes variations de la vitesse du fluide au travers de cette interface seraient susceptibles de tordre les lignes de force du champ magnétique fluctuant, conduisant au final à une augmentation d'amplitude et d'échelle spatiale de ce champ. [effet dynamo désigne ce mécanisme de conversion d'une partie de l'énergie cinétique du fluide en énergie magnétique.
Le temps d' I T E R La physique des plasmas de fusion est une science riche, complexe, et qui partage beaucoup de points communs avec de nombreuses disciplines, dont entre autres la turbulence dans les fluides non magnétisés, la théorie du chaos et l'astrophysique. Elle s'enrichit de cette communauté de pensée, et participe aux avancées dans tous ces domaines, Les études théoriques ont permis de nombreux progrès, tant du point de vue de la compréhension des résultats expérimentaux que de l'optimisation des scénarios utilisés. Cette physique est en ce sens complémentaire de l'approche d'ingénieur qui s'appuie sur des lois d'échelles pour prédire le niveau de transport, et donc le temps de confinement tE, dans une machine comme ITER. Elle permet d'étudier l'éventuelle apparition de nouveaux phénomènes dans l'intervalle qui nous sépare des prochaines machines, et de veiller ainsi à l'adéquation entre les objectifs assignés à ITER et les scénarios expérimentaux envisagés,
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Carte du flux turbulent de chaleur issu d'une simulation fluide 3D, 
en fonction du temps et de la direction du confinement. 
Une source de chaleur est imposée au bord gauche. 
Le flux, dirigé vers l'extérieur du tore, est d'amplitude croissante du noir au jaune, 
La barrière de transport, visible dans la région centrale entre les traits pointillés, est transitoirement détruite par une relaxation brutale.
Yanick Sarazin Direction des sciences de la matière Association Euratom-CEA centre de Cadarache
 
Fusion par confinement inertiel  La fusion par confinement inertiel est une voie de recherche explorée pour obtenir la fusion des éléments légers, parallèlement à la fusion par confinement magnétique. Alors que, dans cette dernière, le confinement maintient le plasma à une très faible densité (10-5 fois la densité de l'air) pendant des temps de l'ordre de la seconde, la méthode "inertielle" consiste à réaliser des densités beaucoup plus fortes (106 fois la densité de L'air] maintenues pendant des temps déterminés par l'inertie du système (typiquement quelques dizaines de picosecondes). Les lasers permettent une très grande concentration de l'énergie dans les temps nécessaires à la fusion par confinement inertieL. Ainsi, le laser Mégajoule (LMJ), construit par le CEA pour les applications de Défense, doit permettre de réaliser L'allumage et la combustion par confinement inertiel au début de la prochaine décennie. Les conditions de température et de pression qu'il permettra d'atteindre rendront aussi possible L'étude des phénomènes thermonucléaires dans les plasmas de type stellaire.
Principes de base : compression et brièveté Le processus de la fusion par confinement inertiel se compare à un moteur Diesel: la compression du mélange - amené à une densité 1000 fois supérieure à celle de l'état liquide - conduit à l'allumage et à l'explosion, dans des temps inférieurs à 100picoseconde.
Quelle que soit la technique employée, la problé­matique de la fusion nucléaire reste la même : vaincre la répulsion des noyaux de deux éléments légers afin qu'ils mettent en commun leurs nucléons pour constituer un élément plus lourd. La réaction de fusion nucléaire la moins difficile à réaliser est celle qui peut intervenir entre le deutérium (D) et le tritium (T), deux isotopes de l'hydrogène. Elle donne naissance à un noyau d'hélium 4 (particule alpha) doué d'une énergie de 3,52 MeV et à un neutron de 14,06 MeV
L'énergie considérable qui doit être donnée aux deux noyaux de deutérium et de tritium sous forme de vitesse relative est fournie par l'agitation thermique. La pro­babilité maximale d'occurrence de la réaction de fusion dans un plasma de DT se situe vers 70 keV. Elle atteint un dixième de cette valeur vers 10 keV.  
Un critère classique pour la fusion d'un plasma est le critère de Lawson: il consiste à assurer que l'énergie de fusion dégagée (modulo un rendement d'extraction de 30%) soit supérieure à l'énergie qu'il faut fournir au plasma pour l'amener dans les conditions de combustion. Or l'énergie de fusion dégagée par unité de volume dépend de trois paramètres: la température, la densité (le nombre n d'ions par unité de volume) et le temps 'l' pendant lequel ces deux conditions sont maintenues. Considèrons les réactions de fusion se produisent efficacement à partir de 10 ke V, le critère Lawson pour un plasma de DT s'écrit: ô n.t > 2.1014 (s.cm-3) ô
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La fusion par confinement magnétique réalise ce critère en maintenant des densités supérieures à 1014 ions par cm3 pendant des temps sensiblement supérieurs à la seconde. Dans la fusion par confinement inertiel, la démarche est complètement différente: on comprime très fortement le plasma jusqu'à des densités de 1026 ions par cm3 (soit 300 g/cm3!) mais celles-ci ne sont main­tenues que pendant une durée très brève (quelques W-ll s) avant que le plasma ne se détende (explosion). 
Afin de brûler une fraction suffisante du combustible, il faut que le phénomène de fusion soit plus rapide que sa détente sous l'effet de sa pression interne. 
Cette condition est satisfaite si le combustible est suffisam­ment chaud et dense ou, plus précisément, concentré( c'est le produit pR de la masse volumique par le rayon de la sphère qui caractérise cette propriété). Dans le cas d'une microcible sphérique contenant un mélange de deutérium et de tritium (DT) à la température de 40 keV, par exemple, il sera alors possible de brûler un tiers du combustible dès que le produit rR excédera 3g/cm2. Pour une masse M de DT :
ce critère s'écrit aussi : ô r (g/cc) ≥ 10 / ô plus la masse à brûler est faible, plus la densité requise,
et donc la compression du mélange, est élevée. Prenant en compte le rendement massique de la fusion du DT (340 MJ/mg), il sera par exemple possible d'obtenir 100 MJ à partir de 1 mg de DT si la densité du mélange atteint environ 300 g/cm3 (soit plus de mille fois la densité du solide) et sa température 40 keV. Le rayon de la sphère sera alors de cent micromètres et I~ temps imparti à la combustion (temps de confi­nement) d'environ 25 picosecondes. Ces conditions expérimentales peuvent théoriquement être atteintes en implosant une coquille sphérique de combustible solide cryogénique (figure 1) à l'aide d'un laser délivrant une énergie de 1 à 2 mégajoules (Mn. Pour obtenir ce résultat, un certain nombre de paramètres doivent être maîtrisés, comme cela va être décrit en considérant le même exemple d'un mélange de 1 mg de DT contenu dans une microcible
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Allumage par point chaud Il faut tout d'abord minimiser l'énergie déposée par le laser dans le mélange de DT. La compression demande relativement peu d'énergie: environ 15 à 40 kJ par mg, si elle est conduite de façon efficace. En revanche, atteindre la température requise pour initier la combustion nécessiterait une énergie beaucoup plus élevée: 1,1 MJ par mg. Afin de diminuer cette contrainte, seule une faible partie de la masse du combustible (10 à 20 mg) est portée à la température d'allumage. Cette "étincelle" à haute température appelée point chaud, confinée par le reste du combustible très dense qui l'entoure, pourra initier une combustion auto­entretenue, en "recapturerant" une fraction sensible de l'énergie de fusion dégagée, essentiellement celle véhiculée par les particules alpha émises.
 
Compression du combustible Dans ces conditions, l'énergie totale de compression et de chauffage du point chaud s'élève à environ 60 kJ. Cette énergie doit être communiquée au combustible en premier lieu sous forme d'énergie cinétique: la vitesse nécessaire d'implosion, de l'ordre de 400 km/s, néces­site une pression voisine de 100 mégabars (Mbar), soit 10.1012 pascals. Cette pression et cette vitesse peuvent être obtenues avec un laser de puissance et une cible adéquate faite d'une coquille composée d'une couche externe en plastique et d'une couche interne en DT sous forme de glace (voir Les microcibles cryogéniques, éléments clés des expériences de confinement inertiel sur le LM!). Lorsqu'un faisceau laser intense interagit avec une cible, un plasma est en effet formé sur sa surface par ablation, puis éjecté vers l'extérieur à grande vitesse. Par contre-réaction, une quantité de mouvement centripète (si la cible est sphérique) est transférée à la partie encore froide, processus que l'on peut appeler, par analogie, effet fusée. La pression engendrée est maximale au voisinage du front d'ablation. Elle est reliée à l'intensité du laser et à sa longueur d'onde par la loi d'échelle: ô PMbar = 40 (I PW/cm2 / lmm)2/3 ô Cette loi indique que les courtes longueurs d'onde sont plus efficaces, à éclairement donné, pour induire de fortes pressions: une pression de 100 mégabars peut être obtenue avec un laser d'intensité voisine de 1015 W/cm2 pour une longueur d'onde de 0,35 micromètre. L'énergie laser nécessaire dépend du rendement hydro­dynamique de l'implosion induite par l'ablation. Un rendement de 5 % conduit, dans cet exemple, à une énergie de 1,2 MJ. Une mise en forme temporelle adéquate de l'impulsion laser peut permettre d'opti­miser le processus de compression (figure 2). D'autres paramètres doivent dans le même temps être opti­misés, en premier lieu la symétrie d'éclairement du micro ballon contenant le mélange de DT.
 
64 Figure 2. 
Lors de la compression du combustible, la loi de pression est obtenue au moyen d'une mise en forme temporelle de la puissance laser. 
Un palier initial de 10 térawatts en 4 nanosecondes (ns) crée un premier choc de 8 mégabars. Il est suivi d'une rampe douce qui amène 
à l'impulsion principale de 9,2 ns. On interrompt le laser et la coquille poursuit son vol jusqu'à la compression finale, obtenue vers 10 ns.
 
 Une symétrie d'éclairement parfaite L'exemple précédent suppose en effet une symétrie sphérique parfaite de l'échantillon et de son éclai­rement, car tout écart à la sphéricité diminuerait l'efficacité de la compression jusqu'à empêcher le point chaud d’apparaître. Le laser utilisé devra comporter un gd nb de faisceaux pour assurer la symétrie d’éclairement des spécif rigoureuses à 50m  pour maintenir les conditions propres d'ignition à 1%.
 
instabilités hydrodynamiques D'autres processus peuvent aussi empêcher d'obtenir les conditions de fusion: les instabilités hydrodyna­miques. L'implosion ablative décrite plus haut consiste à accélérer un milieu dense par un milieu moins dense (figure 3). Cette situation est analogue à celle d'un fluide lourd surmontant un fluide léger dans un champ de pesanteur. Cette configuration est par constitution instable (instabilité de Rayleigh-Taylor) et toute per­turbation de l'écoulement, relativement à la forme sphérique idéale, est amplifiée au cours du temps. La croissance est d'abord exponentielle, puis, dès que l'amplitude du défaut devient comparable à sa l­g d'onde, une saturation non linéaire de la crois­sance apparaît. Il faut, enfin, signaler que le phénomène d'ablation, qui est à l'origine du mouvement, tend à en tempérer le caractère instable. Les perturbations initiales sont dues à la rugosité des interfaces entre milieux et aux non-uniformités d'éclai­rement. Pour les minimiser, les cibles devront avoir des rugosités externes moyennes de 50 nanomètres et des rugosités internes (glace de DT) de 1 micromètre.
instabilités / interaction laser-plasma D'autres types d'instabilité peuvent également perturber les expériences de fusion. Ce sont les instabilités liées à l'interaction laser-plasma. En effet, comme on l'a vu, dès le début de l'éclairement, un plasma est créé par ablation. Durant toute la durée de l'éclairement ce plasma va interagir avec l'onde laser et pourra ainsi l'absorber. Pour des intensités laser modérées, le taux d'absorption varie de 60 % jusqu'à l'absorption totale, selon le matériau irradié. Aux fortes intensités (au-delà de 1015 W / cm2 pour une longueur d'onde de 0,35 mm), des instabilités plasma peuvent apparaître.
L'instabilité de filamentation pondéromotrice, par exemple, est déclenchée par la combinaison de surintensités (spatiales ou temporelles) de l'éclairement et de fluctuations locales de l'indice de réfraction du plasma. Elle conduit à une auto-focalisation de l'onde laser: la lumière se concentre en minces filaments préjudiciables à une uniformité d'éclairement.
De plus, le plasma, milieu compressible et conducteur, est le support d'ondes acoustiques ioniques et d'ondes électroniques. Sous certaines, conditions, ces ondes peuvent échanger de l'énergie avec l'onde laser et se coupler de façon résonnante. Il en résulte une rétro­diffusion d'une partie de l'énergie laser (ce sont les rétrodijfusions stimulées Brillouin et Raman) ainsi qu'une production d'électrons de haute énergie susceptibles de chauffer le combustible avant sa compression.Ces processus d'instabilité sont préjudiciables à l'absorption de l'énergie laser par la cible, aussi de nombreux travaux théoriques et expérimentaux y sont-ils consacrés. Ces travaux ont conduit à la conception de cibles robustes vis-à-vis de l'apparition de ces instabilités, ainsi qu'au développement de techniques propres à éviter l'apparition de surintensités laser (lissage).
 
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En (a), état thermodynamique du front d'ablation au moment de raccélération de la coquille. 
Dans la zone hachurée, le produit des gradients de densité p et de pression P est négatif (ligne rouge): cette zone est soumise à l'instabilité de Rayleigh-Taylor. 
En (b), représentation de la modulation de densité obtenue dans une simulation numérique d'implosion où on prend en compte l'empreinte laser. 
On peut observer le développement non linéaire de l'instabilité.
 
Attaque directe ou indirecte ? Dans la description précédente, on a considéré l'inter­action directe entre l'onde laser et le micro ballon contenant le combustible DT: il s'agit du schéma dit d'attaque directe (figure 4a). Un autre schéma existe, qui présente plusieurs avantages mais aussi quelques inconvénients: c'est le schéma dit d'attaque indirecte (figure 4b). Il consiste à diriger les faisceaux lasers sur les parois internes d'une enceinte en or (la cavité) afin d'y produire du rayonnement X Au centre de l'enceinte est disposé le microballon contenant le combustible de DT. Le rayonnement X créé est confiné dans la cavité comme dans un four et se trouve fina­lement proche d'un rayonnement de corps noir à une température de l'ordre de 300 eV (ou 3,5 millions de kelvins). Il est capable, au même titre que le rayon­nement direct du laser, de produire l'implosion abla­tive d'un microballon sphérique avec, cette fois, une meilleure uniformité d'éclairement et un rendement hydrodynamique accru. Il induit aussi une vitesse d'ablation plus élevée, ce qui réduit sensiblement la croissance des instabilités hydrodynamiques. Les physiciens de la Direction des applications militaires du CEA considèrent ce schéma comme le chemin le plus sûr pour obtenir la fusion thermonucléaire avec des gains supérieurs à l'unité. S'il est bien adapté à une utilisation expérimentale, en particulier dans le cadre du programme Simulation, son faible rendement (en termes d'énergie transmise au combustible) le rend peu approprié à une future production d'énergie à partir de laser. Il pourrait devenir compétitif avec d'autres générateurs comme les faisceaux d'ions lourds.
 
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Schémas d'attaque directe (a) et indirecte (bl. 
Dans le premier cas, les faisceaux laser interagissent directement avec la cible. 
Dans le second, ils interagissent avec les parois de la cavité cylindrique contenant le microballon. 
Les parois émettent un rayonnement X (en jaune) qui interagit à son tour avec ce microballon.
 
Les acquis de l'expérience et de la simulation La fusion par confinement inertiel par laser bénéficie maintenant, en particulier depuis une dizaine d'an­nées, d'un acquis expérimental très important. L'attaque directe a surtout été étudiée aux États-Unis à l'Université de Rochester, qui possède actuellement le laser Omega (60 faisceaux pour 40 kJ délivrés sur cible), et au Japon, à l'Université d'Osaka, qui possède le laser Gekko 12 (12 faisceaux pour 15 kJ délivrés sur cible). L'attaque indirecte a également été beaucoup étudiée aux États-Unis à l'aide des installations du laboratoire de Livermore (en particulier avec le laser Nova, qui comportait 10 faisceaux de 3 kJ) et en France avec le laser Phébus du CEA (2 faisceaux de 3kJ) installé à Limeil. Tous ces travaux expérimentaux ont permis de reproduire et de mieux comprendre les nombreux, phénomènes qui interviennent dans la fusion par confinement inertiel selon l'un ou l'autre schéma: interaction laser plasma, ablation laser ou X, thermalisation du rayonnement en cavité, symétrie d'irradiation, implosion, etc. Cependant, ces phénomènes, ou du moins plusieurs d'entre eux, ne pourront être expérimentés à l'échelle convenable pour réaliser la fusion qu'avec une installation laser ayant les performances adéquates en énergie, puissance et précision. Deux installations de cette dimension sont actuellement en construction dans le monde: le laser Mégajoule (LMJ) en France au Centre d'études scientifiques et techniques d'Aquitaine du CEA et le NIF (National Ignition Facility) à Livermore aux États-Unis.
Parallèlement à l'expérimentation laser, la simula­tion numérique permet d'analyser par le calcul le fonctionnement des futures cibles qui permettront de réaliser la fusion par confinement inertiel. Cette simulation a pour base la modélisation mathéma­tique des phénomènes physiques qui entrent en jeu, Ces modèles sont ensuite traduits en algorithmes qui sont couplés entre eux et rassemblés dans de grands "codes" de calcul. Il existe au CEA/DAM - Île de France (à Bruyères-le-Châtel) une expertise dans la simulation des systèmes complexes, acquise depuis de nom­breuses années, qui s'appuie sur la puissance de calcul de la machine Tera (téraflops crête) installée dans le cadre du programme Simulation. Grâce à ces   moyens, les physiciens de ce laboratoire réalisent des simulations d'expériences fusion inertielle en deux ou trois dimensions d'espace  (figure 5). Ces simulations sont intégrées dans la mesure où elles prennent en compte simultanément tous les mécanismes qui interviennent dans les cibles, depuis l'interaction laser-plasma jusqu'au rendement thermonucléaire du combustible.
 
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.SimuLation de l'implosion d'un microballon dans une cavité d'attaque indirecte décrite par un maillage lagrangien bidimensionnel 
(fin d'implosion!. Ce type de simulation a permis de reproduire des expériences de symétrie d'irradiation en cavité.
 
Réacteur à fusion inertielle? Au-delà de l'étape essentielle que constituera la réali­sation de l'ignition, il faudra aussi réfléchir à ce que serait un réacteur utilisable et rentable et répondre à des questions clés: produire 1 GW électrique deman­dera un laser capable de délivrer à chaque seconde dix impulsions de 5 MJ chacune, avec un rendement total, vis-à-vis de l'énergie électrique consommée, meilleur que 10 %. L'énergie des neutrons de 14 MeV produits devra être convertie en électricité avec un rendement supérieur à 30 %. Enfin, sur la base du coût actuel du GWh, les échantillons de DT devront être produits à un coût inférieur à 1 euro chacun. Des défis technologiques importants doivent donc être relevés. Les premiers neutrons thermonucléaires produits par laser ont été obtenus à la fin des années 1960 par les équipes du CEA, au centre d'études de Limeil ­Valenton. Presque cinquante ans plus tard, on projette de réaliser des implosions où, pour la première fois, l'énergie thermonucléaire produite sera supérieure à l'énergie laser investie. Ces résultats ouvriront la voie aux études pour le développement d'un réacteur à fusion inertielle.
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La chambre d'expériences du laser National Ignition Facility (NIFI américain. équivalent du laser Mégajoule français
Le laser Mégajoule: l'outil par excellence La physique fusion par confinement inertiel par laser dicte les principales caractéristiques du laser Mégajoule [LMJ], en construction sur le site CEA du Cesta, près de Bordeaux, De nombreux défis technologiques ont dû être relevés.
 
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Maquette d'implantation chambre d'expérience et répartition des faisceaux laser (50% d'entre eux) dans le bâtiment LMJ,
 
Tel qu'il est décrit plus haut, le processus d'obten­tion par laser de la fusion d'une microcible de DT impose au laser des caractéristiques dictées par la physique de la fusion. Il faut ainsi disposer d'une énergie de l'ordre de 1,8 mégajoule et d'une puissance de plusieurs centaines de térawatts (TW) àla longueur d'onde de 351 nanomètres. De plus, pour assurer un éclairement homogène de la cible, la précision de pointage des faisceaux lasers doit être inférieure à 50 micromètres (mm). Autant de caractéristiques que doit prendre en compte le fonctionnement du LMJ .
 
Le matériau laser : un choix incontournable L'expérience accumulée au CEA avec la mise en œuvre des lasers de grande énergie Phébus et Octal ont imposé naturellement le choix du matériau laser pour délivrer l'énergie requise: du verre au phosphate dopé avec des ions de néodyme Nd3+. C'est le seul matériau que l'on sait fabriquer en grande quantité avec la qualité requise et qui peut délivrer l'énergie laser souhaitée. L'ion Nd3+, porté dans un état électro­nique excité, émet une lumière laser à la longueur d'onde de 1053 nm qui, par conversion de fréquence, permet d'atteindre la longueur d'onde souhaitée de 351nm, L'énergie laser qu'il est possible d'extraire par unité de volume du matériau verre/Nd3+ (quelques joules/ litre) impose les dimensions des pièces optiques dont il faut maîtriser la fabrication, la mise en œuvre et l'utilisation. De plus, la tenue au flux laser de ces pièces est limitée à quelques joules/ cm2. Au-delà, elles sont endommagées ou détruites. Les dimensions du faisceau laser, pour une énergie donnée, doivent être fixées en conséquence. C'est en prenant en compte ces contraintes technologiques et les conditions physiques imposées par le mécanisme de fusion par confinement inertiel que le laser LMJ a été conçu, Il est constitué d'un ensemble de 240 faisceaux lasers délivrant chacun une énergie de 7,5 kJ à 351nm, énergie répartie uniformément en un faisceau de section carrée (40 x 40 cm).
 
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Deux cent quarante faisceaux pour éclairer la microcible Pour en simplifier la gestion simultanée, les 240 faisceaux; qui doivent avoir la même énergie et arriver en même temps (à mieux que 15 picosecondes) sur l'échantillon, sont transportés et focalisés sur la cible par groupes de quatre (quadruplets). Dans le bâtiment LMJ, ces lignes sont réparties dans quatre salles disposées de part et d'autre de la cham­bre d'expérience contenant la microcible. Pour assu­rer la stabilité de l'ensemble et minimiser les problèmes de vibrations, les murs du bâtiment sont découplés des sols. Les huit faisceaux de chaque ligne laser sont regrou­pés en deux quadruplets. Chacun de ces quadruplets est dirigé sur l'échantillon à l'aide de miroirs de transport. Les deux trous (diamètre d'environ 300mm) de la cavité cylindrique contenant la microcible laissent chacun passer 120 faisceaux. Pour assurer la symétrie d'éclai­rement, les quadruplets sont répartis selon une symé­trie conique et regroupés par paquets de 10 sur trois cônes d'angles aux sommets différents. 
 
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De quoi est constitué un faisceau? Un grand nombre d'éléments optiques est nécessaire pour constituer un faisceau laser délivrant une éner­gie de 7,5 kJ à 351nm en un temps de quelques nano­secondes (figure 6). Les différents éléments peuvent être regroupés en trois parties qui regroupent trois fonctions essentielles.
Mise en forme du faisceau laser
C'est la fonction qui donne au faisceau le profil temporel et la répartition spatiale d'énergie souhaitée. Les expériences prévues nécessitent de fournir des profils temporels extrêmement variés à l'intérieur d'une plage s'étendant de la centaine de picosecondes à environ 25 nanosecondes. De plus, l'énergie doit être répartie uniformément dans une section carrée. Ces profils, spatial et temporel, sont obtenus à l'aide de deux éléments fondamentaux appelés la source laser et le module pré-amplificateur (MPA) qui constituent le "pilote" d'un faisceau laser. La source laser est un oscillateur laser miniature qui délivre une énergie de 1 nanojoule. Cette source utilise les technologies bien éprouvées de télécommu­nication par fibres optiques. Sa stabilité est le point crucial: la longueur d'onde d'émission est fixée à 1053 nm à mieux que ± 5 picomètres. C'est dans cette source qu'est effectuée la mise en forme temporelle, ajustable à la demande entre quelques centaines de picosecondes et 25 nanosecondes. L'impulsion issue de la source laser est injectée dans le module préamplificateur pour porter l'énergie disponible à quelques centaines de mJ (soit un facteur d'amplification d'environ »109). C'est dans ce module qu'est effectuée et contrôlée la répartition d'énergie sur une surface carrée de 4 x 4 cm. Une valve optique adressable (300 x 300 pixels) permet, en chaque point du faisceau, de fixer l'intensité afin d'assurer son uniformité spatiale
 
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Allers.retours du faisceau laser dans la section amplificatrice. Les différentes couleurs visualisent le trajet à chaque passage
 
Amplification du faisceau C'est dans la section amplificatrice (SA) qu'est injec­tée l'énergie issue du MPA pour la porter à 18 kJ. Cette impulsion traversera quatre fois deux ensembles de plaques amplificatrices à verre Nd3+ (40 x 80 x 4 cm). Ces plaques stockent de l'énergie lumineuse fournie par des lampes à éclairs. A chaque traversée, le fais­ceau laser prend une partie de cette énergie. Le gain en énergie de chaque plaque et à chaque passage est de 1,25, Entre les deux ensembles de plaques, des len­tilles focalisatrices associées à un diaphragme (trou de filtrage spatial) éliminent d'éventuels faisceaux parasites. A la suite des deux ensembles de plaques est disposé un miroir réfléchissant (Ml) qui rend pos­sible les quatre passages par multiplexage angulaire (figure 7). Ce miroir est du type adaptatif: sa surface est déformable (contrôlée par des pousseurs piézo­électriques) et permet de corriger d'éventuels défauts de la surface d'onde du faisceau. Une des originalités des faisceaux lasers du LMJ est la possibilité d'effectuer les quatre passages dans une même plaque amplificatrice (figure 7). Cela per­met de diminuer le nombre de plaques nécessaires, d'augmenter le rendement global du laser en extrayant
 
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chambre d'expérience de la LlL en cours d'équipement, Les premières expériences sont prévues pour le courant de 2004,
 
Conversion de fréquence et focalisation du faisceau Le changement de fréquence est assuré par des cris­taux de KDP (dihydrogénophosphate de potassium). Ces cristaux biréfringents ont la propriété, dès que l'intensité du laser est importante (on parle de régime non linéaire), de permettre avec une bonne proba­bilité à des couples de photons de fusionner et d' addi­tionner leur énergie pour donner naissance à un seul photon d'énergie somme. Deux cristaux sont néces­saires. Le premier double la fréquence du faisceau à 526,5nm avec un rendement d'environ 50%. En faisant interagir dans un second cristal l'onde rési­duelle à 1053 nm et l'onde à 526,5nm, une onde de fréquence triple à 351nm est obtenue avec un rendement d'environ 60 %. Les ondes (à 1.053 - 526,5 et 351nm) se propagent alors ensemble. Il faut les séparer spatialement pour que seule l'onde à 351 nm atteigne l'échantillon. C'est un réseau de diffraction qui assure cette fonction. De typé holographique, ce réseau est conçu pour réaliser à la fois la séparation spectrale et la focalisation du faisceau laser sur l'échantillon. Caractéristique, qui évite l'usage d'une lentille focalisatrice et diminue le nombre de pièces optiques pouvant être endommagées, est une des originalités du laser LMJ.
 
La chambre d'expérience La microcible à étudier sera disposée au centre d'une chambre d'expérience sphérique maintenue sous vide. D'une épaisseur de 10 centimètres, recouverte d'un béton neutrophage de 40 cm d'épaisseur et d'un diamètre de 10 mètres pour un poids de 90 tonnes, elle sera abritée dans un bâtiment de 50 mètres de hauteur (35 m hors sol) pouvant contenir l'Arc de triomphe. Des fenêtres transparentes à 351 nm, disposées le long des méridiens, permettent l'entrée des faisceaux. Tout autour de la chambre seront installés les dispositifs de diagnostic qui mesureront et transmettront à un système informatique les données expérimentales obtenues. La cible devra être positionnée au centre de la chambre avec une précision de ± 5mm et maintenue à moins de 20 K avec une stabilité thermique inférieure au millième de kelvin. C'est incontestablement un défi techno­logique que relèvera le laser LMJ en assurant une telle précision sur un bâtiment de quelque 300 mètres de long et après un parcours optique des 240 faisceaux laser de plusieurs centaines de mètres.
 
La Ligne d'intégration laser pour prototype Plutôt que de se lancer directement dans la construction du LMJ et de ses 240 faisceaux, il a été décidé de construire un prototype afin de valider les choix technologiques et optimiser les performances en termes de coût et de maintenance. Sous le nom de LlL, la Ligne d'intégration laser (LlL) reproduira deux des soixante quadruplets du laser LMJ et comportera donc un ensemble de huit faisceaux. Chacune des fonctions nécessaires au LMJ se retrouve dans ce prototype. Un premier faisceau a été entièrement équipé et a donné les performances prévues et même au-delà, puisque le 4 avril 2003 une énergie de 9 kilojoules a été obtenue à 351nm après conversion de fréquence. Un quadruplet complètement équipé courant 2004 permettra le démarrage des premières expériences. Les autres Faisceaux seront Progressivement montés
 
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Coupe Bâtiment LMJ
 
Microcibles cryogéniques, éléments de confinement inertiel LMJ Le contraste entre la dimension impressionnante des chaînes lasers du LMJ et la taille minuscule des cibles de confinement inertiel sur lesquelles elles convergent. Ces microcibles sont également des concentrés de haute technologie                             
Les cibles du laser Mégajoule (LMJ) doivent être conçues pour amener une très faible quantité de mélange fusible DT dans des conditions de densité et de température telles que les réactions de fusion thermonucléaire puissent s'amorcer. Leur proces­sus de fabrication prend donc en compte les contrain­tes associées à l'obtention de ces conditions. Dans le schéma d'irradiation en attaque indirecte retenu (figure 8), les 240 faisceaux du LMJ seront focalisés sur la paroi interne d'une cavité de conver­sion cylindrique en or de quelques dizaines de micro­mètres d'épaisseur, pourvue à ses extrémités de deux ouvertures pour le passage des faisceaux laser. L'interaction laser-matière au niveau de la paroi produit une émission intense de rayons X qui vont comprimer et chauffer un microballon en polymère amorphe hydrocarboné (ou deutéré) d'environ 2 mm de diamètre et 0,2 mm d'épaisseur. Celui-ci, main­tenu au centre géométrique de la cavité, contient le mélange DT fusible, solidifié à très basse tempéra­ture (environ 18 kelvins, soit - 255°C). La géométrie et les conditions de mise en oeuvre sont donc très contraignantes. La précision de réalisation des différentes pièces et des assemblages sont par ailleurs excessivement sévères, de l'ordre du pour mille au pour cent mille en fonction des éléments.
  Elles imposent donc le développement et la mise en œuvre de technologies très sophistiquées. Depuis 1996, la recherche et le développement ont fait d'énormes avancées dans quatre domaines princi­paux: le microballon lui-même, les équipements cryogéniques destinés à remplir les cibles, la qualité de la couche de DT solide déposé sur la paroi interne du micro ballon et l'édifice cible cryogénique dans son ensemble
 71.Micro cible Inertielle
Cible pour fusion par confinement inertiel en attaque indirecte (a) 
Ensemble du dispositif Cavité Cryogénique de Conversion (b)Edifice de la Cible
 
Le microballon en CHx   Le conteneur du mélange fusible est un microballon en hydrocarbures (CHx), dopés de manière parfaitement homogène à 0,4 % de 
germanium. Ses défauts géométriques sont inférieurs à un dix-millième, et sa rugosité interne et externe est inférieure à 50 nm. Pour obtenir un tel résultat, chacune des étapes de la synthèse doit être parfaitement contrôlée. Les micro ballons en CHx sont élaborés suivant la technique dite du "mandrin dépolymérisable", qui comporte plusieurs étapes
 
72-Mandrin dépolymérisable
Étapes de la synthèse des microballons par La technique du "mandrin dépolymérisable
 
 Un mandrin sphérique en poly-alpha-méthyl styrène (PAMS) est d'abord réalisé selon des techniques de micro­encapsulation mettant en œuvre des systèmes d'injecteurs triphasiques. Disposer d'un polymère de départ (le PAMS) dont les caractéristiques physico­chimiques sont parfaitement contrôlées est indispensable pour obtenir les spécifications visées lors de la mise en forme par micro-encapsulation. Sur ce mandrin est ensuite réalisé un dépôt GDP (Glow Discharge Polymerization) de polymère plasma à partir de trans-2-butène (T2B) et d'hydrogène (Hz). Le mandrin initial est finalement dépolymérisé par traitement thermique sous gaz neutre. Le PAMS, dont la température de décomposition est inférieure à celle du polymère plasma en CH., est éliminé par perméation au travers de la paroi du dépôt GDP. Un microballon en CHx autoporté est alors obtenu.
À ce jour, l'ensemble de la chaîne technologique a été mise en place. Les études ont permis de synthétiser des objets dont les défauts, inférieurs au %, ne sont plus décelables avec des moyens optimisés de carac­térisation optique ou X. Des outils de caractérisation très précis et basés sur la technologie AFM (micro­scopie à force atomique) sont devenus nécessaires.
 
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Des équipements cryogéniques opérationnels pour remplir les cibles Les microballons en polymère sont remplis par perméation gazeuse à température ambiante: le mélange de DT diffuse à travers la paroi de polymère et remplit le ballon. Une couche solide de 100 mm d'épaisseur doit alors être déposée sur la paroi intérieure, la solidification du DT s'effectuant à environ 20K. Le nombre de moles de DT permettant d'obtenir, une fois solidifié à 20K, une couche de 100mm de DT, correspond à une température ambiante d'environ 500 bars. Or, la résistance mécanique des microballons est de l'ordre de quelques dizaines de bars. Il faut donc équilibrer les pressions entre l'extérieur et l'intérieur du microballon en permanence pour éviter l'éclatement du ballon. La pression de l'enceinte de remplissage est augmen­tée progressivement pour assurer à chaque instant un équilibre des pressions entre l'intérieur et l'extérieur du microballon jusqu'à atteindre la pression de 500 bars. Le nombre requis de moles de DT à l'intérieur du ballon étant atteint, la température de l'enceinte de remplissage est alors diminuée pour faire chuter la pression et l'enceinte de remplissage progressivement vidée. Au point de solidification du DT à 19,79 K, la pression résiduelle à l'intérieur du ballon est de l'ordre de 200 millibars, correspondant à la pression de vapeur saturante du DT. Le microballon peut alors suppor­ter sans aucun problème une telle différence de pres­sion et être sorti de son enceinte de remplissage. Sa température ne doit cependant pas remonter de plus d'une dizaine de degrés, sous peine d'éclatement. La chaîne du froid ne doit donc plus être rompue jusqu'au moment du tir laser. Les édifices cibles cryogéniques, fabriqués, remplis puis conditionnés sur le site de Valduc (Côte-d'Or) du CEA, seront donc ensuite transportés à température cryogénique sur le site du "MJ, en Gironde, pour l'expérimentation
 
Conformation couche d'isotopes l'hydrogène solide Après remplissage et congélation, le DT tombe par 1icrogravité au fond du microballon. Il faut qu'il se redistribue sur les parois internes du ballon sous la forme d'une fine pellicule d'épaisseur parfaitement homogène (figure 8a) pour créer la fine coquille de DT solide nécessaire aux expériences de fusion. Cette redistribution se fait naturellement: c'est le processus de beta-Iayering qui utilise la chaleur produite par la décroissance radioactive du tritium. Le principe peut être expliqué simplement par une représentation bidi­mensionnelle où les deux côtés opposés du micro­ballon sont représentés par deux plans parallèles (figure 10). La décroissance du tritium conduit à l'émission d'un électron qui crée une source volu­mique de chaleur dans le DT solide. Au démarrage du processus, la couche de DT est plus épaisse au fond du microballon, la chaleur dégagée y est donc plus importante. La résolution des équations de diffusion de la chaleur montre que la température à l'interface DT solide/DT gaz y est légèrement plus élevée. Cet écart de température induit un phéno­mène de sublimation/recondensation au point froid du DT solide. Petit à petit, le DT se dépose sur toute la surface interne du ballon par ce phénomène, à la stricte condition que la température soit homogène sur la surface externe du ballon; l'état d'équilibre thermodynamique correspond alors à une couche de DT d'épaisseur homogène. Le phénomène de redistribution naturelle permet d'obtenir ainsi des couches d'épaisseur homogène. Cependant, pour éviter le développement d'insta­bilités hydrodynamiques lors de l'implosion, la rugosité de surface de la couche de DT doit être submicro­nique (voir plus haut Combattre les instabilités hydro­dynamiques), ce qui est impossible à obtenir en redistribution naturelle. Pour aider la nature, un flux de chaleur additionnel est délivré par un laser infrarouge accordable: sa longueur d'onde est fixée sur des bandes d'absorption du mélange DT solide qui absorbe ainsi le rayonnement laser et voit sa tem­pérature s'élever, Cette chaleur additionnelle permet d'amplifier et de contrôler le phénomène de redistri­bution du DT et de réduire la rugosité de surface. Les premières couches redistribuées par infrarouge ont été obtenues récemment et les études se poursuivent pour atteindre les spécifications souhaitées
 
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Porte Cible Cryogénique
 
L’édifice cible cryogénique Pour éviter l'endommagement du porte-cible cryo­génique (PCC) par l'énergie dégagée lors d'un tir à gain, il est nécessaire de maintenir la cavité à une distance de 100 mm de son embase par une structure de faible poids en matériau de numéro atomique Z faible (figure Sb), Cette fonction est assurée par une tourelle, elle-même solidaire d'une embase permettant, entre autres, la connexion au porte-cible cryogénique.
Concernant l'assemblage de la cavité de conversion, la partie la plus délicate et contraignante consiste à centrer un microballon de 2,4 mm de diamètre au centre d'une cavité cylindrique de 6 mm de diamètre, La cavité est constituée de deux demi-cylindres sur lesquels un film de polymère souple en Formvar® est posé tendu. Un perçage au centre de ces films est réalisé par usinage laser, le diamètre des trous réalisés étant inférieur à celui du microballon. Ce dernier est alors déposé sur le trou d'une des parties de la cavité à l'aide de déplacements micrométriques et d'un système de maintien par aspiration. La deuxième partie de la cavité est ensuite placée au-dessus du microballon, de manière à l'enserrer entre les deux films et à fixer sa position en assemblant les deux parties de la cavité. L'ajustement des diamètres des deux trous et leur centrage per­mettent de faire le centrage dans les directions x, y et z du microballon. Les tolérances de positionnement requises de ±30 mm selon les trois axes ont d'ores et déjà été obtenues.
 L'aboutissement de ces différentes études et mises au 1 point sur la conception et la fabrication des échantillons permettra à cet outil exceptionnel qu'est le LM de réaliser, à la fin de la décennie, les expériences tant attendues sur l'ignition du DT en laboratoire par fusion inertielle et ses applications.
 
         74-(3)Partie mobile du porte-cible cryogénique        
(2)Bâti d'assemblage des éléments de cibles préparés pour la LlL et le futur LMJ au centre CEA de Valduc. 
Le collage s'effectue à main levée sous contrôle visuel par loupe binoculaire et deux caméras permettent de le visualiser sur écran. en cours d'études par le CEA! 
DAM en collaboration avec le Service des basses températures (DSM!DRFMC) à Grenoble, et au bout de laquelle se fixe l'ensemble représenté en figure 8b.
On aperçoit l'extrémité de l'enceinte à vide à gauche au premier plan
Phillipe Baclet (a) Claude Rutiàre (b) Guy Schurtz (c) Jacques Tassart (d)
CEA a Valduc   b Cesta  c CNRS  d DIF
 
Un outil ouvert à la communauté scientifique via L'Institut lasers et plasmas (lLP)  
Contact: Arnold Migus. directeur de l'ILP ; arnold. migus@polytechnique.fr
 
Outils essentiels du programme Simulation de la Direction des applications militaires du CEA, laser Mégajoule [LMJ] et son prototype, la Ligne d'intégration laser (LILI. seront également ouverts à la communauté scientifique pour des expériences sur les lasers de haute énergie et les plasmas. en particulier stellaires.
Dès la fin de 2004, le grand instrument scientifique qu'est la Ligne d'intégration laser (LIL), accom­pagnée d'une chaîne laser de plusieurs pétawatts, sera ouvert à la recherche académique, comme le sera dans les années 2010 le laser Mégajoule (LMJ). Le CEA, le CNRS, l'École polytechnique et l'université Bordeaux 1 ont signé le 3 mars 2003 la convention-cadre créant l'Institut lasers et plasmas (ILP) (I). Cet institut à voca­tion nationale a pour mission de coordonner et déve­lopper, d'une part, les domaines scientifiques et techniques concernés par les lasers de haute énergie et leurs applications et, d'autre part, la physique des plasmas denses et chauds créés par lasers, Il com­prend une fédération de recherche (ILP-Recherche) qui regroupe actuellement plus d'une vingtaine de laboratoires, répartis dans cinq régions. L'ILP a éga­lement vocation à stimuler la valorisation et le trans­fert des technologies issues de la construction des lasers de haute énergie et à participer à la dynamique européenne autour des grandes installations laser. Il a aussi pour mission de construire et exploiter de nouveaux instruments de recherche, avec la possi­bilité d'en assurer ou d'en déléguer la maîtrise d'oeuvre ou la maîtrise d'ouvrage: c'est le cas du laser Multi Pétawatt associé à la Ligne d'intégration laser.
La fédération ILP- Recherche assure une triple mission de recherche, de formation ,et de service d'accès aux grandes installations lasers, Son programme scientifique s'articule autour des sciences de la fusion par confinement inertiel (FCI), dans la perspective de la production d'énergie, et ménage une large place à l'avancement des sciences de la matière placée dans des conditions extrêmes. Les grandes thématiques se regroupent essentiellement autour: de la physique de la fusion par confinement inertiel, qui s'ouvre sur plusieurs domaines de recherche fondamentale et appliquée des diagnostics des plasmas de fusion, où l'accent est porté sur la complémentarité entre les sources de rayon­nement X et les sources de particules (radiographie par protons, imagerie neutronique) de l'optique et des lasers. Dans ce domaine clef pour l'avenir de la fusion par confinement inertiel, les recher­ches visent notamment à identifie!; et surmonter les phé­nomènes qui limitent les performances des lasers et à accroître leur taux de répétition. Enfin, dans le domaine des lasers de très haute intensité, l'ILP entreprend, avec la région Aquitaine et le CEA Cesta, d'ouvrir la voie qui conduit du pétawatt ( 1015 watts) à l!'exawatt (1018 watts). Quelques exemples empruntés à l'astrophysique illustrent, dans le cadre de ce numéro consacré à notre étoile, l'étendue des domaines de recherche liés à la fusion par confinement inertiel. Les dispositifs expérimentaux mis en oeuvre pour maîtriser le confinement inertiel des plasmas sont, par leur principe même, des moyens puissants d'exploration de la physique de la matière placée dans des conditions extrêmes. De plus, le couplage très étroit entre les expériences laser et la simulation numérique inten­sive est un facteur efficace de développement de la modélisation des objets astrophysiques.
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P2 (3)Partie mobile du porte-cible cryogénique en cours d'études par le CEA!DAM 
en collaboration avec le Service des basses températures (DSM!DRFMC) à Grenoble,et au bout de laquellese fixe l'ensemble représenté en figure 8b. 
On aperçoit l'extrémité de l'enceinte à vide à gauche au premier plan
Contact Directeur de l’ILP : arnold.migus@polytechnique.fr 75  
  
Représentation du domaine de température (exprimée en kelvins) et de densité (exprimée en nombre d'ions par centimètre cube) 
couvert lors d'une expérience d'implosion d'une capsule de DT conduisant à l'ignition et à la fusion dans le régime de l'attaque indirecte. 
Une fois que l'énergie électromagnétique des faisceaux lasers ultraviolets pénètre à l'intérieur de la cavité, 
où elle est convertie en rayonnement X caractéristique d'une température de quelques millions de degrés, 
plusieurs types de plasmas de caractéristiques différentes sont produits. 
L'ablation de l'or du Hohlraum produit le "plasma de cavité", 
tandis que celle de la coquille de la cible de DT produit un plasma moins dense, lancé en détente violente. 
C'est naturellement à l'intérieur même de la capsule en implosion que sont produits les plasmas les plus denses et les plus chauds. 
L:allumage des réactions thermonucléaires élève finalement la température du plasma de fusion à environ un milliard de degrés. 
Les régions hachurées correspondent au domaine qui pourra être exploré par la Ligne d'intégration laser, prototype du Laser Mégajoule. 
Sont également portés sur cette figure l'ordre de grandeur du temps de vie des plasmas de chaque domaine caractéristique (ns = nanoseconde, ps = picoseconde), 
et deux droites d'égale pression (isobares) permettant de situer le domaine de pression compris entre 10 gigabars (Gbar) et 1 térabar (Tbar). 
Le trait diagonal rouge représente les caractéristiques des plasmas rencontrés dans le Soleil, depuis sa surface (la photosphère) jusqu'au cœur. 
à noter que les plasmas de fusion par confinement inertiel sont un peu plus denses que le cœur du Soleil et également plus chauds.
Simuler l'univers violent Le caractère non stationnaire des expériences laser est mis à profit pour simuler un grand nombre de phénomènes violents se déroulant dans l'univers: ondes de choc, explosions de supernovae... Cet aspect est propre aux plasmas créés par laser, où la grande souplesse dont on dispose vis-à-vis de la nature des cibles permet de générer des chocs de différentes natures, se déplaçant à plus d'une centaine de kilomètres par seconde dans des milieux homogènes ou hétérogènes. la pertinence astro­physique de ces expériences repose en partie sur l'exis­tence de lois de transformation d'échelles qui permettent de ramener à une expérience de laboratoire l'étude d'un phénomène dont les temps et les longueurs carac­téristiques relèvent des échelles astronomiques.
Vers la physique de l'extrême Les plasmas rencontrés dans les intérieurs planétaires et stellaires couvrent un très vaste domaine thermo­dynamique que seuls les lasers de puissance de nouvelle génération permettent d'explorer. Ils ouvrent la voie à la détermination expérimentale de données physiques fondamentales comme les propriétés radiatives des plasmas denses et chauds, pertinentes pour plusieurs types d'objets astrophysiques (intérieurs stellaires, disques d'accrétion au voisinage des trous noirs). Ou encore comme l'équation d'état de plasmas plus froids, portés à pressions très élevées (> 1 mégabar) dominés par les interactions coulombiennes entre les particules.
Au cœur des planètes... L’étude expérimentale des propriétés thermodynamiques de la matière dense et chaude est un exemple d'activité transverse, aussi bien liée à la conception des cibles à gain (propriétés de D2 CHBr ou BeCu) qu'à la compré­hension de la structure interne des planètes. Depuis plus d'une vingtaine d'années, la description, par des modèles parfois contradictoires, du comportement des fluides dans les conditions qui règnent à l'intérieur des planètes, constitue un problème de physique atomique épineux. Les propriétés sous très haute pression du fer, dans le cœur de la Terre, de l'hydrogène dans Jupiter et Saturne, ou de celles de l'eau dans Neptune et Uranus, sont loin d'être bien comprises. Là règnent des pressions de plusieurs centaines de gigapascals et des températures relativement faibles, de quelques dizaines de milliers de degrés, Les lasers de très haute puissance permettent d'explorer ce domaine particulier: il s'agit bien de créer pendant quelques nanosecondes - de minuscules "cœurs de planète" afin d'en étudier les propriétés thermodynamiques. La courbe de fusion de divers matériaux, leur équation d'état et les transitions de phase solide-liquide-plasma pourront être explorées en faisant varier l'intensité des faisceaux lasers.
Au cœur  des étoiles L’écoulement du rayonnement dans les étoiles et les atmosphères stellaires conditionne leur structure, leur évolution et leur durée de vie. Il est contrôlé par les rayonnée dans l'espace. C'est dans la gamme spectrale de 0,1 à 1 keV (12,4 à 124 nanomètres) que l'interaction entre les photons et la matière (partiellement ionisée) est la plus intense, mais aussi le plus difficile à calculer! Depuis quelques années, les expériences d'absorption du rayonnement dans les plasmas chauds contribuent à la progression de la modélisation de leur opacité au rayonnement X. Ces avancées en physique atomique, fondamentales pour la maîtrise de la physique de la FCI, ont également permis de mieux maîtriser la modélisation des étoiles pulsantes comme les Céphéides, étalons de l'échelle des distances dans l'univers. Elles contribuent aussi à consolider l'accord entre les modèles de la structure interne du Soleil et les données issues des observations héliosismoIogiques qui fournissent des indications précises sur les conditions physiques régnant à l'intérieur de notre étoile.  
Ainsi, la Ligne d'intégration laser et son successeur le laser Mégajoule, en permettant d'accéder à des conditions de plus en plus proches des plasmas astrophysiques, devraient constituer une étape marquante de l'évolution de la plus ancienne des sciences : l'astronomie !
Image acquise par le satellite d'observation X Chandra,dans la bande spectrale 300 eV-7 keV, 
du reste de la supernova de type la dont l'explosion a été observée par Tycho Brahe en 1572,
Ce reste est circonscrit par une onde de choc (qui émet des photons couvrant la bande 2,56 keV-7 keV, 
codés en bleu).qui se propage dans le milieu interstellaire, 
Elle est engendrée par l'expansion rapide mais décélérée des matériaux même de la supernova (appelés ejecta)
dont on voit la surface externe festonnée, observée entre 0,3 et 2,65 keV, 
Cette décélération est susceptible d'engendrer le développement d'instabilités de type Rayleigh-Taylor, 
responsables de l'apparence "spongieuse" de l'interface ejecta-milieu interstellaire.
Le même type d'instabilité là gauche) a été reproduit et analysé expérimentalement 
(expérience Astrolabe il après le passage d'un choc fort, 
à l'interface séparant un matériau lourd d'un matériau léger, portés sous choc à l'état de plasma, 
L'énergie utilisée pour engendrer, dans le matériau lourd là gauche. 
l'onde de choc débouchant dans le matériau léger, a été délivrée par un des deux faisceaux du laser Phébus (CEA/DAM). 
Le second a été utilisé pour produire, par radiographie X latérale, 
l'image présentée ici de l'interface, déstabilisée par le ralentissement du matériau lourd imprimé par le matériau léger, 
Ce type d'expérience exploite la capacité des lasers de puissance de porter des plasmas denses et chauds à des vitesses très élevées, supérieures à 100 km/s,  
Jean-Pierre Chièze Direction des sciences de la matière CEA centre de Saclay Institut lasers et plasmas Université de Bordeaux 1  
Le Roi peut s'Agiter sur son Trône et le Bourreau Affûter sa Hache, c ’est quand même çà le SIDA Syndrome International de Destruction Apocalyptique, L'Homme Doit tenir sa Place au Travail ! R
 
Constatation ce n'est pas par-ce-que le Bourreau Tient son Chien en Laisse... qu'il ira au Paradis des Chiens !
Bouddha, Jésus, de-Gaulle, Mère Teresa... et des millions d'Hommes ont Participé toute leur Vie à la Formation & Bonheur des Hommes !
Pol-Pot, Hitler, Cortes, Néron...des milliers de Fous ont Mobilisé des Millions de Kamikazes pour Terrifier des Milliards d'Individus !
L'individu est un Loup pour l'Homme... Égaliser tous les Hominiens en Électeurs Potentiels... c'est Voter pour les Pires Prédateurs !
 
Oui nous sommes tous Égaux en Morale et Instruction Civique... Basta, çà Suffit Abolissons le DLVM double langage vérité mensonge Carcéral !
Non 2% de Profiteurs au Service de 1 Décideurs, Usurpent la Richesse et nous Maintiennent Misérable : au Pilori de l'Esclavage !
Les Mondialistes Héritiers Légalisés des Tyrans en Expansion, Traitent toujours leur Travailleurs comme leurs Serfs... en Esclaves !
Ce qui n'est plus Rentable n'étant pas Mondialisé, les Misérables libérés de l'Esclavage sont alors Exclus et Meurent de Faim CQFD !
 
Technologie Emballage de la Science, Canalise la Recherche et Impose le Tour de Main aux Savants au Service des Pires Prédateurs !
Ils Doivent Faire TOUT ce qu'on leur Demande... ce ne sont que des Robots Déconnectables à la moindre opportunité... j'ai été déconnecté 31 fois !
La Bombe de Nagasaki 9 Août 1945 et le Procès de Nuremberg 1946, Révèlent l'Horreur de la Violence et les nécessités de la Liberté !
Les MM maîtres du monde Redistribuent les Privilèges et se Partagent les Pillages encours... au mieux de leurs intérêts limités tant soit peut... par le Général de Gaulle !
Ce Désastre Mondial est la Fin d'un Monde.  L'Homme doit Abolir le DLVM double langage vérité mensonge, Corriger la Violence et Engager la Participation de l'Humanité !
 
              Sans l'Aide de DIEU, les plus Forts continueront à Exploiter les plus Faibles à Mort !                   
Immunisés de tous Crimes une Cohorte de Purs Nazis Dirigera l'Humanité à la Gloire du Führer
 
N'ayant plus besoins de leurs Citoyens, la Victoire des plus Forts Aboutit à la Guerre-Froide et à la Mondialisation du Partage Acquis !
99% d'Individus, sans Âme : Profiteurs, Esclaves ou Amorphes... Profitent ± de leur Vie et Fuient Efforts et Douleurs sans y Remédier !
La Priorité Incombe alors au plus Fort et aux plus Malins... qui ne sont en aucun cas de Paisibles Dirigeants au Service de l'Humanité !
Ce qui Doit être Fait ne l'est donc pas et la Chienlit Remplit alors l'Espace-Temps Orchestrée par 1% de Violents, 1‰ de Décideurs et : un ppm de Prédateurs !
 
Quelques soit le Don de DIEU..., le Libre-Arbitre de ces Prédateurs sans Âme continuera l'Esclavage, Pillage et Génocide... de l'Humanité Misérable et Désarmée !
Il n'y a aucune Limite au Plaisir Ressenti par l'Individu, à sa Jouissance du Différentiel qu'il Ressent, au Mal qu'Il Exerce comme Démon, sur sa Victime Expiatoire !
Le Fils de l'Homme, Fait à l'Image de DIEU, en Empêchant ces Démons de Nuire... Séparera alors le Bon Grain de l'Ivraie... pour une Humanité à 100% Humaine !
Nous Reprendrons alors la Recherche Fondamentale Ouverte et Entreprise par toute l'Humanité, au lieu d'être étudiée à ce Jour par 1‰ au profit de : Un ppm=10-9 !
                        Honor de David Weber ne verra le Jour que si nous Balayons devant notre Porte, sinon... Nous Crèverons Tous !...      La Sophistication des Circuits Neuronaux d'Honor, est infiniment plus Complexe que la Graisse de Jojo Grosse-Baffe !
Mais même Jojo-Grosse-Baffe Peut Devenir le Fils du Père s'il en Comprend la nécessité !
Le Besoin de l'Humanité, n'a Rien à voir avec nos MM Maître du Monde  Groupe de Prédateurs et leurs Bandes de Maffieux...ces Bestiaux sans Âme sont Orgasmiques !
Ils en sont toujours restés à la satisfaction libidinale de Tripoter un Sein et du besoin physiologique de la défécation ± souillé de masturbation... directe ou indirecte !
Leur Agressivité est marquée par l'Angoisse de Castration, l'Érotisme urétral, l'Exhibitionnisme-voyeuriste du Jaloux, méprisant le Sage, Supputé d'infériorité Virile !
Ce ne sont pas nos Dirigeants, Prédateurs Débiles... qui Vont  nous Sortir de Chienlit pour nous Emmener sur les Cimes... Admirer une Nature adaptée à l'Humanité !
 
Espionnage Maffieux après la Guerre du Feu et la Bombe-H, l'Humanité doit enfin Corriger son Système d'Éducation !
L'Homme est Fils de l'Homme, Fait à l'Image du DIEU Amour et Perfection, pour Participer à l'Évolution de la Création selon la Loi !
Chacun de Nous, au courant de sa Vie, Occupe dans la Transcendance une Activité, dans un dviet... du DVIET..... du Grand-TOUT !
Ici-bas, notre Âme Naît de la Chaîne d'Évolution à partir d'union de 2Gênes Symétriques en Hélice dans l'Ovule Maternel... pour devenir un Fœtus !
 
            Le Sperme Pénètre l'Ovule et Libère ses Gènes qui fusionnent avec ceux de l'Ovule, l'Âme se Délivre !       
L'Amour est l'Acte Sacré qui Crée 1013 Cellules différenciées pour y Déposer une Âme !
 
Le Couple Humain Créé par DIEU par Osmose de 2 Âmes Éternelles à son Image, est Prévu se Multiplier dans l'Univers pour faire Évoluer la Création selon la Loi !
Le Coït Bestial Légalisé par les Lois de nos Politiciens Véreux à la Chasse perpétuelle des Bulletins de Vote donnant Accès au Profit ont Vendu leur Âme au Diable !
Chaque Viol ainsi perpétré est un Blasphème à DIEU, chaque IVG interruption volontaire de grossesse est un Crime contre l'Humanité et la Création !
Nous avons déjà mis notre Héritage en Ruine que nous Bazardons alors en Colifichets pour nos Perversions... de la Drogue et la Mort !
 
Tant que nous avons encore quelques Hommes en Éveil et des Citoyens avec quelques Synapses en Osmose, le Salut peut toujours Arriver, Attendons et Espérons !
 
Le Monde est à Feu et à Sang, mais même si Nous avons Profité toute la Vie, Nous Savons Tous que DIEU Existe, même si par Provocation nous Crachons Dessus !
Nous Voulions toujours être le Erste Adulé et Craint, mais en Fait, nous ne l'avions jamais été, quelques soient nos Circonstances Ici-bas... Au-delà n'a rien à y Voir !
Nous Pouvons Vivre avec 103Cal/jour pour ¼$, ou dépenser 109$/Jour. TOUT ou rien c'est donc du Kif-kif... DIEU est Bon... il y a donc toujours un Sujet d'Entente !
Allah K'Bar, je Laisse donc à DIEU Puissant et Miséricordieux le Soin de trouver la Meilleure Solution dans ce Gouffre : pour Lui, pour Moi, pour Tous et Chacun !
 
           La Vérité ne sera Exploité que par l'Homme, Fils de l'Homme fait à l'Image de DIEU !             
Il Suffit d'un Homme provenant de Chienlit, Cooptations, Multinationales, Maffias ou Politique pour Créer une Nouvelle Pyramide incorporant toutes les Activités de la Civilisation !
 
Recherche Fondamentale Nous pouvons donc nous agiter à Vue comme des Pantins, et continuer à Couvert nos médiocres petits Larcins !
Mais Nous serions plus Efficaces de Givrer cette Chienlit à un Niveau Supportable, sous Haute Surveillance Policière au fur et à mesure d'une Reprise Économique !
En Effet la Reprise Économique est Quand Tu Veux, si tu veux... Seul le DLVM double langage vérité mensonge en Violence à Outrance des Maffias... Maintient leur Curée !
La Mondialisation Profite plus de 10fois la Mise/an à 6000 MM maître du monde, plus de 100%/an à 6Millions de Profiteurs et fait bien Vivre 109 Travailleurs-Esclaves !
Donc nos systèmes de Gribouille n'assurent : le Plaisir qu'à 1‰ Humains, l'Esclavages à 83% de Travailleurs en Compétition et l'Exclusion et la Mort aux Autres !
 
6000 MM maîtres du monde sans Âme, jouent leur Vie Éphémère... en Apprentis Sorciers !
Le Profit des Plus Forts Accentue sans cesse leur Avidité et la Colère Désespérée des Majorités !
Le Profit de nos Exploitations Polluent notre Biotope à Mort partout où Nous nous y Intéressons !
La Puissance Utile des Profiteurs... et l'Anémie des Exclus... Croissent sans cesse... en Chienlit !
Tandis que nos Écoles sont de moins en moins Rentables, les Médias nous Soûlent d'Agitations !
Ne Voulant pas Gérer les Besoins ¥ des Exclus... L'Anorexie Économique Utile se Restreint... !
L'Exploitation de l'Énergie Fossile Rentable à 300%... Nous Empoisonne dans le Siècle encours !
Avec 83% d'Exclus... nous Refusons la Recherche Fondamentale pour n'Exploiter que... le Profit !
 
Nous sommes au Fil de l'Épée, un Excès non Contrôlé quelque part et TOUT Explose Exponentiellement en un Mondialisme Bagdadisé... Nul n'Y Survivra, Cha'ah ! 
Volontairement, un Acquis Existant : une Nation, et/ou une Religion, et/ou une Philosophie, Peut Abolir 1°-le DLVM, 2°-la Violence, et 3°... le Faire Savoir à TOUS !
Les Règles du Jeux sont alors Changés, La Vérité est alors à la Disposition de Tous serait-il le Pire Magouilleur, Dégoulinant de Trahison, de Fric... et de Sang ! 
Les Temps Nouveaux seront Atteints, certes il Pourra Tuer et Piller qui il Voudra, mais sous la Lumière Éclatante devant les Charognards, les Hommes et... DIEU !
 
Le Vin est tiré, il faut le Boire le Profit et la Violence ne menant qu'à l'Apocalypse, Nous Choisissons la Participation et l'Entraide !
Le Piège à Cons d'Égalitarisme Populiste Donnant Pouvoir d'une Voix au Savant Travailleur et au Drogué Grabataire, pour un Projet Titanesque... n'est que Folie !
Chacun a sa Voix dans sa Spécialité Confirmé par CIE carte d'Identité électronique, mais certainement pas Là Où il n'y connaît Rien, Vous feriez vous Opérer par un Fou ?
Le DLVM double langage vérité mensonge étant Aboli nous n'avons plus à perdre les ¾ de notre VIET en Chimères, et Nous nous Positionnons au mieux de notre Destiné !
 
Tout Effort accompli à l'Intérieur de notre groupe du Grabataire au Décideur est Créateur, Nous avons donc l'Avantage sur Tous sauf sur les Prédateurs à l'Affût !
Il Suffit donc d'agir en Conséquence : Face au Danger ou en Situation normale, Protégée... pour nos Différents Occupation : Formation, Travail, Exploitation...etc !
Nous nous Extirpons du Modèle Privilégié-Esclaves actuel et nous Étudions l'Inventaire de nos Besoins et moyens encours et à venir avec l'avantage du Respect !
C'est à Dire que Chacun fait pour le Mieux du Groupe y compris Lui-même, au minimal de Dégâts des Autres... ce qu'il peut Expliciter au Repos... à la demande !
Pour être Efficient notre Groupe Humain devra se Politiser au plus Haut Niveau de la Nation et de l'Humanité... comme les Profiteurs-Prédateurs-Bidons Actuels !
 
La plupart des Trucs Abandonnés à la grâce de DIEU, seront alors Inventoriés, Étudiés en Attentes de Besoins à Choisir, Planifier, Budgétiser, Engager et Créer !
Un Commissariat Général au Plan, sous les Ordres du Président de la République, Conciliera les Opportunités, nos Possibilités et Urgences des différents Projets !
Notamment nos Besoins en " Connaissance Fondamentale" et les "Dons d'Habilités" de Tous Ceux qui en ont la Capacité et qui ne sont pas Dangereux Malades !
Le Président de la République Veillera que l'Évolution de la Société n'ouvre pas de nouvelles Niches de Profits Privilégiés, à l'Encontre des Valeurs Humaines !
 
énergie,travail électron volt 1,602.10-19J eV   induction magnétique
(MT-2I-1)
gauss
tesla
10-4 T
1 T
Gs,G
T
quantité de chaleur

 ( ML2T-2 )

erg      joule       calorie wattheure thermie 10-7 J                  1 J                 4,184 J          3600 J   4,184.106 J J        J         cal    Wh        th   flux d'induction
magnétique(ML2T-2I-1)
maxwell
weber
10-8 Wb
1 Wb
Mx
Wb
puissance ( ML2T-3 ) barye                            pascal                            torr                              pièze                   cm-mercure               kg-force/cm2           ... bar                               atmosphère 10-1Pa                                                         1 Pa                                         133,332Pa                                       l03Pa                                                           1 333,32 Pa                                         9,8.104 Pa                                                        l05 Pa                                                       101 325 Pa Pa

pz cm.Hg 

kgf/cm2

  moment magnétique ( ML3T-2I-1 ) debye 3,355.10-30 Cm D
pression ( ML-1T-2 ) poise
poiseuille
0,1 Pl
1 Pl
Po
P1
  intensité lumineuse        ( Ie ) candela l cd cd
viscosité dynamique
( ML-1T-1 )
stokes 10-4 m2s-1 Sk   luminance (L-2Ie) nit
stilb
1 nit
104nit
nit
sb
viscosité cinématique ( L2T-1 ) stokes 10-4 m2s-1 Sk   éclairement (L-2Ie)
lux
phot
1 lx
l04 lx
lx
ph
intensité électrique ( I )  ampère 1 A A   flux lumineux (Ie) lumen 0,00147W (à 5.550Å) Im
quantité d'électricité franklin 3,33564.10-10 C Fr   vergence(L-1) dioptrie 1m-' d
charge électrique ( IT ) coulomb             faraday 1 C        96.494 C C   radioactivité (activité)
becquerel
curie
1 Bq
3,7.l010Bq  Bq=désintégrations/s
Bq
Ci
potentiel ( ML2T-3I-1 ) volt 1 V V   radioactivité (dose) röntgen
rad                gray
2,58.10-4 C/kg             10-2Gy                              1 Gy R  rad Gy
résistance (ML2T-3I-2) ohm 1 W W   information bit unité élémentaire de
quantité information
 
capacité ( M-1L-2T4I2 ) cm.  farad 1.112.10-2 F
1 F
F   débit d'information baud 1 bit par seconde  
conductance ( M-1L-2T3I2 ) siemens 1 S S   atténuation bel              neper   B                                 Np
inductance ( M2L-2I-2 ) cm.

henry

10-9 H
1 H
cm
H
  angle plan arc
seconde minute     grade       degré        radian 4,845.10-6rad                    2,9.10-4rad          0,0157079 rad    0,0174533 rad                1 rad "               '                                   gr, G ,       
°                                 rad
intensité                                          champ magnétique ( L-1 ) gamma œrsted l0-5 Oe
g
Œ
  angle solide
stéradian
spat
1 sr
4psr
sr
SP
 
Une Nouvelle Ère de Plénitude va s'ouvrir où l'Orgasme Charnel sera Maîtrisé par l'Amour de la Perfection Transcendantale et non par Violence de la Curée à Mort !
La Recherche Fondamentale Dégagera des Énergies et Concepts, limitant la Fission à un Feu de Paille, et la Chirurgie Cardiaque à l'Habileté d'un Arracheur de Dents !
Mais votre Attention devra se Centupler, car un Scalpel Gravitationnel ne sera plus une Lame de Rasoir coupant un Ruban... mais créateur de Vide où le Plein fait Mal !
Mais alors, si Nous Pouvons Terraformer la Lune, qui Empêchera un Savant-Fou d'Annihiler notre Soleil !
Après de.Gaulle et sa Participation Honnie des Profiteurs : la Recherche Passe sous le Seuil dEfficacité !
La Recherche est Vaine les Profiteurs Pillent les Travailleurs et Tuent les Inutiles !
 
Il est temps de se Remettre dans le Flux Général de Connaissances par les Applications de l'Acquis et l'Organisation de la Recherche !
Á Force de Profit nous perdons la Substance même du Savoir pour des Déformations de la Réalité mal négociées en Argent Comptant :
Pour Détourner nos Profits par Exclusion des "Sachants" trop Chers et Rétifs, Nous mettons en Danger nos Équipes dans l'Incompris !
Vit-fait,Bien-Tait, j't-embrouille, tu passes à la Caisse et Moi à la Banque... et çà... toute ma Vie... après j-m'en Fout... je serais Mort... !
Constante Symbole
usuel
Valeur Unité Incertitude
relative (ppm)

vitesse de la lumière dans le vide

c

299.792.458

ms-1

par.définition

perméabilité du vide

m o

4p10-7 =12,566.370.614...

10-7 NA-2

(calculé)

permittivité du vide

eo

1/mo c2          =8,854 187 817...

lO-12 Fm-1

(calculé)

constante de gravitation

G

6,672 59 (85)

10-11 m3kg-1s-2

128

constante de Planck

h

6,626 075 5 (40)